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 Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.

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Don Bartolomeo Malik

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Ven 24 Mai - 12:10


Alors alors, la salle du trésor, par où c'était, déja? Toute cette petite aventure l'avait fortement perturbé dans l'univers restreint qu'était son esprit. Le "capitaine crochet" s'était déja avancé de quelque pas avant de se rendre compte qu'en fait, dès le départ, il n'avait jamais su où se trouvait la salle du trésor, et que c'était bien ça ce qu'il fesait: la chercher.
Qu'est ce que c'était compliqué. Mais bon, au moin, maintenant, son piètre cerveau s'était à nouveau focaliser sur son objectif: LE TRESOR.
Ou pas.

En effet, pour votre malheur à tous, vous, pauvres lecteurs qui pensaient le calvaire fini, Malik fut une nouvelle fois troublé dans son ordre mental lorsqu'une voix féminine parvint à ses oreilles.
Le visage de Malik sembla légèrement bugguer, mais il n'eut même pas besoin de se retourner pour admirer la source de ce bruit. La jeune femme en question venait de le contourner et de se mettre devant lui.

Cette dernière lui sembla piailler encore, encore et encore. Et encore. Elle ne semblait jamais s'arrêter, alors que Malik continuait de la regarder avec le même air impassible que... Que depuis des années, en fait.
Insultes, reproches, ou peut-être délire désespéré, c'est tout ce que Malik arrivait à en tirrer de ce que lui disait cette fille. Mais son attention ne se focalisait pas sur ses paroles, mais plutot ... Où est ce qu'il l'avait déja vue, cette fille ??

Bref, je vous passerai les états d'âme de Malik et de ses recherches au fond de sa mémoire pour ne pas devenir barbant, mais dites vous bien que ce n'était pas facile encore une fois. Ce n'est que lorsqu'elle eu enfin fini que Malik se souvenut enfin que c'était la fille qu'il venait de balancer par terre. Et que c'était la fille qu'il...
Soudain, sans crier gare, Malik enfonca violement son genoux dans le ventre de Sarel !!


- Aaaah.... Désolé. Fini-t-il enfin par lui répondre. Je t'avais oubliée, c'est vrai.

... Et que c'était la fille dont il devait casser la figure il y a à peine trentre secondes. Malik la regarda quelques secondes, l'analysa. Elle n'avait pas l'air franchement forte pour une Hearts. En tout cas, un coup pareil, il aurait pensé qu'un membre de cette famille de monstres l'aurait paré facilement.
Malik se penche alors pour se retrouver à quelque centimètres du visage de la dame. [/i]

- C'est bon? Tu es assomée maintenant ? Je peux y aller? Demanda le meurtrier alors qu'il voyait pourtant clairement que ce n'était pas le cas.


C'est alors que son cerveau comprit à retardement tout ce qu'elle lui avait dit, et une phrase parmis toutes les autres attira son attention:
" TU FAIS FOIRER TOUT MES PLANS, TU SORS DE NULLE PART, TU ACHEVES LE SOLDAT QUE JE POUVAIS NEUTRALISER SEULE" ...


- Vous tappez vos propres soldat... ? En fait, vous êtes tous névrosé ici, c'est ça?

Malik se redressa alors brusquement en tournant la tête. Son ouïe qu'il avait affinée au fil de ses sanglantes années lui indiquait qu'un nombre de bruit de pas conséquent filait en leur direction.
Malik soupira longuement, très longuement, anormalement longuement en fait, jusqu'à se retourner vers sa victime.


- Pire qu'une guenon hurleuse. Je ne sais pas qu'elle étaient tes "plans" mais...

Cinq gardes déboulèrent alors du coin d'un couloir en hurlant "HALTE!" tous en choeur, comme si ils avaient répété pendant des jours pour y arriver, et leurs fonçèrent dessus comme des fous furieux. Malik passa derrière Sarel, indifférent.

- Comme ca a l'air d'être votre trip ici, et que de toute façon tu pouvais "le neutraliser seul", ... Et il shoota carrément dans le dos de Sarel avec sa jambe de bois pour la pousser vers le groupe de soldat en colère. Je suppose que tu accepteras de me dédommager pour ta petite tirrade fastidieuse en t'occupant de ses messieurs hein? Allez, ciao !

Malik esquisa alors à ce qui s'apparentait à un sourire malicieux et quitta le couloir sans même se presser. Sa petite diversion en marche, il n'avait plus à s'occuper ni d'une Regard de Braise ni des gardes. Le voilà donc finalement tranquille pour cinq bonnes minutes environs, comme il l'escomptait.
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Sarel

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Sam 25 Mai - 0:36

Je vais le tuer, me dis-je en enfonçant de toute ma petite force l'épée du troisième soldat dans le cou du deuxième qui s'effondre.
Je vais le retrouver et le tuer. J'aimerais trouver un moyen de lui faire mal au point qu'il en chiale sauf... Qu'il n'a pas mal.

RAAAAAAAAAAAH j'en ai marre !!!!
Je saisis une tête au hasard autour de moi, retire le casque et je la pousse de toute mes forces contre la pierre du mur. Il geint, crache une dent et se laisse tomber.

Il en reste trois. Ils hésitent. J'ai pas de temps à perdre avec eux, l'enfoiré s'est barré avant moi, je sais même pas où, et moi je suis coincée ici avec le risque que d'autres se ramène encore !!!

Mais qu'est ce qu'il foutait à se battre contre ses propre gardes ? Il me traite de névrosé, pire, il me traite de Hearts !!! Mais c'est lui qui allait jusqu'à épouser la cheftaine, pour ensuite massacrer ce qui sert de garde, et c'est MOI la névrosée ?
Qu'est-ce qu'il a à se retourner contre son camp ?

A moins que..
Au fond, son attitude me semble bizarre, je me dis en m'accroupissant pour éviter un coup d'épée, je plante ma lame dans l'interstice qu'offre l'armure à la hauteur de la cheville et me relève en balançant mon poing dans le menton du garde qui venant de se plier sous la douleur. Il agit bizarrement car selon moi, il agit contre son propre camp, alors qu'il venait d'y être intégré. Je saisis l'épée de l’assommé et pare un coup d'un garde. L'autre me fonce dessus alors que j'ai les bras bloqués. Quand je prends du recul, au fond, j'ai agit de la même manière selon lui ! Une Hearts qui tue ses propres gardes, à ce qu'il a dit. Une fille qui s'est infiltrée pour ensuite se retourner. Le garde s'écroule, l'épée du dernier soldat enfoncée dans le ventre, celui-ci estomaqué d'avoir planté cette épée chez son allié et se savant condamné. Et bien, voilà, ça semble clair ! Aucun de nous deux ne comprend l'attitude de l'autre car il s'agit de quelqu'un qui vient de se faire accepter et qui retourne sa veste ; je dois en conclure que ce type avait un but pas si éloigné du mien ? Qu'il s'est infiltré ? Qu'il ne voulait pas seulement épouser Alisone et se faire accepter chez les Hearts mais qu'il s'agissait d'un plan construit et programmé ?

Oh non, la salle du trésor !! me dis-je en achevant de trancher les artères des gorges des cinq gardes qui gisent à mes pieds.


Dernière édition par Sarel le Mar 4 Juin - 7:54, édité 1 fois
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Alisone
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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Sam 1 Juin - 0:53

Alisone n'en pouvait plus de cette vie.
Recroquevillé dans un coin de son lit, elle était bien planquée dans sa seconde chambre où elle partait se refugier lorsque la première finissait en cendres. Son corps, parcouru de tremblements du à la douleur mais aussi et surtout à la tristesse, était recouvert d'ématomes et de brulures. Elle avait mal. Très, très mal. Surtout dans la position dans laquelle elle était.
Mais... La douleur, elle la connaissait par choeur. Elle n'en avait plus rien à faire tant elle l'avait cotoyé. Car lorsqu'on a un pouvoir tel que le sien, la souffrance, c'est quelque chose que l'on subissait jours après jour, heures après heures. C'était quotidien.

Alisone avait du subir des soins d'urgences suite à l'incident du mariage, on l'avait immédiatement transportée dans une infirmerie annexe à l'écart des autres blessés pour pouvoir se focaliser sur elle et uniquement elle. Heureusement, et peut-être par miracle, ses points vitaux n'avaient pas été atteind et ses blessures n'étaient en grosse partie que superficiels. Pourtant, le coup qu'elle avait reçu était d'une violence inouïe, et l'explosion qu'elle avait engendré encore plus. C'était hallucinant.
D'ailleurs, les brulures duent à cette fameuse explosion justement s'étaient guéries naturellement dans les heures qui suivirent. Le corps d'Alisone avait donc belle et bien fini par devellopper une "protection" contre son propre pouvoir.

Lorsque la Cheftaine s'était réveillée, la nuit tombée, les médecins étaient encore occupés à lui prodiguer moultes soins. Leur réaction fut vive et immédiate au moment même où elle ouvrit les yeux: il fallait lui donner un calmant avant que... !
Mais c'était déja trop tard. Alisone se redressa d'un bond en réprimant un cri de douleur et tenta de se lever sur le champ. Bien sur, on esseya de l'en empêcher, mais les hurlements que poussa Alisone réussit à dissuader tout le monde de la contrarier.
C'est ainsi que l'anarienne s'était trainnée comme elle pouvait à travers les couloirs, alors qu'elle n'était encore qu'en sous-vêtements. Et cela, malgré tout ce qu'avaient pu dire ses medecins. Personne n'avait osé lui adresser la parole durant tout le trajet, sachant très bien ce qu'ils risquaient si c'était le cas.

Lorsqu'elle était enfin arrivée devant sa chambre, frustrée, ennervée, triste, perdue, la pauvre Alisone se retrouva face à un nouveau problème. Denudée comme elle l'était, impossible d'ouvrir la porte sans que celle-ci ne finisse en poussière. Et étant donné l'énorme besoin d'être seule et en sécurité qu'elle avait, elle ne désirait absolument pas que cele arrive.
Extenuée, elle du alors se résigner à demander de l'aide à une servante qui sursauta en entendant son nom, et surtout en voyant l'état de sa maitresse. Alisone, qui se retenait déja depuis plusieurs minutes de fondre en larmes en se mordant la lèvre, lui demanda alors simplement d'ouvrir la porte car elle ne pouvait pas le faire elle même. Elle s'était rarement sentie aussi pitoyable de toute sa vie, et lorsqu'elle pu enfin rentrer dans son lieu d'asile, elle alla directement se refugier dans son lit.

Elle resta un petit moment comme ça, immobile, cachés sous ses couvertures faites du même tissus que ses vêtements à vrai dire. Elle tentait de se calmer mais n'y arrivait pas. Elle ne comprenait rien à tout ce qui s'était passé, des tas de pensées se bousculaient dans sa tête sans qu'elle puisse y trouver une quelconque logique et elle ne savait plus comment faire pour reprendre son calme.
Soudain, elle trouva la solution ! Pas forçément la meilleure mais ca l'aiderait quand même: elle devait fumer.
Stressée, tremblante comme une feuille, elle poussa ses couvertures sur le coté d'un bras et, d'un geste brusque, attrapa la poignée du tirroir de sa table de chevet. Elle n'avait pas réfléchit...

La poignée explosa bien sur au creux de ses doigts et Alisone retira vivement sa main. Elle regarda alors désespérement le tirroir qu'elle était donc incapable d'ouvrir maintenant.
Les yeux empli de chagrin de la jeune fille transformèrent alors peu à peu son visage en un visage de colère et d'amertume. C'en était trop.

Coup après coup, cri après cri, Alisone avait martelé la pauvre table de nuit de son bras valide.
Elle se sentait handicapée, exclue de la civilisation, exclue du monde qui l'entourait. Elle avait le sentiment d'être emprisonné dans son propre corps devenu une forteresse infranchissable et dont on ne sort pas non plus.
Jamais, JAMAIS elle n'aurait une vie normale. Mais pourquoi avait-elle hérité d'un tel pouvoir ?!! Incapable de toucher quoi que ce soit, elle ne pouvait absolument rien faire dans la vie courrante sans que cela devienne dangereux pour elle et tout ce qui l'entourait. Elle avait l'impression de ne pouvoir toucher qu'avec les yeux sous peine de destruction, de ne pas avoir le droit d'être comme tout le monde. En fait, elle semblait n'avoir qu'un seul droit: souffrir et rien d'autre. Le reste de sa vie était reglé sur mesure, elle devait obéir et puis c'est tout, de toute façon elle ne servait qu'à ça vu qu'elle ne pouvait rien faire d'autre à cause de ce foutu pouvoir.
Sa vie n'avait aucun sens. Pour elle, du moin, car les autres profitaient bien de son existence.

La table de nuit n'existait plus. Seuls quelques flammes témoignaient encore de son ancienne localisation.
Essouflée, grimacant sous la douleur que tous ses os lui fesaient subir, Alisone plongea alors sa main vers le paquet de cigarette dont il ne restait presque plus rien non plus de toute façon. Elle l'avait aggripé et l'avait ramené vers elle. Bien sur, il explosa en chemin.

La demoiselle regardait son défunt paquet de ses yeux larmoyant, la seule chose capable de la calmer. Cette derniere chance venait de finir en cendre, comme tout ce qui passait entre ses mains d'ailleurs.
Incapable de se retenir d'avantage, Alisone ne pu empêcher le flot de larmes s'écouler sur son visage. Elle jetta sa tête dans son coussin et éclata en sanglot avant de se recroquevillé, et donc se retrouver dans la position dans laquelle nous l'avons retrouvé au départ.

C'était la premiere fois qu'Alisone pleurait, et cela depuis trois ans. La premiere fois qu'elle craquait.

Et elle aurait surement pu continuer pendant des heures sans être calmé si quelqu'un ne venait pas de toquer à sa porte.
Qui était assez fou que pour oser se pointer chez elle dans un moment pareil ?
Alisone ne bougea pas pour autant.


- Qui c'est ?

La porte grinça. Cette individu avait donc le culot d'entrer sans autorisation, qui plus est ?!!!

- C'est moi. Fit la voix masculine de Roxas.

_________________


Un grand, très grand merci à Loghein
pour ce superbe dessin !

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Don Bartolomeo Malik

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Dim 2 Juin - 11:18


Les 5 minutes de tranquilités étaient écoulées.
Entouré d'une dizaines de types armés jusqu'aux dents, le grand Don Bartolomeo Malik ne perdait pas son sourire sans once d'émotion. Les dévisageant un par un, analysant à grande vitesse la moindre de leurs armes et la manière dont ils se positionnaient, le Quarquois usait de la seule parcelle de son cerveau qui était surdévellopé comparé aux autres qui restaient atrophiés: celle destinée à la stratégie au combat.
Pas la stratégie militaire, mais celle du pur combat au corps à corps, de la sauvagerie brute. Les yeux de Malik filaient à droite, à gauche, en haut, en bas, partout. En moin de 10 secondes, il avait déja trouvé comment neutraliser toutes ces pauvres brebis tremblantes.
La plus tremblante d'entre elles, justement, osa une phrase:


- Vous... Vous êtes le prétendant de mademoiselle Alisone Hearts ? Que faites vous ici en pleine nuit ?! Dit-il alors que sa lance tremblotait dans sa direction.
- Vous devriez faire attention. Rajouta un autre, pas du tout mefiant, n'étant même pas en position d'attaque. On nous a rapporté une intrusion dans le palais. Ca pourrait être danger...
- Abruti ! Cracha son supérieur hiérarchique en lui tappant la nuque de sa grosse main. Ses vêtements recouverts de sang ne te mettent pas la puce à l'oreille ?!
- Il ... Il s'est déja fait agressé ?!!
- Mais non, il ...

- Toooouuuut .... Souffla lentement Malik en se retournant à la même vitesse vers le chef de patrouille, pendant que tous les gardes levèrent leurs armes vers lui brusquement. Juste. C'est une bonne réponse.

- Euh... Laquelle ?

- Quoi "Laquelle" ?

- Ben, laquelle des réponses?

- ... Hein ?

- ... Je veux dire, laquelle desGUREEUK

Quel doux bruit que celui d'une gorge perforée.
C'était sans conteste le son préferé du gitan ! Suivi bien sur du cri de desespoir que pouvait sortir un homme dont les bijoux de familles étaient broyés. Mais ce n'était pas le moment d'apprecier la musique que pouvait produire un être humain qui souffre.
Les gardes n'étaient pas tous nés de la derniere pluie; on ne fesait pas partie de la garde royale du chateau pour rien.
Il y en avait déja trois qui tentaient de planter leur lance dans le ventre du Quarquois. Celui-ci s'abaissa promptement et fit un croche pied à l'un de ses agresseurs, l'obligeant à tomber. Maintenant qu'il avait créé une brèche dans cette encerclement dont il était victime, Malik passa aussi de l'homme à terre, se retourna, attrapa deux autres enemis par leur col à l'aide de ses crochets et les ecrasa eux aussi au sol.
En à peine un instant, trois gardes étaient déja sonnés au sol.
Parmis ceux encore debout, certains restaient bouche ouvertes, d'autre serraient les dents en se rendant compte que ca n'allait pas être fastoche.


- Booon... Dit Malik en attrapant une fiole à sa ceinture (portant une petite encoche pour son crochet) dont il arracha le bouchon de ses dents, avant de le cracher au sol. On fait ça vite ou on prend notre temps?

Deux gardes se lançèrent alors droit sur leur cible en hurlant, pendant que la cible en question deversait le liquide du récipient sur ce qui lui servait de main gauche.
Malik esquiva un coup de sabre de l'un, poussa la lance de l'autre d'un coup de coude, trancha l'épaule du premier pour ensuite enfoncer son genoux dans le ventre du second. Il acheva cette petite danse sanguinaire en enfoncant son crochet dans le dos de celui qui était encore courbé suite à son dernier coup.
Les deux gardes se mirent à tituber en se tenant leur blessure. Les pauvre petits se mirent à gesticuler et à pleurnicher sur leur sort car tout deux savaient qu'il était déja scellé: ce liquide sur son crochet, c'était du poison. Et une fois qu'il avait pénetré votre corps, c'était fini. Eh oui, on empêche jamais les globules rouges de faire leur boulot et de distribuer partout ces petites gouttes toxiques !


- Ouh, ca fait peur, hein ? Continua Malik en donnant un violent coup de jambe de bois dans la nuque de l'un des premiers gardes qui se relevait, la lui croquant au passage. Allez, vous êtes encore neuf contre moi. Enfin, sept si on compte à moitié les deux intoxiqués. Mais sept contre un, c'est jouable n...

Malik fut stoppé dans sa phrase alors qu'il sentit une grosse secousse au niveau de son ventre. Il leva un sourcil, baissa les yeux et pu admirer le magnifique couteau enfoncé dans son ventre. Il n'avait pas fait attention au second bonhomme qui s'était réveillé à ses pieds. Il plissa les yeux, comme si son cerveau bugguait (pour pas changer).

- Ah... Un imprévu.

- C... C'est tout ce que ca lui fait ?

- Oui, c'est tout ce que ca lui fait. Et il lui défonça la machoire d'un coup de pied, le renvoyant au tapis.

La suite du combat ne fut pas glorieuse pour la garde royale, qui stupéfaite de voir que de se prendre un couteau dans le bide ne fesait rien à leur adversaire, semblait déroutée. La peur du poison se fesait ressentir aussi.
Les deux bonhommes empoisonnés se mirent à délirer et à attaquer dans le vide, jusqu'à commencer à s'entretuer en se croyant enemis l'un l'autre. Pendant ce temps, les autres tentèrent un nouvel assaut sur l'être étrange qu'était Malik.
Celui-ci n'avait aucun mal à les repousser, à parer chaque attaques, à contrer chaque botte. Il dominait aisément le combat, même si il se prenait quelques coups par-ci par-là... Qu'il ne remarqua même pas, à vrai dire.
Le son du fracas des lames se répèterent, encore et encore, parfois parsemés de cris de douleurs, ou de démence lorsque certains succombaient au poison mortel.
Ne restait alors plus qu'un garde, le chef à vrai dire. C'était celui qui tenait le mieu.


- R.... Rah... Mais comment fais-tu ? Comment tu fais pour lire dans notre jeu comme ça ?!!

- Euh ... T'es stupide, en fait ?

- Hein ?

- Vos bottes secrète, là. Tous vos enchainnements, vos techniques. Je les connais par choeur.

- Mais comment as-tu pu ....?

- Mais pour la même raison que c'est moi le marié et pas toi, voyons voyons. Dit doucement Malik qui s'était accroupi à son niveau et qui avait logé son crochet contre sa gorge. C'est MOI le meilleur soldat du village ! Vos coups pathétiques, je les enseignais tout les jours à des lavettes comme toi.

- ... z.... Zut....

- Enfin bon, t'aurais eu le mérite d'esseyer !

Et a peine avait-il fini d'hausser les épaules suite à sa phrase qu'il lui avait oter la vie. C'était fini.
Le calme enfin revenu...


- Uuueuurk... gné maaal.... BLEURGKH

Le calme enfin revenu, donc, Malik se releva pour admirer la boucherie qu'il avait orchestré. La salle avait bien été repeinte, c'était plus joli comme ça!
La machine a tuer qu'il était fronca alors les sourcils lorsqu'il se rendut compte qu'une enorme porte de métal rouge tronait juste en face de lui. Une grosse serrure semblait être le seul moyen de l'ouvrir.
Cette abruti ne s'en était même pas rendu compte, mais en fait, il avait fini par trouver la salle du trésor sans même faire exprès. Tous ces gardes étaient là pour le proteger, et ca non plus, il ne s'en était pas rendu compte.
Satisfait de lui-même (sans aucune raison), le gitan s'avanca vers la porte avec un beau sourire sans se soucier du couteau resté planté dans son ventre.

Crocheter cette serrure allait être un jeu d'enfant. Surtout armé d'un crochet.
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Sarel

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Mar 4 Juin - 7:46

-"Je te déconseille de bouger. Tu n'es pas bête au point d'ignorer que là, tu pourrais mourir en une seconde."

Parfois je me demande s'il est un génie ou un crétin fini.
C'est une machine à tuer, dotée d'une analyse parfaite du combat et ses réflexes d'attaque sont effarants.
Cependant sa distraction instantanée et sa stupidité l'empêche d'être l'arme parfaite...
C'est bien beau de se faire une dizaine de soldats et de pavaner en annonçant qu'il était même prof à l'armée, s'il ne s'est même pas rendu compte que la porte de la trésorerie était déjà crochetée, ouverte, le bout métallique laissé au sol.
Voire pire, il n'a même pas vu qu'un pot de plante se déplaçait doucement mais sûrement derrière les gardes tombants, le précédant ainsi devant les portes de la salle du trésor.

De toute manière, avec de telles lacunes, il n'est pas étonnant qu'il se retrouve avec ma lame coincée sur sa gorge.
Quelque chose me dit qu'il a maintenant suffisamment de lucidité pour m'écouter, enfin !

- "Je vais faire vite et concis, pour que tu suives tout, d'accord ?
J'te laisserais peut-être aller si tu réponds clairement et sans mensonge, sinon j'enfonce correctement ma lame, même si tu n'auras pas mal tu vas crever vite car il te manque beaucoup de sang déjà et ça, tu le sais j'en suis sûre."

J'entaille déjà sa peau, pour me rapprocher ses veines et les trancher au moindre mouvement de contestation.

-"Qui es-tu réellement ? Qu'est-ce que tu fais ici et maintenant après avoir foiré ton mariage ?
Devais-tu vraiment te marier et devenir un Hearts ou t'avais autre chose en tête ?
T'es seul ou tu travailles pour quelqu'un, qui ?
Qu'est-ce que tu comptes faire après avoir choppé tout ce fric ?"
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Don Bartolomeo Malik

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Mar 4 Juin - 11:00


Aaaah... Encore un imprévu...
Les yeux de Malik semblèrent tiquer quelques secondes alors qu'on venait encore une fois de le stopper dans son action. Décidement, ca arrivait souvent aujourd'hui. Et pour un homme comme lui qui devait pousser son attention à bloc pour finir ce qu'il entreprenait, ca commençait à faire beaucoups.

Son esprit se mit donc à se re-synchroniser avec la situation afin qu'elle devienne claire pour lui et qu'il ne fasse pas de bêtise. Heureusement pour lui, l'instinc de survie l'en empêchait et quelque chose lui disait qu'il ne valait mieux pas bouger.
Ses tympans portèrent enfin attention à ce qu'on lui racontait: "...ver vite car il te manque beaucoups de sang déja et...".
Quelqu'un était en train de le menacer. Il sentait une pression sur son coup. Ah ... Ca voulait dire qu'il était mal? D'habitude, les menaces, ca ne l'impressionait pas plus qu'un chihuahua surexcité en train d'aboyer pour se defendre. Mais là, il comprenait bien que sa propre gorge allait pouvoir faire ce son si mélodieux qu'il aimait si il bougeait. Rare étaient les fois où quelqu'un l'avait mit dans une situation pareil, a moin que ce n'était la première fois? Malik s'en fichait en fait, si c'était déja arrivé c'est qu'il l'avait oublié, comme il oubliera ce moment-ci dans une heure si il survivait.

Non, la véritable question qui le taraudait était la suivante: " Qui c'est ? "
Il avait zigouillé tout le monde. Ca, il en était certain. Personne n'avait pu réchapper à son assaut, ou en tout cas, personne n'aurait pu être en état de se relever. Alors qui? Un autre soldat? Il l'aurait entendu arrivé. Et puis, c'était plutot une soldate, vu que c'était une voix féminine qui parvenait à ses oreilles.
Euh ... Mais est ce que ca se dit, le mot "Soldate" ? Non, surement pas. Mais alors, comment on apelle une fille soldat ?

Malik se força alors tant bien que mal à arrêter de penser à cette question idiote pour se re-pencher sur la situation. La dame en question avait fini de parler, et attendait une réponse. Enfin, plusieurs. Le probleme, c'est que Malik avait déja oublié les deux premieres questions. A moin que ce ne soit les deux dernieres? ...
Cette fille avait dit qu'elle allait être brève et concis, mais elle ne s'imaginait pas à quel point il fallait l'être avec lui!
Quoi qu'il en soit, le gitan allait devoir se mettre à table si il voulait qu'on le lache. En plus, son nez le grattait.


- Euuuh ... Ben là je pense bien être tout seul oui, enfin sauf si on considere que tu es avec moi, donc je pense qu'on est deux. Oui, on est bien deux, vu que les autres sont tous mort. Oui, c'est logique. Oui. Finit-il par dire, avant de marquer une pause pour reflechir a la prochaine question. Ce que je compte faire avec l'argent ? Ah, mais non, il y a erreur sur la marchandise. Enfin non, pas sur la marchandise, parce que c'est bien de l'argent qu'il y a dans ce coffre, mais je voulais dire que tu te trompes. Cette argent, ce n'est pas pour moi, mais pour mon papa. Enfin je crois. Mais bon, pour tout te dire, je n'en sais rien! Moi je fais ce qu'on me demande et puis je rentre à la villa Quarquois de la Sainte Coquilette van Jantelou Bellachichix. C'est ma maison de Wlwar, en fait. Elle est jolie. Plus qu'avant en tout cas. Mais je n'y habitais plus, vu que j'étais obligé de rester à Anar pour le plan. Mais c'est logique après tout, on entre pas dans la garde d'Anar si on habite pas à Anar, non ?

Malik fit une pause, encore une fois. Au plus le souvenir des questions s'éloignait, au plus elles se déformaient dans sa tête. Le pire, c'est que ce qu'il disait n'était pas si incompréhensible et illogique que ça. Ses réponses avaient du sens, même si elles ne répondaient pas aux bonnes questions. Il avouait peu à peu.

- Je ne travailles pas, non. Travailler, ca veut dire être payé si je me souviens bien, et je ne le suis pas, donc, je ne pense pas travailler. Et puis, travailler est souvent une corvée, or, j'aime beaucoups trucider des personnes. J'aime particulierement le son d'une gorge qui... Il sentit alors la pression sur son cou se renforcer, et étrangement Malik se rendut compte tout seul que ce n'était pas la réponse escompé. Euh, en tout cas, mon père ne m'a jamais dis que je serai payé après lui avoir ramené l'argent, donc je ne pense pas que ce soit un travail pour lui. Mais bon, comme il était pas content que je fasse foirer son plan pour le mariage, et ça même si je n'ai toujours point compris pourquoi c'était de ma faute, je me suis dit que je lui devais bien ça. Ca doit pas être facile de s'approprier Hens tout entier sans argent, donc, je suppose qu'il sera bien content que je lui ramene tout ça en dédomagement. Mais après tout, tu t'y attendais, toi, à ce que cette fille pique une crise rien qu'en entendant mon nom? Quarquois de la Sainte Coquilette van Jantelou Bellachichix, c'est quand même classe comme nom je trouve. J'ai pas compris pourquoi je pouvais pas le dire selon mon père. Enfin, après tout, je suis pas là pour compendre mais pour tuer. Et voler l'argent. Oui en fait, c'est ça, je devais voler l'argent puisque je n'ai pas pu me marier, mais le probleme, c'est que je ne peux pas le voler si tu continues à me tenir. Donc tu veux bien me lacher? Parce que sinon, tout ce que je t'ai dis ne servira à rien, étant donné que pour que mon père puisse faire renaitre la famille et chopper Hens il nous faut l'argent qui est là. Ah, oui, et je suis Malik Quarquois de la Sainte Coquilette van Jantelou Bellachichix. Tu me l'avais demandé, non? C'est mon vrai nom, même si, aparament, j'aurai du le cacher. Mais vu que je ne l'ai pas fait tout à l'heure, pas besoin de le faire maintenant, je crois. Enfin, dans le pire des cas, mon père s'ennervera encore une fois et je devrais encore aller chercher de l'or quelque part. C'est arrivé une fois, donc si je recommence, je devrai sans doute refaire la même chose. Mais j'aime voler et tuer, ce n'est pas un travail mais un passe-temps, donc ca ne me dérangera surement pas de le faire. Donc, je peux te dire mon nom! Enfin bref, tout ça n'arrivera que si tu ne me tues pas. Parce que sinon, ben.... Enfin, t'as compris je crois.

Y avait interêt !!!
En esperant que Sarel avait songé à noter tout ça, parce que si il devait repeter, on était pas sorti.
Malik n'avait en effet absolument rien compris aux questions, ou alors les avaient-ils mélangés, mais toujours est-il qu'il avait répondu à toutes sans s'en rendre compte. Il avait même divulgué des choses dont il n'était pas nécessaire qu'elle soit au courrant, à la base.
Ce gitan n'avait pas pour habitude de parler lors d'interrogatoires, mais lorsqu'il s'y mettait, mon dieu ce qu'on pouvait le regretter.


- ... Mais tu es plutot intelligente. Ou curieuse. Je ne sais pas qui tu es, mais je suppose que tu ne dois pas être une soldate... Enfin un soldat... Euh bref. Car ceux que j'ai croisés jusqu'ici n'ont pas songé un instant à me demander mes intentions. Aparament, les soldats sont aussi nervrosés que les Hearts ici, on attaque direct sans se soucier de...

Oula.
Attend. Stop.
Le cerveau de Malik avait une nouvelle fois buggué alors qu'un éclair de génie l'avait traversé. Qu'est ce qu'il y avait de plus intelligent qu'un soldat ici, dans ce palais? Surement pas lui, non. Les serviteurs, pas mieux ou presque. Il restait donc la seule chose dont son père lui avait dit de se méfier...


- ... Ah. Tu es une Hearts, c'est donc ça. Je me serai quand même fait avoir, au final. Dit-il d'un ton blasé en comprenant que son plan avait encore une faille. Il avait completement oublié cette famille de requins qu'était les Hearts, et ne s'en était donc absolument pas mefié.

Comme quoi, les papas ont toujours raison.
Il ne lui restait donc plus qu'une chose à faire.... L'assomer.
...
Sauf qu'il ne pouvait pas, vu qu'il ne pouvait pas bouger.
...

Raaah, qu'est ce qu'elle était compliquée, cette mission !!!!
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Sarel

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Mer 5 Juin - 3:05

-"... Ah. Tu es une Hearts, c'est donc ça. Je me serai quand même fait avoir, au final."

Malik, immobile, réfléchit (vraiment ?) encore quelques secondes puis s’arrêta et attendit, enfin.
J'avais plus ou moins compris de quoi il retournait, dans tout ce charabia. Il avait répondu à tout, en bazar, mais il avait été complet.

-"T'as raison, je suis une Hearts. Mais je suis contre la famille Hearts toute entière. Tu t'es pas fait avoir par tes ennemis. Sois content que c'est moi qui t'aie trouvé.
On est dans le même camp toi et moi, on veut chopper de l'argent et dégager d'ici en vitesse pour pas se faire exploser.
Mieux vaut faire équipe : tu pourrais pas sortir d'ici sans te faire remarquer et je pourrais dire que tu es avec moi. Mon nom nous protégera.
Sauf si on tombe sur un Hearts, là, faudra le tuer ou le neutraliser.
Après, on se départagera le butin correctement.
Tu as compris ? Répète-moi ce que tu as compris si tu veux que je te lâche".

Je maintenais aussi ses mains, euh, ses crochets, dans le dos, juste au cas où.
De toute façon, une fois sortis d'ici, je m'arrangerai pour qu'il ne sache plus les utiliser, ni rien d'autre même. Il est beaucoup trop dangereux, qu'il soit contre ou avec moi...
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Roxas

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Sam 8 Juin - 0:18

Huit heures plus tot.
Dans la grande infirmierie des Regards de Braises, tout le monde était à présent soigné comme il le fallait, et les medecins avaient quitté la salle pour laisser leurs patients se reposer. Sauf que se "reposer" était un mot qu'on connaissait peu chez les Hearts, et c'est pourquoi Victor prit immédiatement la parole lorsque le dernier medecin claqua la porte.


- Bien. Maintenant que nous sommes enfin entre nous, il va falloir que l'on se presse de parler des décisions à prendre au vu de la façon dont la situation a tourné.

- Hein? Papa, t'es braiment en train de dire que tu veux déza refairrrre une réunion de famille ? Bredouilla Arthur qui n'y voyait plus très clair.

- Quoi ? Deux réunion en deux jours ?? Vous rigolez ? Rala la femme de son fils.

- J'y crois pas, c'est celui qui est dans le plus mauvais état qui veut directement reprendre le boulot ... Continua le fils en question.

- SILENCE. Tonna la voix de Dia, celle qui fesait même vibrer sols et plafonds.

Gros calme, d'un coup.
Dans la famille, il y avait trois voix qui fesaient taire celles de toutes les autres: celle de la mémé Joséphine, que personne n'osait contredire, celle de Xavier, dont on ne doit même plus vous expliquer la raison, et enfin celle de Dia, dont on savait qu'elle était aussi puissante que ses poings.


- Merci, Dia. Fit simplement Victor qui avait autant sursauté que les autres, en fait. Etant donné qu'il avait toujours les yeu bandés, il s'hasarda a la question suivante: Bien. Avant de commencer, je suppose que Roxas est toujours dans la salle, n'est ce pas?

- Hein ? Lacha justement Roxas qui ne suivait absolument rien à la conversation, aparament. Euh, oui oui, je suis là.

- Je vais te demander de sortir, dans ce cas.

- Quoi? Mais pourquoi?

- Eh bien, car comme Arthur l'a si bien précisé, c'est une réunion de famille que je vais ouvrir. De famille.

- Mais je fais partie de la famille !!!

Nouveau silence, dans l'assemblée. Silence pesant, mais surtout, silence d'interrogation.
Roxas les regarde un par un, esseyant de déceler une réponse sur leur visage, mais ils étaient trop occupé à se regarder l'un l'autre comme si ils s'échangeaient la responsabilité de "lui dire". Le blond regarda alors sa mère droit dans les yeux, mais celle-ci détourna le regard. Elle semblait gênée.


- ... Ton père ne t'a donc rien dit ? Dit enfin Victor qui, blasé, avait fini par poser la question que la famille entière n'osait pas poser.

- Alors za z'est la beilleure !!! Eclate de rire Arthur qui, comme protegé par son père, osait maintenant parler.

- Quoi ?!! Qu'est ce qu'il devait me dire ?!

- Tu ne fais plus partie de la famille, Roxas.

La nouvelle s'était abbatue sur Roxas comme un marteau. Dia avait décidé de rompre le suspense et dire franchement la chose car il n'était pas du genre à chipoter. Lucie grimaça en voyant le visage de son fils se déformer sous l'incompréhension.

- Tu n'as plus le droit de porter ou de revendiquer notre nom sous peine de sanction. A partir de demain, tu n'auras plus l'autorisation de pénetrer dans le palais sauf exception. Tu n'es plus l'un des notres. Tu ne fais plus partie des Regards de Braises.

Victor avait completé l'information que Dia avait donné pour être sur que Roxas comprenne bien la chose. Il n'avait plus rien à faire ici, il n'était même plus le rébut de la famille. Il était un renié.
Ses yeux ronds et sa bouche ouverte témoignait de sa surprise. Il cligna plusieurs fois des yeux, comme pour tenter de se réveiller et d'avaler la nouvelle, mais son regard tourna rapidement à la colère.


- C'est une blague ?!! Pourquoi maintenant ? Qu'est ce que j'ai fais de plus que depuis ces trois dernieres années ?!!

- Nous n'avons plus aucune raison de te r...

- REPONDEZ-MOI !!! Avait hurlé Roxas alors qu'un coup de tonerre retentit de son propre corps, et qu'un violent torrent electrique accompagné d'une onde de choc avaient ravagé les machines médicales qui l'entourait.

Tout le monde était estomaqué. Personne ne l'avait senti venir... En effet, Roxas n'avait encore jamais fait preuve d'un pouvoir quelconque.
Le magicien se leva et boita comme il put vers sa mère, son regard plus empli de braise que jamais !


- Depuis quand tu le sais ?

- Je ...

- DEPUIS QUAND ???


Des éclairs se mirent à crépiter autour de lui tandis que ses cheveux se soulevaient sous l'energie statique. Sa mère se protegeait de ses bras et regardait son fils qu'elle reconnaissait à peine. Elle avait l'impression qu'il allait vraiment la frapper, d'ailleurs tout le monde croyait qu'il allait faire mais personne ne se bougeait pour autant. Sauf un.
Dia Hearts venait d'attraper l'épaule de Roxas et se prit une bonne décharge éléctrique à travers tout ses membres. Il ne le lacha pas pour autant, et n'esquisa même pas un rictus de douleur.


- Lache-moi, Dia !!

- Qu'est ce que tu vas faire ? Tu vas frapper ta propre mère?

- ... Non. Je veux juste des réponses. Lui répondit-il, alors que la foudre s'apaisait déja lentement en lui. Ce colosse avait le don de calmer les gens rien qu'en les transpercant de son regard.

- On obtient pas des réponses de cette manière là, abruti. Il le lacha en leva les yeux au ciel, avant d'aller se rasseoir comme si de rien était au même endroit que depuis deux bonnes heures.

Roxas le regarda encore quelques instant avant de se retourner vers sa mère. Encore sous le choc, elle avait les larmes aux yeux et cachait sa bouche de ses deux poings recroquevillés. Elle avait l'air completement perdue.

- Je ... Il me l'a avoué ce matin, avant le mariage de ta soeur. Je ne le savais pas avant, je te le promet...! C'est pour ça qu'il t'a demandé de venir. Ca n'avait rien à voir avec le mariage, il ...

- Il s'en fichait que je sois là ou pas.

- ...

Le renié de la famille regarda quelques instant le sol, tenta de regrouper toutes les informations qu'il avait en tête. Il s'était passé tellement de choses en un laps de temps si court, c'était trop pour lui.
Serrant les poing, il retenait ce flot d'energie qui l'envahissait et qui ne demandait qu'à exploser. Il l'avait déja fait une fois, et se souvenait de ce que ca lui avait couté. Cela ne se reproduirait pas.
Se retournant brusquement, il ramassa ses affaires par terre à coté de son lit et enfila ses lunettes avant de se diriger vers la sortie. Il claqua violement la porte sans un regard pour sa mère.


- ... Eh beh... On beut dire que ...

- LA FERME, ARTHUR. Hurla Joséphine qui avait réussi à tenir sa grande gueule jusqu'ici.

Dévalant comme il pouvait les couloirs en enfilant ses vêtements, s'était ainsi que Roxas avait fini dans la chambre secondaire d'Alisone et c'est ainsi que nous les avions laissé.

- Qu'est ce que tu viens de dire? M'aider ? Repeta Alisone, qui venait de pousser sa couverture sur le coté et tentait de se lever. TU VEUX M'AIDER? MAIS TU TE FOUS DE MA GUEULE !!!!

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Don Bartolomeo Malik

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Sam 10 Aoû - 3:09

Voilà maintenant qu'elle lui demandait ENCORE de réfléchir. Cette fille n'avait pas peur du risque, car vu comment le Malik était parti en vrille aux questions précédentes, peu de gens auraient osé lui en posé de nouvelles !
La machine à tuer prit alors le risque de se mettre à réfléchir une nouvelle fois.

Cette Hearts qui n'en était pas vraiment une (enfin si mais une traitresse aparament), lui proposait d'utiliser son nom (ah donc oui c'en était vraiment une, de Hearts!) pour sortir d'ici avec l'argent... Et se le partager?
Hm, et mince. ENCORE une donnée de changée dans le plan. Decidément, il était peut-être temps de le retravailler compeltement, ce fameux plan !!!

"Est ce que mon papa préfère que je ramene tout l'argent, ou que je le partage?"
Voilà la question net et précise que se posait le voleur. Bien sur, la réponse était évidente. Son père voudrait tout. ET VOILA, question reglée, restait à tuer la fille pour tout garder !
Allez, hop !!

...

Ah mais non, il ne pouvait pas, c'est vrai. Non seulement il était bloqué, mais en plus c'était une Hearts. Et donc, il devait seulement l'assomer, et non pas la tuer, c'était son papa qui lui avait dit ça. Mais il ne pouvait pas non plus, vu qu'il était bloqué.

...


Allez, reformulons la chose:
"Est ce que mon papa préfère que je partage l'argent ou que je ne lui ramene rien (et que donc je meurs accessoirement) ? "
Ah, la réponse devenait plus evidente, cette fois-ci !!


- Ok ! Finit enfin par lacher le gitan. En gros, t'es pas une Hearts, donc on utilise ton nom pour sortir l'argent des Hearts qu'on assomera en route. D'accord.

Aparament, la réponse (si l'on pouvait qualifier cela comme tel) suffisait à Sarel pour qu'elle daigne enfin le lacher.
La bête se retourna alors brutalement dans la seconde qui suivit, comme prit par un reflexe animal de défense, en montrant un air aggressif. Tourner le dos à une menace potentielle lui avait été interdit durant tout son apprentissage et c'est ce qu'il avait été obligé de faire pendant quelques secondes. Or, un prédateur comme l'était devenu Malik ne supportait pas de devenir une proie.
Heureusement, l'air bestial du bonhomme changea soudainement lorsque, surpris, il reconnut le visage de la dite "menace".


- Toi ?

C'était la fille qu'il avait pourtant assom....

...

- ... Je me disais bien que j'avais oublié quelque chose. Dit-il en regardant sur le coté d'un air blasé et contrarié.

Il allait continué jusqu'à ce qu'une étrange sensation de liquide vint lui chatouiller la jambe, le forcant à baisser son regard.

- Ah, et effectivement, ce n'est pas la seule.

En effet, en plein milieu du ventre de Malik tronait encore le fameux poignard jetté par le dernier soldat courageux.
Bon, il devait se depecher ou la perte de sang risquait de le faire s'évanouir.

Sans prendre de gants (et pour cause), Malik planta son crochet dans le manche du coutelas qu'il arracha prestement, et le jetta au sol dans une magnifique gerbe de sang. Puis, il attrapa un sachet a sa ceinture dont il renversa le contenu sur sa plaie: de la poudre. Ceci étant fait, le guerrier appuia sur un petit interrupteur plaçé sur le haut d'un bracelet qu'il portait au poignet. La simple pression sur le boutton déclencha un mecanisme qui projeta une flamme par le dessous du dit bracelet.
Sans attendre une seconde de plus, Malik fit entrer en colision le feu avec la poudre et mieux vaut ne pas vous decrire la suite !!

Il n'esquisa même pas une grimace de douleur. La fumée s'echappait encore de sa blessure qu'il disait:


- Voilà. Désolé pour l'attente. On rentre ?

Il n'attendit pas de réponse, trop pressé de finir cette mission qu'on lui avait confié. C'est qu'il commencait à en avoir marre de tous ces imprévus. Le missions classiques étaient bien plus amusantes. Après tout, il suffisait de tuer !

Les grandes portes rouges s'ouvrirent donc enfin.
Malik fut obligé de plisser les yeux alors que la lumière aveuglante et chaude s'engouffrait entre les battants... Et c'est là qu'ils le voyèrent. Le trésor.

Incroyable. C'était le seul mot.
Même Malik, dans toute son indifférence, était impressioné. Il se croyait dans son film préferé tant les montagnes d'or qui se profilaient devant eux paraissaient imaginaires. Alibaba était sans doute passé par là.


- Eeeeet.... Merde. Finit par sortir Malik en cassant toute l'ambiance féérique du tableau. Je commence à en avoir marre de toutes ces données manquantes !

Ne se souciant déja plus de tout ce beau petit paysage doré, le grand homme s'approcha d'un grand amas d'or et commenca à piocher des babioles dedans en grognant.

- Il y en a beaucoups trop !! Jamais je ne pourrai tout prendre !! Mon pouvoir pourra aider, c'est vrai, mais je...

- J'EN ETAIS SURE.

Une explosion jaillit alors d'un tas de bijoux tandis qu'une grosse partie des montagnes aux merveilles s'effondra sur tous les cotés. Le souffle envoya bouler Malik en arrière. Alisone surgit brusquement de derrière sa cachette en pointant du doigt sa victime.

- Je le savais !! Tu es ce foutu Don Bartolomeo Malik qui m'a...

Elle s'arrêta net en voyant qu'il n'était pas seul. Une femme l'accompagnait et Alisone mit quelques seconde à se rendre compte de la traitresse dont il s'agissait.

- Sarel ... ? Attends, ne me dis pas que tu es avec .... ?!! Commenca la cheftaine alors que ses poings se serraient déja.
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Sarel

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Sam 10 Aoû - 4:10

J'avais commencé à empocher dans mon sac ce qui semblait le plus précieux aux cotés d'un Malik grincheux. Ce type m'étonnera toujours à passer d'une émotion à l'autre. Encore juste précédemment, il a fait cautériser sa plaie et la faisant exploser avec de la poudre et un briquet, indifféremment. Rien qu'à le voir, par réflexe, mes yeux ont voulu pleurer de douleur mais lui s'est contenté d'excuser son retard. Vraiment étonnant.
Soudain Alisone sort des objets jaune or, faisant sursauter de terreur notre duo et hurlant vers le Carquois avant de se figer et s'étonner de ma présence.
Fais chier, elle était pas prévue celle-là !

-" Sarel ... ? Attends, ne me dis pas que tu es avec .... ?!!"

Elle serrait les poings, les yeux furieux, mais néanmoins encore croyants me semblait-il. Avec l'espoir que je n'étais pas ici pour ce qu'elle voyait, que c'était contre mon gré ou que j'étais un otage, ou que j'étais venue pour arrêter ce voleur, tout comme elle, pour la soutenir. La seule personne à qui elle a sourit, à qui elle s'est raccrochée aujourd'hui était là devant elle pour la trahir et elle espérait encore. Impensable.

J'éclatais de rire pour le comble de la situation, devant son visage, méprisante.

-" Oui, mais oui Alisone ! Ouvre un peu les yeux, bordel ! Arrête d'être aussi conne ! Je suis venue ici pour te voler. Mon but premier était même de te tuer. Tu crois vraiment que j'avais une raison de faire amie-amie avec une gamine dans ton genre à part pour tes bonnes faveurs ? De te soutenir dans ta louuuuurde épreuve familiale, toi, une victime impuissante et frustrée qui se complaît dans son malheur ? J'y serais arrivée sans ce boulet de fiancé que tu aurais du épouser. Tu sers à rien. Personne veut de toi. Même le mec que tu aimes à en crever s'éloignera de toi tellement tu es pathétique, il restera que ta fierté pour t'empêcher d'y penser et de pleurer sur le fait qu'il te baise pas et que tu es seule, et le resteras."

Je tourne la tête dans un rictus méprisant et hurle le plus vite possible :

-"Malik !! Prends tout ce que tu peux le plus vite possible, fais tout ce que tu peux il nous faut le maximum, utilise ton pouvoir je sais pas ! Tu peux l’assommer, même la tuer si tu sais, puis tu fonces aux écuries me retrouver, on se cassera maintenant !"

Je sors, je ne regarde pas la cheftaine. Elle doit être très sexy dans son désespoir, peut-être même les larmes aux yeux de recevoir toute la vérité sur sa situation de la part d'une "amie", d'un "soutien". Hé non chérie, je ne m'attache pas aux boulets.
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Alisone
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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Mar 13 Aoû - 9:42

Alisone n'en croyait pas ses oreilles. Plantée en plein milieu de la salle du trésor, son regard se perdait alors que les phrases que Sarel lui avait dites s'alignaient dans sa tête. Ses poings se resserèrent alors qu'elle repensait à cette dispute survenue à peine une heure plus tot dans sa chambre...

...
...

- M'aider ?!!! Tu oses me proposer ça après tout ce que tu as fais ?!! Repeta encore Alisone en regardant son frère de son air habituellement méprisant.

- Oui Alisone, je sais bien mais...

- MAIS QUOI, ROXAS ?!! S'emporta-elle alors brusquement. Tu m'as abbandoné! Tu as gaché ma vie pour sauver la tienne, tu as pris la décision la plus égoiste du monde et puis tu me proposes de m'aider ?!!

- Mais laisse-moi parler, espece d'idiote !! Lui rétorque immédiatement Roxas en enlevant ses lunettes. Tu ne sais même pas en quoi je veux t'aider que tu...

- JE M'EN CONTREFOUS, ROXAS !!
Coupe-t-elle en balayant les paroles de son frère d'une main. Tu crois VRAIMENT que je vais accepter la MOINDRE aide de ta part après ça ? Tu m'as enlevé toute liberté, tu m'as jeté en pature à notre famille malgré notre promesse faites lorsque nous étions enfants !!

- Tu me parles de promesses? Laquelle? Celle où nous nous étions promis de ne JAMAIS devenir aussi vaniteux que nos aieux? Je pense pourtant que c'est toi qui la piétine un peu plus chaque jours au vu de ta réputation !!

- MAIS LA FAUTE A QUI, ROXAS ?!! C'est TOI qui m'a rendue comme ça! Toi et uniquement toi!! Je suis devenue comme ça parce que J'AI du endurer TON fardeau ! Tu serais devenu exactement pareil que moi si tu avais du subir ce que j'ai subis !

- Oh mais oui, bien sur, j'oubliais. C'est toujours la faute des autres avec toi, c'est jamais la tienne, et si quelqu'un ose te dire le contraire et bien il fini par voler en poussière! Mais cette fois-ci, J'EN AI MARRE. Je ne m'abaisserai plus jamais face à tes caprices, Alisone !!!


Alisone prit une tête énormément surprise et cligna plusieurs fois des yeux. Elle n'était vraiment pas habitué à ce qu'on lui tienne tête, et encore moin son frère qui avait pourtant une peur bleue d'elle. La cheftaine pouvait d'ailleurs lire une émotion totalement nouvelle dans les yeux de son frère jumeau qu'elle n'avait jamais ressenti jusqu'ici avec lui. Il était absolument déterminé.

- Tu sembles oublier que MOI AUSSI j'ai enduré la quasi TOTALITE des choses que tu as subie afin d'obtenir ton poste de chef. Pourtant, je ne pense pas être devenu un type megalomane qui tiens toute la ville sous son joug de terreur !!

- Parce que tu n'en avais pas l'occasion, car tu étais et tu es toujours une petite victime faiblarde pas capable de se defendre. Et je te rapelle, abruti, que c'est justement parce que tu avais changé à cause du lavage de cerveau fait par papa que je t'ai frappé pour la premiere fois lors de notre premiere dispute! Tu sais, celle qui a réveillé mes pouvoirs ?! Alors, cesse de te voiler la face et admets le: si je t'avais fais une chose pareille, tu serais devenu comme moi ! Parce que c'est exactement ce que tu étais en train de devenir, lorsque nous etions plus jeune... Parce que c'est ce qu'ILS veulent faire de nous! Ils veulent qu'on soit exactement comme eux, sinon, tu as bien vu ce qui arrive. La seule raison pour laquelle tu as échappé à ça, c'est justement parce que tu t'es enfuis. Tu ne vaux pas mieux que moi, alors ne me regarde plus JAMAIS comme ça. Tu me juges en me comparant à toi, mais je te rapelle que tu n'as jamais eu à subir un pouvoir tel que le mien. Tu ne sais pas quel impact il peut avoir, tu ne sais rien de moi Roxas. Pourquoi? Parce que tu es parti. Tu m'as laissé avec eux. Tu m'as laissé avec ces monstres. Tu leurs a échappé, Roxas, mais tu n'es pas mieux qu'eux en fin de conte. Ils t'avaient déja eu. Tu n'es qu'un égoiste.

- ...


Alisone voit l'air déterminé de son frère défaillir. Ca y est. Elle a fait mouche. Elle se sent forte à nouveau, son ego gonfle, on lui donne raison donc mademoiselle se sent mieux.
Roxas regarde sur le coté. Il pense. Il est perdu, ne sait plus qui a raison. Mais à la base, il ne venait pas pour ça et il s'en rapelle. Il redressa la tête, regarde à nouveau sa soeur et lance:


- On va convaincre Papa. Je suis au courrant pour ce Quarquois dans la sainte machin. Il n'avait aucune raison de te frapper, c'est lui qui a tord. Il faut qu'on arrête ce type ou il va...

- Ou il va quoi?

- Il va faire du mal à notre famille.


Cette fois-ci, Alisone tombe vraiment des nues. Elle se frotte le visage, comme pour tenter de garder son calme.

- Attend, attend. Mais tu... Que... Mais... MAIS T'ES VRAIMENT SERIEUX, LA ?!

- Bien sur que oui.

- Non mais je rêve! Tu comprends que tes paroles et tes actes n'ont aucune logique ?? Tu quittes la famille pour echapper à leur influence parce que tu les trouves plus horrible les uns que les autres, et maintenant tu veux les sauver d'une possible menace ?! Mais qu'est ce qui se passe dans ta tête, Roxas ? T'es completement stupide ou tu ...


Soudain, elle s'arrêta net dans sa phrase. Ses yeux se perdèrent dans la vide, puis elle redressa lentement la tête... Elle avait compris.

- Aaaaah. D'accord. Je vois. Ils te l'ont dit aujourd'hui. C'est pour ça que Papa t'as demandé de venir.

- Ca n'a rien à voir avec...

- Ce n'était pas pour mon mariage qu'il t'a fait venir, mais uniquement pour te donner la bonne nouvelle !!


Alors qu'elle commence à comprendre ce que Roxas venait vraiment faire ici, son visage se ferme de plus en plus. Alors que, tout au fond d'elle, elle esperait encore un peu que son frère vienne vraiment ici pour elle, voilà que la vérité lui revenait en pleine figure.

- Tu n'es même pas ici pour m'aider au fond. En fait, tu es juste là parce que tu crois pouvoir retrouver notre nom en montrant à Papa que tu sers à quelque chose. En fait, depuis tout à l'heure, tu me déblattes tes conneries sur notre famille mais tout ce que tu demandes c'est d'y être de nouveau accepter !!!

- C'est faux !!

- MAIS BIEN SUR QUE SI, C'EST VRAI !! Tu t'emmelles toi même dans tes explications, imbecile ! T'es pas là pour moi, t'es pas là pour t'excuser auprès de moi, en fait, t'es juste là pour toi ! ENCORE. T'es qu'un foutu egoiste qui a foiré sa vie le jour où il s'est barré de sa maison ! Mais tu sais quoi, Roxas ? C'est trop tard. Tu comprends ça? TROP TARD. Tu esperes vraiment pouvoir changer la décision de notre père, le grand Xavier ? Tu penses que de leur ramener la tête d'un pauv' type que n'importe qui ici peut bousiller en trente seconde te rattrapera? Bien sur que non. Et sans même parler de ça, plus personne ne veut de toi. Que ce soit dans cette ville ou dans cette maison, plus PERSONNE ne veut voir ta miserable tête de traitre !!! Tu as abbandoné ton poste, tu as désobéi à notre père et tu as bafouer la "prédiction" proclamée par le fameux Lock II. Rien que de te regarder encore en train d'esperer pouvoir reparer ta petite vie me donne envie de vomir. Tu a foutu ta vie en l'air tout seul, maintenant, t'assumes et tu nous fous la paix !!! SORS DE MA CHAMBRE.

- Assumer? C'EST TOI QUI ME PARLES D'ASSUMER?
Crie tout à coup Roxas alors que ses cheveux se dressent vivement en l'air et qu'un espèce de grondement se fait de plus en plus entendre. Ca fait des mois, que dis-je, des années que tu te voiles la face sans arrêt, et c'est toi qui me donne des leçons?! Déja enfants, lorsque j'ai appris que j'allais devenir le chef d'Anar, tu as été d'une jalousie maladive tellement forte qu'elle fut assez puissante que pour réveiller tes pouvoirs ! Tu me dis que je t'ai tourné le dos, mais franchement, j'ai ressenti exactement la même chose. Lors de mon apprentissage, tu ne m'as pas soutenu une seule fois, tu m'as toujours rabaissé. Tu dis me detester depuis que j'ai quité le village, mais moi, j'ai l'impression que tu commencais déja à me hair dès que tu as appris que c'était MOI le futur chef. Par pure jalousie. Mais comme, evidement, ce n'est JAMAIS ta faute, tu m'as aussi remit ça sur le dos en disant que c'était MOI qui t'abbandonnais pour le poste. Mais la différence entre toi et moi sur ce coup là, Alisone, c'est que toi, tu avais le choix. Tu avais le choix de ravaler ta fierté pour me soutenir et m'aider à avancer, et peut-être même que si tu avais fais ça, et bien je serai resté à Anar ! Mais non. Moi aussi, je me suis retrouvé seul face à toute la famille. Je n'avais pas le choix, sinon tu sais ce que Papa m'aurait fait. Alors ne me parle pas d'egoisme, puisqu'en fait, j'ai juste reproduis ce que tu m'avais fais. Tu m'as abbandonné alors que j'avais besoin de toi, je n'ai donc eu aucun remord à te faire la même chose.

Cette fois-ci, c'est Alisone qui en prend un enorme coup. Elle venait de se faire totalement demonter et surtout, on venait de lui démontrer que toute sa vision des choses était en fait totalement fausse.
Son regard partait à gauche, à droite. Elle ne savait plus où se mettre. Ses yeux s'embrumèrent. Vainement, elle chercha encore un moyen de se defendre...


- Mais... Mais toi, tu...

Mais Roxas est lançé, cette fois, il ne s'arrêtera plus. Ne lui laissant même pas répondre, il se relanca dans sa tirrade.

- Tu me critiques en disant que j'ai foutu ma vie en l'air tout seul, Alisone, mais idiote comme tu es, tu ne te rends pas compte que tu as fais exactement la même chose. Ton pouvoir et moi, on a toujours eu bon dos. Tous tes problemes, peu importe lesquels, tu nous les rabachais dessus en disant que "C'est de la faute de Roxas si mon avenir est gaché" , ou alors " Mon pouvoir m'empêche de vivre comme je veux, si je suis si méchante c'est à cause de lui car elle me rend folle" et blablabla ... T'ES FATIGUANTE. Ton pouvoir est une plaie, c'est vrai, mais tu t'es toujours laissé ecrasé par lui au lieu de te battre pour vivre avec. Tu t'es laissé allé à la facilité en te disant que de toute façon, tu ne pouvais rien y faire, que ta vie c'est de la merde mais que t'as pas le choix etc... Espece d'imbecile. Tu as TOUJOURS eu le choix. Peut-être pas celui d'avoir ton pouvoir, ca non. Mais tu as toujours eu le choix de vivre correctement et de façon plus ou moin heureuse. Sauf que toi, tu n'as jamais eu le courage de te barrer d'ici comme j'ai pu le faire, car tu as PEUR d'eux.

- C'est faux !! Je ne suis pas comme toi, Roxas. Même si ils sont tous odieux, vaniteux ou tout ce que tu veux, je tiens à eux. C'est notre famille ! On a toujours vécu avec eux, ils ... ils ...

- Ils sont tout ce qu'il te reste.

La larme coule retenue tombe soudainement sur la joue d'Alisone. Roxas marque un temps de pause, la regarde. Il venait de toucher exactement le point sensible et ce n'était toujours pas fini.

- C'est la seule raison pour laquelle tu tiens à eux. Recommenca le blond. Arrête de te voiler la face, je te l'ai déja dit. C'est gens, c'est tout ce qu'il te reste, vu que tu as tout abbandonné pour ton désespoir stupide tournant autour d'eux justement. Seulement voilà Alisone, depuis tout à l'heure, tu me rabaches sans cesse que ces gens là ne tiennent pas à moi -et tu auras au moin eu le mérite de m'ouvrir les yeux la dessus, mais sinçèrement, tu crois VRAIMENT qu'ils en ont quelque chose à faire de toi ? Tu les connais. Moi aussi. Reflechis un peu, sors de ton petit coin noir qu'est le fond de ta tête, et tu te rendras bien compte toute seule qu'ils t'utilisent comme ils s'utilisent tous l'un l'autre. Des liens familliaux? Pfff !! Je ne suis même pas vraiment sur que notre mère tienne véritablement à nous, elle qui pourtant n'a rien à voir avec eux. Ce sont tous des pourris, Alisone. En fin de compte, c'était évident que nous deviendront comme eux. Notre promesse de gamin ne pouvait rien faire face à une influence malsaine aussi terrible que celle de notre famille. C'était perdu d'avance. Toi et moi, on est aussi pourri qu'eux. C'est pourquoi je ne chercherai même plus qui est le fautif ou la fautive entre toi et moi... Parce qu'en te déballant tout ça, je me rend bien compte qu'au final, on vaut pas mieux l'un que l'autre. Alors oui, vas-y Alisone, continue à te pourrir la vie autant que tu veux, continue à croire que le fautif c'est ton maudit frère. Moi, j'arrête ce petit jeu. T'avais raison, tout à l'heure. Personne ne tiens à moi ici, je perds mon temps à gacher ma vie tout comme toi tu le fais. Sauf que, comme je te l'ai dis, c'est fini pour moi maintenant.

Le jeune homme regarda sa soeur qui avait maintenant le visage inondé de larmes. Celle-ci le regardait, sans un mot. Elle ne trouvait plus rien à dire. Elle N'AVAIT plus rien à dire. Elle ne tentait même plus de retenir ses larmes, cela ne servait plus à rien. Roxas se retourna, il n'avait plus rien à dire non plus et allait partir... Jusqu'à ce qu'il sentit une main attraper sa veste.

- R... Roxas... S'il te plait... Aide-moi à convaincre Papa, il ne m'ecoute plus, je ne sais pas po...

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase. Le poing parcouru d'éclairs et autres étincelles de Roxas vint violement heurter le visage d'Alisone à une vitesse grand V, l'envoyant bouler en arrière tandis que l'explosion jaillissait de sa peau. Les flammes se propagèrent à travers la pièce, attrapant Roxas dans la foulée... Et voici que, pour la enieme fois, l'une des chambres d'Alisone finit en cendres !
Lorsque les flammes et la fumée se dissipèrent, Alisone regarda son frère avec un air dont on n'aurait pu déterminé si il représentait la stupeur ou la crainte. Là, juste devant elle, son frère le regardait pour la premiere fois de haut. La foudre semblait tournoyer et crepiter autour de lui, ses cheveux pourtant déja vachement en petard se dressaient encore plus sur sa tête. Toute la partie droite de son costume avait finit calciné en raison de la puissante déflagration qui l'avait avalé... Et le bras logé à l'intérieur aussi. Pourtant, Roxas semblait ne pas y faire plus attention que ça tant que la rancoeur renfermé dans ses yeux transpercait sa soeur.
Ce fut à cette instant précis, et pour la première fois, qu'Alisone eu la sensation de reconnaitre l'aura de leur père en Roxas.


- Tu n'arrives même plus à réfléchir correctement. Arrête tes conneries, Alisone. Tu es pathétique. J'espère que ce coup aura eu le mérite de te remettre un peu les pendules à l'heure. Parce que crois moi: la "victime faiblarde" de cette pièce n'est pas celle que tu crois. Les choses ont changé. Ou plutot, les choses VONT changer. Et, te concernant, il ne tient qu'à toi de faire pareil. Sur ce ....

Et la porte claqua.

C'est ainsi que se clot la discussion entre ces deux jumeaux. Ce n'est que par après, alors qu'elle avait réussi à se trainer dans une chambre d'amie à coté, et qu'elle avait passé de longues minutes à réfléchir, qu'elle se souvenu du cas "Malik". Perdue, ne sachant plus quoi faire, elle hésita longuement... Jusqu'à prendre une décision.
Et cette décision fut celle de désobeir à son père.


- Bon. Cette fois-ci, ca suffit. Fit simplement Malik alors qu'il regardait Sarel s'enfuir. Ses yeux se tournèrent vers Alisone dont le visage démontrait la stupeur et il dit: Je commence à en avoir vachement vraiment très marre de ce plan qui foire toutes les cinq minutes. Je crois que je vais devoir me mettre à improviser pour la première fois.

Cette femme. Même elle, mais cette "Hearts" qu'Alisone aurait pu croire comme êtant son allié, comme si elle n'était pas "comme les autres Hearts", n'était au final qu'une traitresse. Toutes ces choses qu'elle avait pu lui dire devant sa porte, juste avant le mariage, n'était rien d'autre qu'un tissus de conneries.
Alisone n'avait personne de son coté dans ce palais, si ce n'est Sébastien, et voilà que le dernier (et réçent) espoir qu'elle avait venait de lui foutre un coup de poignard dans le dos, lui aussi. C'en était trop.
Plus que de la tristesse, c'était maintenant une rage féroce qui animait le corps de la cheftaine. "C'est habituel", me diriez vous. Pourtant, cette fois-ci, c'était... Différent.
Cette rage n'était pas tourné envers quelqu'un, ou envers son pouvoir, ou envers sa famille. Non... Cette rage était tourné envers elle même. Toutes ces choses que Roxas lui avait dites lui était encore une fois revenue dans sa figure alors que Sarel, une inconnue pourtant, le lui avait dit pratiquement les même chose. Si une femme, arrivée depuis hier seulement, avait pu cerner Alisone aussi facilement... C'était sans doute la vérité. Pure et simple.
C'est pourquoi, cette fois-ci, Alisone allait se battre... Non pas pour combler sa frustration (ou du moin pas completement), mais pour se prouver qu'elle avait une valeur. Et surtout, pour démarrer un nouveau chapitre de sa vie.
Il fallait qu'elle reprenne le controle de son existence.


- J'en ai marre de réfléchir !! Grogna Alisone alors que des flammes s'échappaient encore de sa peau calcinée. J'en ai marre de me sentir mal !! Je vais te tuer, toi, ta copine, et tout ceux qui se mettront sur mon chemin, je vais TOUS VOUS MASSACRER JUSQU'AU DERNIER et lorsque ce sera ENFIN fait, je reprendrai le controle de ma vie !! Mais je vais d'abord te tapper tellement fort que ton visage ne ressemblera plus à rien.

- Aaaah, voilà! Ca c'est une bonne vision des choses ! Répondit Malik en abaissant son chapeau, un sourire aux lèvres.

_________________


Un grand, très grand merci à Loghein
pour ce superbe dessin !

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Don Bartolomeo Malik

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Mar 13 Aoû - 10:24

Malik se pencha en arrière et esquiva encore une fois le coup de poing meurtrier d'Alisone. Depuis tout à l'heure, il n'arrêtait pas. Un coup à droite, un coup à gauche, le guerrier insensible à la douleur ne s'était pas fait toucher une seule fois pour le moment.

- Arrête de bouger ! Mais arrête de bouger j'te dis !!! Grogne Alisone qui, bien plus essouflée que Malik, commence vraiment à bouillonner.

- Hahahahahahaha !! S'esclaffe joyeusement Malik en fesant un bond en arrière pour prendre du recul. Que c'est drole ! Mon papa m'a vraiment fait une bonne blague, cette apres-midi, je viens de la comprendre !!

- Hein? Qu'est ce que tu racontes encore ?

- Il m'avait dit que si je croisais un Hearts, et surtout une certaine "Alisone", je devais imperativement m'enfuir car je me ferai tout simplement massacrer. En fait, c'était surement une blague...

- Mais avec quoi tu viens maintenant ?! Bats-toi au lieu de...

- ... Puisqu'aparament tu ne sais même pas te battre !

Alisone s'arrêta brusquement dans sa phrase alors que celle de son adversaire lui parvenait aux oreilles. Il venait de lui dire qu'elle était... Nulle ?!

- Moi ? Ne pas savoir me battre? Tu sais à qui tu t'adresses ?!

- Tes coups sont surpuissant, je te l'accorde, ma chère ! Il suffirait que tu me touches une seule fois pour gagner, maaaaaiiiiiis.... Commenca Malik en penchant petit à petit sa tête sur le coté. Voilà ! Ils ne servent à rien si tu ne sais pas toucher ton adversaire. Or, tu frappes n'importe comment, et tes coups, je les vois venir avant même que tu n'y penses.

Alisone grimace tout en serrant les dents. Tout cela, elle le sait très bien: elle n'avait jamais appris à se battre autrement qu'avec un punchinball. Les arts martiaux, c'était pas son truc.
Mais maintenant qu'elle se retrouvait face à un type dont la maitrise du combat était de mise, elle se mettait à regretter. Ou plutot, elle se mettait à enrager encore un peu plus sur elle même! Elle s'était encore une fois reposée sur ses laurriers ...

- Ton pouvoir est fooooort puissant, mais ta façon de l'utiliser est tout à fait risible. Continua Malik qui, pour echapper à cette animal qu'était Alisone, avait grimpé sur un monticule de babioles dorées en tout genre. En gros, si ta peau ne te protegeait pas, je t'aurai déja tuée. Voilà, c'est pour tout ça que je pense que mon père blaguait tout à l'heure. Parce qu'avant qu'un boulet de canon comme toi puisse me tuer, eh bien...

Le monticule se mit brutalement à s'effondrer tandis qu'Alisone le martelais à coup de poings explosifs. Le Quarquois fit un petit bond pour se retrouver au sol et esquiva aisément un bête coup de pied envoyé par son aggresseuse.

- Tu es obstinée... Tu ne compr...

Malik hausse alors les sourcils en voyant que le poing d'Alisone ne se dirige pas vers lui mais tout droit vers le sol. Il comprit immédiatement mais malheureusement trop tard ! La peau de la bombe humaine heurta violement le sol qui explosa dans la seconde. La déflagration les emporta tout les deux d'un bout à l'autre de la salle.

- .... Oooooook d'accord .... Fait lentement Malik alors qu'il se releve comme il peut, sonné par le coup. J'avoue que celle là, je ne m'y at...

Trop tard. Il ne l'avait pas vu arriver, pourtant, Alisone était déja sur lui ! Elle s'était immédiatement relever apres le coup, et avait filer droit sur sa cible qu'elle venait maintenant de frapper violement de son poing. Le guerrier qu'était Malik fut bien evidement expulsé immédiatement dans un autre coin de la salle, et en heurta même l'un des mur dans lequel il s'encastra.


- ... Wow. Pour moi qui ne sent pas la douleur, je crois bien que c'est la premiere fois qu'un coup m'assome autant !! Pourtant, c'était moi qui devrait t'assomer. Ah mais oui, je ne peux pas, vu que... Bref...

Cette fois-ci, Malik voit bien son aggresseuse arriver en courrant. Le Quarquois sourit, elle croit vraiment pouvoir l'avoir une deuxieme fois? Le bonhomme tente alors de sortir du mur dans lequel il s'était logé mais...

- ... Eh ? Fit-il en sentant qu'il n'y arrivait pas. C'est quoi ca encore?

Sa cape. Sa satanée cape était coincée entre deux briques !!!
Les yeux de Malik s'élargissent. Ca ne rigole plus, si Alisone le touche maintenant avec l'élan qu'elle est en train de se prendre, il va y passer !!
De toute façon, c'est même trop tard pour esquiver, bloqué ou pas. Elle est là. Juste devant lui. Dans une seconde, sa tête explosera... Sa cape, et le mur qui va avec aussi.
Le mur ? ... Le mur !!!

Malik tente alors le tout pour le tout ! Il ne va pas mourrir comme ça maintenant, son papa se facherait... Après tout, ca ne fait pas partie du plan. Comme tout le reste, à vrai dire.
Le voleur balance aussi fort qu'il peut sa jambe de bois tout droit vers le bras d'Alisone et le frappe le plus fort qu'il peut, arrivant ainsi à le devier de sa trajectoire.


- Qu...

Ce simple geste changea completement la donne. Bien sur, le choc engendré par le coup provoqua une explosion, mais bien moin puissante que si ce poing l'avait heurté en pleine figure !
De plus, ce n'était pas le seul avantage de la chose..

Alors que chacun des deux combattants se remettait du choc, Malik ricannait entre ses quatres dents cassées au passage et manqua de s'ettoufer avec le sang qu'il toussait.


- Mais qu'est ce que t'as à rire, encore ?!! Beugla Alisone qui ne comprenait rien à la logique de ce debile.

- Hahaha, tu vas vite comprendre. Lui répondit l'estropié dont la moitié de sa tenue était elle aussi en charpie. Tu ne trouves pas qu'il fait frais ... ?

Alisone met quelques secondes à comprendre. Qu'est ce que cette ahuri peut-il bien raconter comme conneries, encore ?! Oui, il fait plus froid tout à coup, mais ... ?
C'est là qu'elle s'en rend compte: le mur. Il y a un enorme trou dans le mur.
Elle se retourne encore lorsqu'elle entend la porte grincer. C'est Malik qui vient de l'ouvrir. Il va tenter de s'enfuir ?!


- Cette petite brise, ma chère... C'est un courrant d'air. Dit-il avec l'air le plus satisfait du monde.




Pendant ce temps, dans le palais d'Anar, c'est l'effervescence. Toute la garde est mise à profit. Leur mission? Trouver " l'intrue " !
Car oui, il y en a AU MOIN une. Si pas plusieurs.

En effet, avant même d'aller se planquer dans la salle des coffre, Alisone avait prit soin d'attraper le chef de garde et de lui donner ses instruction.
Elle lui avait dit qu'elle était certaine qu'un ou plusieurs intrus se baladaient près de la salle du trésor. Puis, elle lui a dit qu'elle allait s'"occuper de la salle du trésor", et que "si jamais le moindre bruit d'explosion se fesait entendre", ils devraient "absolument garder les alentours au cas où l'un des intrus tente de s'enfuir".

Bien sur, en bon gardes qu'ils étaient tous, c'est ce qu'ils ont fait.
Le problème survint alors lorsque la premiere explosion se fit entendre, et surtout, lorsque l'un des gardes aperçut une femme à la chevelure blanche se balader dans les couloirs en courrant!
Alors, tandis que certains flippaient dans leurs slip de rencontrer la dame blanche elle même, une floppée d'autre se mirent à sa recherche!
Seulement, l'intru savait aparament se battre: plusieurs cadavres étaient à déplorer... Ce qui avait ua moin le mérite de montrer par quel chemin la demoiselle était passé. Le plus gros soucis était que, comme dit précédement, dans ce gigantesque palais qu'étais celui des Hearts, il fallait en être un pour ne pas se perdre !

Oui, il fallait être un Hearts... Ou presque.
Il existait un drole de bonhomme parmi tous les employés que comportait le complexe dont le trait de caractère le plus poussé était le perfectionnisme. Et, son objectif étant d'être le domestique le plus parfait possible, il allait de soi qu'il fallait pour lui de connaitre PARFAITEMENT tous les recoins de ce chateau infernal.


Cette être bizzare, vous vous en doutiez surement déja, n'était personne d'autre que le fameux Sebastien Jerry.
Ce dernier baffouait en ce moment même (et comme à son habitude) la règle stricte du couvre-feu imposé par le grand Xavier Hearts. En effet, à partir de 23h, il était interdit à quiconque, excepté la garde, de circuler dans les couloirs sous peine de se faire arrêter. Bien sur, cette règle ne s'appliquais pas aux Hearts...


- EH! Là-bas !! J'vois un type qui n'est pas en uniforme! Cria l'un des gardes en démontrant le domestique du doigt. Ca doit être un des leurs ! TOUS DESSUUUUS !

Le garde, a fond dans son travail, fila droit sur sa proie pour le neutraliser. Celle-ci le regarde arriver en haussant les sourcil, et ne chercha même pas à se justifier: il savait qu'on allait le faire pour lui.

- STOOOOOP !! Hurla l'un des supérieurs hierarchique du premier garde.

Et voilà, c'était prévisible !

- Ne le touche pas !! Continua-t-il.

- Hein? Mais pourquoi?

- C'est le domestique attitré de Mademoiselle Hearts !! Tu es nouveau toi aussi, non ?

- Oui, et alors? Ca ne change rien. Le couvre feu s'applique à tous les domestiques, même ceux qui servent l'un de nos maitres ! Pourqu...

- Tais-toi. Pour lui, c'est... Euh... C'est différent.

- Mais pourquoi ?!!

- Parce que j'ai une plus grande gueule que la tienne et que ceux de tous tes potes réunis. Répondit soudain Sebastien en avalant une bouffée de nicotine. Parce que j'ai assez d'influence auprès de ceux en haut que pour te faire virrer demain. Parce que je suis assez gentil que pour ne pas le faire. Parce que je sers déja plus à la famille Hearts depuis deux années que tu ne leur servira à quelque chose durant toute ta petite vie. Parce que je t'eclate la tronche quand je veux.

Le soldat le regarda bêtement, bouche bée. Lui qui s'imaginait que les gens allaient le respecter maintenant qu'il était devenu un garde du Palais d'Anar, il venait de se faire marcher dessus par un serviteur !!
Celui-ci n'attendit même pas une réponse et le poussa nonchalament pour continuer sa route sans même lui accorder un regard.

Il continua sa route quelques minutes encore, suivit la trace des cadavres (même si c'était triste à dire), et fini par s'arrêter subitement. Il tendait l'oreille.
Un son avait attiré son attention. Ou plutot, le même son répeté. Quelque chose se rapprochait. C'était un bruit de pas, mais pas n'importe lequel... Ou en tout cas, pas celui d'un soldat: ce qu'il entendait, c'était le son de deux talons qui tappaient sur le sol !!
Il se retourna vers l'endroit d'où provenait le bruit, qui se rapprochait de plus en plus d'ailleurs. Cette intrue allait se retrouver devant lui... Malheureusement pour elle !

Le domestique jetta sa cigarette au sol, sur le beau tapis qui avait sans doute du couter quelques milliers de pissenlits, et l'écrasa de son pied... Tandis que de sa main libre, il venait de créer un mur de glace juste derrière lui, obstruant totalement l'issue.
Il allait pouvoir dire deux mot à la demoiselle qui arrivait bien tranquillement... !
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Sarel

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Jeu 29 Aoû - 12:09

Je courre dans les couloirs depuis quelques vingt minutes maintenant. Les quelques gardes qui m'ont malencontreusement rencontrés étaient maintenant étendus sur le sol : je suis déchaînée. Je me sens maintenant forte, plus que jamais. Je sens dans mes veines l'adrénaline, la sève de cette force qui se réveille. J'arrive à diffuser ma force de Wilwar dans mes jambes, si bien que courir devient moins fatiguant. Mes coups sont plus forts, car quand j'écrase la tête d'un garde contre une demie colonne du mur il ne s'agit plus d'un bras, mais d'un arbre, une vraie machine à tuer et dont la puissance m'échappe encore.
Je souris.
Mes talons claquent sur le sol. Je résonne dans les couloirs de façon très repérable. Tant pis, personne n'en réchappera ! Sauf peut-être...
Malik. Je l'avais abandonné aux griffes de la cheftaine enragée, et je me doute qu'il survive. En attendant il l'occupe, me laissant le temps de fuir à mon aise. J'ai plus qu'à espérer qu'aucun Hearts ne s'en mêle, bien que ça m'étonnerait...
De toute façon il ne me reste qu'une volée d'escalier, elle se trouve au bout de ce dernier couloir, je dois encore tourner. J'accélère ma course. Une fois au bout, je pivote sur ma gauche pour tomber sur...

Ce n'était pas Sarel que Sébastien découvre soudain au coin d'un couloir mais Maredy, tout aussi étonnée que lui. Elle le regarda, émue mais obstinée. La jeune fille connait bien le majordome, même si elle ne l'avait plus revu depuis plusieurs années. A vrai dire, elle l'avait même admiré durant plusieurs années. Jusqu'à ce qu'il l'abandonne par honte et qu'il la laisse, elle, son père, sa mère et son frère chez eux à Ulmo par honte.
Oui, Sébastien est, ou était, son frère.
Et ce n'est plus de l'admiration qu'elle ressent pour cet aîné. En fait, ça serait plutôt l'inverse. Sébastien avait toujours su réussir les choses à sa manière, il avait toujours su faire mieux que bien. Dans leur famille marginale, ça apportait de la contrainte, de l'ordre, du luxe même parfois. Elle se souvient que par exemple, lorsqu'il s'occupait d'elle plus jeune, Sébastien l'obligeait à se laver tous les jours (ou tous les deux jours, soyons raisonnable) alors que le dernier frère et les parents n'y faisait pas attention. Ca la rassurait. Ce ne faisait pas partie des priorités, à coté de savoir amarrer un bateau et réparer la proue, ou savoir viser le plus parfaitement possible, verre dans le nez ou non.
Ah, la vie d'un pirate !

La jeune adolescente (Oui, Maredy a seulement quinze ans) claquait ses talons sur le sol et se tourna face à ce frère qu'elle n'avait vu que trop peu. Ses cheveux blonds volaient autour d'elle. Elle reculait sa veste noire de marin qui volait à cause des courants d'air du palais.
Elle le répugnait. Lui, ses cheveux propres, ses cigarettes dont il est accro depuis toujours, son costume parfait, son air indifférent. Elle le répugnait, elle avait décidé de le détester et de le mépriser comme lui avait fait de ses proches. Il était parti car il avait honte de leur manière de vie, il avait fuit car justement il les méprisait.
Longtemps elle avait été blessée d'être ce qu'elle était, car son propre frère avait fui sans elle et sans se retourner pour ce qu'elle devenait. Elle s'était rebellée, elle avait décidé de changer pour le retrouver, mais finalement elle s'était ravisée : elle aimait qui elle était, une pirate libérée des contraintes d'une société ou les pouvoirs et les noblesses étaient la richesse. Elle était libre. Libre de trouver sa voie, de voyager, d'aimer sans retenue et sans hypocrisie les filles qu'elle rencontrait, libre de faire ce qu'elle voulait de son futur, de sa vie, de son corps. Il n'existait pour elle ni bien, ni mal : juste ce qu'elle voulait et ce qu'elle avait besoin comptait, pour elle et ceux qu'elle aime. Elle avait peur de rien. Elle était vraiment libre.

-"Si je savais que j'allais tomber sur toi... Celui qui s'est barré en me laissant toute seule, celui qui rêvait de liberté mais qui se retrouve enchaîné à une pétasse blonde qui te traite comme un chien. Dire que t'es parti pour ça. Bravo, tu as trouvé ta liberté ! C'est que du vent à coté de la mienne. Ton bonheur vaut que dalle."

Elle continue en le défiant du regard, lancée par la frustration de n'avoir pas pu s'exprimer sur son départ :

-"Comment tu me trouves ? Jolie ? C'est pas grâce à toi, méchant petit pingouin annorexique du sud !
Et tu sais ce que j'ai appris ? Que Saint-Sébastien était un martyr qui s'était fait passer pour quelqu'un d'autre à la cour d'un roi romain. Quand on a découvert qu'il était chrétien, on a essayé de le tuer, d'abord par des flèches, puis roué de coups. Il était centurion. Il est le patron de l'ordre, de la garde, de la police.. Des forces de l'ordre quoi.

Maredy achève sa dernière phrase en faisant fondre fièrement le mur de glace, une main tendue :

- On dirait que ce martyr te va si bien !"



J'étais face à Zania, en pleurs silencieusement, bloquant les marches d'escalier. Elle mis un doigt sur sa bouche pour mimer le silence. Elle n'allait pas parler fort, on la reconnaîtrait trop si un garde l'entendait. En revanche, elle n'avait rien pour m'attaquer et elle n'avait pas d'attitude agressive. Elle me prit soudain dans ses bras, pleurant plus fort et chuchotant :

-"J'ai jamais compris Maitresse Lisandr', m'dame Sarel. C'te famille la détestait et elle les adorait. Faut que vous partiez, j'ai préparé un ch'val et une calèch' dans les écuries. J'ferai au moins ça pour'vous car j'ai rien fait pour Maitresse Lisandr' et maint'nant elle est morte. Faites attention à vous, m'dame Sarel. Faut que vot'mère soit fière de vous..."
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Roxas

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Ven 20 Sep - 12:36

Heiiiiiiiiiiiin ?!!!
Pour la première fois de tout son séjour au palais, Sébastien laissa pleinement transparaitre ses emotions ! Une énorme stupeur jaillit du regard du majordome qui, d'ailleurs, n'en croyait pas ses yeux.
C'était Maredy la femme recherchée ?!! "Non mais je rêve ?!! " s'étranglait-il mentalement. Ca pouvait être n'importe qui mais pas l'un d'eux !! Pas l'un des membres de sa famille !!  


- Maredy !!! Mais qu'est ce que tu FOUS ici ?! S'emporta brusquement Sebastien à voix haute, ce que peu avaient déja eu l'occasion de voir. C'est toi ?? C'est toi qui a ... ?!

Il prit soudain une profonde inspiration et posa trois doigt sur son visage, reprenant son calme alors que son cerveau remettait toutes les informations en place. Le signalement indiqué concernant l'intrue disait que cette dernière possedait des cheveux blancs. Or, cela ne concernait pas Maredy, ca voulait donc bien dire qu'il y en avait d'autres.
Impossible que tout cela soit organisé par Maredy elle même. Cela viendrait donc de sa propre famille ? Vraiment bizzare ! Ce n'était pas du tout cohérent avec les doutes qu'il avait sur ce fameux Malik ou encore cette Sarel, tout deux étrangement sorti d'on ne sait où en même pas deux jours. A moin que c'était tout cela à la fois ? Non, c'était trop tirré par les cheveux.
Zut, trop d'informations à traiter et trop peu de temps pour agir.
Sa soeur était comme d'habitude en train de lui déblater ses insultes et autres moqueries dont il avait perdu l'habitude en même temps qu'il était parti de chez lui.


- Désolé, je ne pense pas devoir apporter du crédit à l'avis d'une gamine de quinze ans. Lacha enfin le grand frère en farfouillant ses poches, cherchant après son paquet de clopes. Ca ne sait jamais de quoi ça parle à cette age là. Rah merde ! J'en ai plus.

Il lança le paquet vide par terre de mécontentement et fixa sa soeur droit dans les yeux tout en resserant sa cravate.

- Ne compare pas ton bonheur avec le mien alors que je ne l'ai même pas encore trouvé, petite idiote.

Néamoins, son petit speach sur ce fameux Saint Sébastien eu le mérite de le faire réfléchir. "Le patron des forces de l'ordre" ...
C'est vrai, Maredy était sa soeur et, même si il s'était tirré de chez lui, il les aimait quand même. Pourtant, Sébastien bossait ici, et avait jurré de proteger Alisone et donc sa famille par la même occasion. Or, devant lui se trouvait un ennemi à cette famille, ou du moin ce que les gardes appellaient "une intrue". Son devoir était donc de s'en débarasser, comme de la crasse qui ornait le palais.
Pourtant...


- Ecoute Maredy, je sais pas ce que tu fous ici, et je veux même pas que tu m'expliques. Ou du moin pas maintenant, on a pas le temps. Il s'approcha prestement d'elle et lui attrapa le bras avant de la tirrer, passant par le trou dans le mur de glace qu'il avait créé. Il se trouve que pour que j'atteigne ce "bonheur" dont tu me parles, j'ai impérativement besoin de mon boulot. Et il suffit qu'un seul type te choppe pour que tout ce que j'ai entrepris tombe en ruine, alors je vais t'aider à dégager d'ici et en vitesse, compris ?!

Pourtant, "les forces de l'ordre" avaient toujours un revers et il était facile de les faire changer de coté si on les caressait dans le bon sens. Ou plutot, dans le cas de Sébastien, à rebrousse poil !!

C'était la première fois qu'il se "retournait" envers ses supérieurs. Qu'il les trahissait. Mais en même temps, si il laissait sa soeur courrir dans les couloirs, il n'aurait plus l'occasion de trahir personne étant donné qu'il se ferait immédiatement virré, si pas pire. Et il ne serait pas le seul à morfler dans ce cas là.
Non pas que Xavier Hearts était un homme tellement cruel qu'il aurait remit les fautes de sa soeur sur lui, non non!

La vérité venait surtout du fait que le chef de famille ne savait rien du passé de Sébastien et surtout de ses origines. Ou plutot, qu'on le lui avait menti à ce sujet !
En effet, ce fut belle et bien Roxas qui réussi à faire rentrer Sébastien dans l'enceinte du palais et à l'y faire travailler, suite à quelques histoires entre eux deux. Cependant, Roxas, lui, n'ignorait pas les origines de son meilleur ami, et savait pertinement que ce dernier venait d'une famille pauvre mais surtout baignée par la piraterie. Or, le grand Xavier ne permettrait JAMAIS qu'un rat de la sorte ne pose une patte dans SON palais.
C'est donc pour cela que le blondinet qui lui servait de fils avait décidé de lui mentir en lui adressant son "curriculum-vitae", et avait inventé toute une histoire comme un prestidigitateur sait en faire.

Bref, cela voulait donc dire que si sa soeur se fesait prendre, elle irait immédiatement raconter qui elle était et surtout qui Sébastien était. Il n'était même pas nécessaire d'esperer pouvoir lui demander de mentir: après le coup que le jeune homme avait fait à leur famille, elle serait la premiere à le dénoncer.
Et si cela venait à se faire... Sebastien ne donnait pas cher de leurs têtes, à tous les trois.

C'est donc pour sauver la sienne et celle de sa soeur qu'il avait décidé de sang chaud de trainner sa soeur malgré ses protestations!

Son coeur battait vite. Il stressait, il avait des sueurs froides, il fallait qu'il trouve une solution et vite !! Son plan qu'il avait echaffaudé cette après-midi avec l'un des membres de la famille hearts qui, lui aussi, avait des doutes, se retournait contre lui. Il suffisait d'une personne, une seule sur leur chemin, et sa vie était foutue.


- Monsieur Sebastien? Résonna malheureusement pour lui une voix juste au coin d'un couloir, alors qu'ils avaient à peine fait quelques pas. C'est vous? J'ai entendu votre voix, vous avez trouver l'intr...

Le chef de la garde avait à peine bifurqué vers eux qu'une main venait de lui aggriper pleinement le visage. Pas un mot, pas un souffle, il n'eut même pas le temps de comprendre que son corps entier se recouvra immédiatement d'une épaisse couche de glace.

Au bout de cette main, Sebastien haletait, fronçait les sourcils. Merde, qu'est ce qu'il venait de faire ?!! Lachant un grognement, il poussa le torse de sa pauvre victime du plat de son pied et, d'un coup sec, le fit violement passer à travers la fenêtre en la brisant au passage. Un fracas s'entendit quelques secondes plus tard.
Bon, il devra aller nettoyer ça demain.

Le majordome qu'il était (mais pour combien de temps encore) fixa la fenêtre quelques secondes encore, se rendant compte de ce qu'il venait de faire. Il se retourna brusquement vers sa soeur en serrant les poing, retenant le flot de nervosité qui lui hurlait de lui en coller une.


- C'est toi qui aurait du être à sa place.

Il se remit alors en route, priant pour ne rencontrer personne d'autre. Il tentait de cacher son malaise le plus possible, sans vraiment y arriver.
Mais bon, ce n'était pas vraiment éttonant: après tout, c'était la premier fois qu'il tuait quelqu'un. Mais il ne pouvait pas abbandonner son poste à cause de cette histoire, il ne pouvait pas l'abbandonner, "elle".






- C'est quoi ce bordel ?!!! Dit-"elle" justement, à l'autre bout, dans la salle du coffre.

En effet, face à la demoiselle au tempérement chaud se deroulait une scène aussi étrange que spectaculaire. Le trésor, les pièces d'or, les coffres, les bijoux, tout. Tout était en train de tournoyaient dans les airs alors qu'elle sentait que des enormes bourrasques de vent s'engouffraient dans la pièce dans un grand torrent.


- Je te l'ai dis. C'est un courrant d'air. Lui répondit Malik, gardant son sourrire béat... Alors que la moitié de son corps était peu à peu en train de s'evaporer dans le vent.

- C'est toi ?? C'est toi qui fait ça ?! Rala Alisone qui tentait tant bien que mal de retenir ses mèches de cheveux d'aller dans ses yeux.

- "Faire ça", huuuum... Pas vraiment, disons plutot que je m'en sers. Lui répondit le bonhomme dont il ne restait déja plus que la tête. Enfin ! Je n'ai plus besoin de me battre contre toi, maintenant que tu m'as gentiment offert l'oppur... L'oppirtu... Le... Enfin, maintenant que je peux partir quoi.

- Attend !! C'est de la triche, salaud !! Reviens ici tout de suite !!! Hurla l'enragée qui venait de courrir vers lui et de frapper stupidement dans le vent.

Elle regarde à gauche, à droite. Plus moyen de le trouver, il venait totalement de disparaitre !
Le trésor était en train de se rassembler vers le plafond alors que la voix de Malik résonna à travers le vent, sent provenir vraiment d'un seul endroit distinc.


- Désolé, ma chère. Enfin je dis ma chère, mais tu m'es pas tellement chère que ça, vu que tu n'as pas voulu de moi parce que j'ai dis mon nom, du coup on est pas cher l'un pour l'autre vu que... Enfin bref. Ma chère !! Mais comme je te l'ai déja dit tout à l'heure...   Il marqua une pause, comme si il réfléchissait à ses mots, pour être le moin mechant possible... Bah, t'es vraiment nulle, en fait.

Et sur ce, une violente bourrasque repoussa brutalement Alisone sur le coté qui n'eu pas le temps de raler encore une fois, dégageant la voie d'accès vers la grande sortie. Dans la seconde qui suviit, une immense partie du trésor royal s'engouffra à grande vitesse par les portes et dévala les couloirs un par un, heurtant au passage un grand nombres de gardes qui tombèrent à terre sous la puissance du coup. C'est que Malik y allait fort, il en avait marre et voulait partir d'ici. Cette mission était tellement ennuyeuse...
Il ne se doutait pas qu'un garde bien plus puissant que tous les autres réunis l'attendait à la sortie.

Non, décidement, le plan de cette mission était un echec complet. Que Malik soit un abruti ou non.
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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Ven 27 Sep - 11:31

Maredy n'osait pas dire un mot depuis que son propre frère de sang lui avait rétorqué sans amour : "je ne pense pas devoir apporter du crédit à l'avis d'une gamine de quinze ans." Voilà tout ce qu'elle était pour lui. Une gamine. De quinze ans. Au fond, elle aurait encore espéré qu'il la regarde et qu'il soit content de la voir. Qu'il pleure un peu en la voyant devenir femme. Ou encore mieux, qu'il s'excuse de lui avoir fait du mal et qu'il admette qu'il avait tort, et qu'il la rejoigne. Elle avait espéré qu'il la prenne dans ses bras en disant "pardon" ou "tu avais raison".
Pourtant elle le savait bien ! Elle savait que ca se passerait exactement comme ça. Elle s'y attendait et tout le monde l'y avait préparée. Alors pourquoi elle avait autant mal de l'entendre dire de lui-même ?! Ca faisait un moment qu'il lui manquait plus et qu'elle n'avait plus besoin de lui dans sa vie.

Maredy était triste. Son frère voyait en elle qu'un poids. Elle était qu'un obstacle, elle le dérangeait dans sa vie. Elle aurait espéré une attention différente de celui qui essaie de cacher une honte à son parcours. Oui voilà : en fait, elle n'était tout ce que Sebastien ne voulait pas être. Maredy pleurait en silence en se cachant derrière ses mèches folles.

Il n'empêche que lorsque son frère se saisit d'elle la jeune pirate tressaillit. Un contact. Avec son frère. Elle resta sans voix pendant un moment.
Soudain un garde apparut, et c'est un Sebastien paniqué qui le neutralisa avant de lui faire rencontrer le jardin du palais d'Anar.

C'est lorsque le majordome déclara froidement à sa cadette "c'est toi qui aurait du être à sa place" que l'adolescente reprit ses esprits. L'homme qu'elle scrutait depuis un moment venait d'annoncer qu'il aurait du l'éclater en morceau sur l'herbe de l’extérieur, comme une faible mouche qui l'embêterait. Qu'est-ce qu'elle espérait ? Elle n'était pas là pour attendre que la révélation du Saint-Esprit se pose sur son frère, qu'est ce qu'elle faisait là à attendre une chose qui ne se passera jamais ? Son plan était autre. Il avait dit plus tôt qu'il allait l'aider à sortir du palais discrètement. Ce n'était pas ce qu'elle voulait. Elle sourit en se rendant compte, au fond, qu'elle n'était ni morte par la froid de la glace, ni par terre en mille éclats, ni même tabassée à coup de poing. Elle n'était pas faible : son frère ne l'avait pas attaquée. Dans son intérieur, elle prit cette non-action pour le peu d'amour qu'elle pouvait attendre de lui et se promit de chérir ce moment jusqu'à la fin de ses jours. Il préférait buter un garde de ses patrons que d'attaquer sa frangine. Elle avait ce qu'elle voulait. Il n'empêche que trop de questions restaient en suspens et bientôt la grande enfant allait éclater sous le poids de la frustration et des questions qu'elle avait emmagasiné depuis maintenant trop longtemps.

Il se remit en route. Elle resta sur place, regardant son dos marcher élégamment.
Elle sortit un pistolet de sa ceinture de cuir et le braqua sur son acolyte en costard en hurlant dans tout le palais :

-"ALORS POURQUOI TU AS RENIE TA FAMILLE POUR VIVRE TON BONHEUR SI TU NE L'AS TOUJOURS PAS TROUVE ?!!"

Elle appuya sur la détente, félicitant son adresse au tir.
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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Ven 27 Sep - 12:23

Je descendais les dernières marches et sortit par la porte des citoyens. La porte par laquelle j'étais entré voir ce que c'était, les Hearts.

J'entends soudain deux cris à quelques secondes près. Je me retourne. Le premier de rage s'échappait de la salle du trésor. Elle reconnut la cheftaine (facile) et elle crut un instant seulement à la survie du gitan. Puis je me dis que c'était surement le coup fatidique, scellant le destin de l'insensible, suivie d'une explosion.
Le deuxième était un hurlement long, on criait des mots. Je reconnus pas tout de suite à qui appartenait cette voix féminine. Suivie d'une détonation. Je sursautai.
Quelqu'un avait tiré ? Mais, il ne restait que Malik et moi dans le palais. Il y avait d'autres fouteursvde trouble ? Mais que pouvait-il bien y faire ? Ou bien, les Hearts possédait du matériel militaire plus développés et tirait sur l'ex-fiancé ? Mais dans ce cas, pourquoi était-ce la voix d'une jeune fil...

Oh merde, c'était Maredy !

Mais putain, qu'est-ce qu'elle fout ici ? Elle devait rester à Wilwar attendre mon retour !
Et surtout, sur qui elle a tiré ? J'espère de tout coeur que c'était ni Xavier ou Alisone, et encore moins Malik..
J'entends le palais qui s'agite. des troupes se bousculent et des hommes crient des ordres. Il faudrait que j'aille vite rejoindre la calèche préparée par la portière avant qu'un malin me voit dehors sous la nuit, mes cheveux brillent trop sous la lune.

Oui, mais Maredy.. ? Elle est jeune et trop impulsive, et en plus si je la laisse ici, je peux dire adieu à l'appui de Stanislas.

Mais merde quoi, pourquoi ca doit JAMAIS se passer comme prévu ??
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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Mar 1 Oct - 4:39

-"Mais merde quoi, pourquoi ça doit jamais se passer comme prévu avec toi ??!"
Il était rare que Calliopé s'énerve. Et encore moins sur une personne, d'habitude elle se contentait d'injurier le destin de sa vie de merde et de fondre en larme, ou encore de se vider de son énergie au point de paraître vide aux yeux de tous.
Tous. Il s'agissait d'un groupe hétérogène étonnés du soudain emportement de la femme aux cheveux noirs.
Kieren, le concerné de la fatigue énervée de Calliopé ajouta, blasé au possible de ses complications féminines :

-"Comme prévu ? Ce n'est pas ce que j'ai prévu moi. Je ne vois pas pourquoi j'y accorderais de l'importance. Tes plans sont mauvais."

Calliopé le regarda. Elle était excédée de ses réactions, même si au fond, ça ne l'étonnait plus.

-"T'es insupportable comme mec ! Je me demanderai toujours ce qui m'a pris. Aucune femme sensée restera avec toi.
-Alors pourquoi tu m'aimes encore ?"

Beatris et Stanislas, deux proches et témoins de la scène, ne purent s'empêcher de pouffer. Calliopé éclata en insultes grecques :
-"Skatofatsa, as to Diavolo !!" qui signifie communément "face de m**de, va au Diable". Elle appuya ses propos en jetant au pieds de Kieren une bouteille de vin qui éclata, éclaboussant l'uniforme de garde de celui-ci.
Il sortit sans saluer ses amis afin de ne pas s'énerver sur son ex-petite amie. Un homme ne doit pas perdre son sang-froid à cause d'une femme incapable d'assumer son attirance pour lui. Ce que c'est lourd, s'occuper d'une femme.

-"Hé ben, osa Stanislas au départ du garde Wilwarien.
- Heureusement que t'es pas aussi stupide que lui, bien que tu t'en rapproches, rétorqua sa compagne.
- Je suis peut-être un mauvais mari ou un mauvais amant, mais au moins je ne suis pas au mauvais père." Il termina d'une traite son verre d'alcool fort.

Beatris ne répondait pas à cette phrase. Pour elle, le pirate disait ça pour lui rappeler que peut-être elle a été justement une mauvaise mère. Mais n'étant ni sûre ni susceptible, elle préférait ne pas répondre.
Beatris est laveuse au palais d'Ulmo. Il n'est pas rare qu'elle vienne se plaindre de sa journée au bar de l'auberge de Calliopé une fois la nuit tombée. De plus elle était sûre d'y retrouver le seul homme qu'elle savait supporter, Stanislas, qu'elle fréquentait depuis quinze ans maintenant, et surtout revoir sa fille Maredy.

Sauf que cette fois-ci, sa descendance était partie suivre Sarel sans même mettre sa propre mère au courant. Sarel non plus ne savait pas que la jeune adolescente la rejoindrait, et par conséquent la laveuse s'inquiétait de la santé de sa progéniture : on ne part pas seule à l'autre bout du pays sans un plan prévu à l'arrivée ! Parfois justement elle se maudissait d'avoir laissé ce crétin de pirate qu'est Stanislas s'occuper de l'éducation de son unique fille. Elle avait eu peur de ne lui donner aucune chance dans la vie à part devenir domestique. Quel était le meilleure choix ? Un toit et un travail garanti mais aucune liberté et aucun choix dans sa vie ou une liberté totale, la possibilité de vivre tout mais une éducation misérable et risquer sa peau à tout moment ? Beatris espérera toute sa vie que le prix que sa fille devra payer pour sa liberté ne sera pas sa mort prématurée..

Le père de la pirate et capitaine lui même, Stanislas donc, réfléchissait beaucoup moins depuis qu'il avait amarré son bateau à Ulmo et qu'il passait ses journées à vider les caves de l'auberge du "Repos Éternel" (nom choisi ironiquement par Calliopé pour se payer de sa propre tête de dépressive), ancré dans un faubourg ouest de Wilwar.
Stanislas, lui, connaissait très bien sa fille, sa benjamine. Maredy est jeune, mais elle fonce dans la vie prête à se prendre des murs. Mais aussi, il connaissait bien son cadet, Sébastien. Il ne ferait pas de mal à ses proches sans raison. Il était le parfait petit chien : loyal envers ceux qui lui apporte ce dont il a besoin ou envie, agressif envers les ennemis de ses maîtres. Reste à savoir où Maredy se situera : avec ou contre lui.

Les enfants de Stanislas étaient tous très différents. Il n'avait pas revu l'aîné, âgé de 24 ans, depuis deux ans maintenant. Il vogue sur les routes à vivre sa vie et tant qu'il est heureux et vivant, au fond, ça va bien au pirate. Il n'empêche que le marin avait toujours au fond de lui cette tendance à avoir protégé bien plus souvent son aîné que son deuxième enfant : il avait sauvé le premier de l'eau où il avait été jeté quand il venait de naître, décidant de l'emmener partout où il irait sur son navire de pirate afin de l'élever comme son fils.
Comment ses géniteurs peuvent-ils autant ignorer leur responsabilité de parents, comment peuvent-ils penser à tuer une minuscule chose qui vivra avec eux, sous prétexte qu'il n'est pas comme ils veulent, qu'il a un "problème" ? Ça, Stanislas comprenait pas. Quand on fait naître un enfant, on s'occupera d'une vie pour la vie, peu importe ses défauts.

Sous cette colère qui gronde dans son ventre depuis toujours, lui semble-t-il, il demande un autre verre à Calliopé qui, maintenant calme mais en pleurs et dans les bras de Beatris, lui sert sans un mot, et qu'il finit d'une traite.

Son cadet, et premier enfant de sa chair, était Sébastien, né deux ans plus tard. Bien que pas mal gâté en cadeau selon le pirate, il s'était toujours débrouillé seul. Stanislas ne voyait pas pourquoi, face à l'aîné qui devait faire face à ses problèmes de santé, Sébastien avait besoin d'aide pour se défendre ou devenir fort. En conséquent le futur majordome était solitaire malgré la proximité d'un équipage, un peu à côté des autres, et il avait eu besoin d'énormément d'attention à une période de sa vie et avait cumulé les bêtises à bord. Il posait souvent des questions sur sa mère auxquelles Stanislas ne voulait ou ne pouvait répondre.
Mais le pirate avait essayé d'être disponible au maximum. Il l'essaya des responsabilités sur son bateau de pirate, il essaya d'avoir cette complicité qui existe entre un père et son fils, cette fierté de le voir grandir et dans l'autre sens, cette fierté de se sentir grandir et devenir homme sous les yeux de son paternel.
Mais voilà, il était parti du bateau à ses quinze ans, laissant son frère déjà grand, mais surtout sa sœur, et son père. Stanislas ne s'en voulait pas : s'il était mieux comme ça. Et puis surtout, il avait fait ce qu'il pouvait, il avait donné son maximum en tant que père. Si ça ne suffisait pas pour rendre son fils heureux, il le laisserait partir et souhaiterait de tout son coeur de père qu'il trouvera ce qui lui manquait pour être sain d'esprit et heureux. Stanislas ne pouvait pas donner plus qu'il n'a...

Maredy est née sept ans après Sébastien. Ses frères et son père était en totale admiration devant elle, sans oublier l'équipage d'hommes dont la plupart ne connaissait pas les joies de la paternité. Une petite blonde qui demandait que des câlins et à se faire protéger par les gaillards que devenaient ses frères. Et surtout, elle-même admirait Sébastien, rêvait de devenir comme lui, de le suivre partout où il allait. Le cadet se sentait mieux dans sa peau avec l'attention de sa frangine. Il était fort et il protégeait une personne qui le reconnaissait que pour ses qualités.

Maredy n'as pas su accepter qu'il partit, bien qu'elle n'avait que neuf ans. Pour elle, ça signifiait que ce qu'ils sont est une chose qu'on fuit et dont on est rebuté. Elle rêve au fond, de prouver que son frère a eu tort. Elle rêve de retrouver l'époque où il la choyait et où elle répétait que le plus fort c'était son grand frère.

Lorsque le majordome partit de sa famille de pirate pour ne plus revenir, Maredy se trouva livrée à elle-même. La personne qui le protégeait n'était plus là, et Stanislas n'ayant pas pris l'habitude de s'occuper de sa dernière n'y a pas fait attention. De leur famille, il n'était pour la première fois plus que deux à monter à bord, la premier décidant doucement de suivre sa voie. Une gamine magnifique mais esseulée et un pirate qui ne tenait toujours pas l'alcool, comme tout l'équipage.
Il eut un marin qui remarqua la négligence du père et l'absence des frères et qui s'approcha de Maredy, pour la belle enfant qu'elle était.
Heureusement, elle le vit arriver et elle se méfia. Elle hurla. Son père, le sang glacé sous le cri viscéral de sa fille, accourut le plus vite qu'il put. L'homme git maintenant dans l'eau près des falaises de Sulimo, mort tabassé par le Capitaine et père, suivi de l'équipage, choqué qu'on put penser toucher à la fillette blonde et adorable du Capitaine.  

Ce fut la dernière erreur que Stanislas fera avec Maredy. Jamais, plus jamais il ne la laissera seule ou en danger, il était prêt à s'écorcher les mains à coup de poing si c'était pour la protéger. Il se promit qu'il ne lui arriverait rien, plus jamais.
Ils devinrent inséparables. Elle était la dernière chose qui avait besoin de sa protection et il était le seul capable de la protéger. Il lui apprit à se battre, à tirer, à hurler sur l'équipage pour le diriger, à mordre dans la vie pour se faire une place et ne pas se faire écraser.
Stanislas regrettait un peu cette relation fusionnelle. Depuis qu'elle grandissait, elle empruntait un chemin où il ne pourrait plus la suivre pour l'aider : elle devenait une femme. Et lui, bah en fait, il s'y connait rien. Beatris est la femme qui resta le plus longtemps avec lui, mais c'était aussi la plus chiante et la plus imprévisible, impossible de la prendre en référence, et Maredy ne se sentait pas en confiance avec elle, bien qu'elle la voyait très souvent. Le jour où elle aurait des questions sur son corps, sur la façon qu'une femme doit vivre, il ne pourrait plus lui donner ses solutions. Il ne savait plus comment faire.
C'est à ce moment là qu'un fossé s'était doucement creusé entre eux-deux.

Calliopé, maintenant calmée de sa dispute amoureuse, regardait le capitaine se morfondre dans ce verre à nouveau bientôt vide.
Ça faisait maintenant un an que lui et Maredy avait posé le pied à terre à Wilwar, voulant se rapprocher de Sarel. L'équipage était, selon l'ivrogne, en vacances jusqu'à ce qu'il reprenne la barre.
Calliopé se souvient du moment ou Sarel lui avait annoncé qu'elle avait retrouvé un ex-amant de Lisandre. Il correspondait plus ou moins à la prériode où elle tomba enceinte de sa fille, donc Stanislas était un père potentiel pour Sarel.
La femme aux cheveux blancs ne cherchait absolument pas à retrouver la personne qui lui avait donné ses gênes. En réalité, elle s'était intéressée à la vie de Stanislas et il était pertinent pour elle : connaissant bien Ulmo, ayant des contacts avec Svenn, le cheftain d'Ulmo, possédant un équipage entier ainsi qu'un navire, un pouvoir utile et un de ses enfants travaillait au palais d'Anar, bien qu'elle ait pas encore compris qu'il s'agissait du majordome de la cheftaine.
Elle avait aussi appris sa fibre paternelle très développée.

Son plan marcha à merveille : elle rencontra le pirate il y a deux ans, sans que sa mère soit au courant, en lui annonçant qu'elle est sa fille. Se souvenant de Lisandre il y a 26 ans, l'annonce d'une nouvelle paternité lui arracha quelques larmes. Il promit à Sarel d'être digne du père qu'elle voudrait et qu'il rattraperait son absence.
De suite après, Sarel, se sachant mal vue par Maredy qui était une gamine pourrie gatée, joua la sœur modèle : elle se rapprocha d'elle, parla des sujets sensibles, l'amour, le corps, les relations avec ses amis et sa famille, bien que là dessus elle resta évasive. Elle lui prêta des vêtements, lui offrit un ou deux cadeaux comme des bijoux ou des chaussures, se montra très vite présente, l'emmena boire ou visiter, pour passer des moments avec elle. Elle essayait d'être une figure de femme pour elle, voyant très bien que ca lui manquait, ainsi qu'une figure de soeur pour combler l'absence de son frère.

Sarel rentrait épuisée chez Lisandre et râlant toute la soirée. C'était de trop pour elle. Elle ne sera jamais une vraie sœur et elle sait difficilement faire semblant, ça, Calliopé s'en souvient très bien. Elle sourit en songeant à leur passé commun à toutes les deux.
Lorsque Lisandre est morte, Calliopé, Stanislas et Maredy ont été présents à ses funérailles. Il y avait aussi l'ancien cheftain de Wilwar. Maredy pleurait pour Sarel et là que la femme aux cheveux blancs comprit qu'elle avait gagné la confiance de la jeune ado sceptique. Elle avait réussit.
Depuis, les deux pirates ont posé le pied à l'auberge à Wilwar. Ils se montrent présents pour Sarel et ont même décidé de la soutenir dans ses projets. C'était ce que Sarel espérait depuis le départ.

Ses contacts formaient un groupe de plus en plus soudés et différents. Elle avait déjà Calliopé depuis le début. Elle n'était pas forte, que ça soit physiquement ou mentalement, mais au moins elle faisait un minimum : elle possédait son auberge. Elle était le lieu de ralliement pour Sarel et ses proches. Elle était aussi celle qui soutenait et réfléchissait au stratégie avec Sarel. Bizarrement, elles étaient toutes les deux beaucoup plus proches dans la combine qu'avant, lorsqu'elles ont vécu ensemble à l'égal de sœur. Elles ne s'aimaient pas avant, mais ne se détestaient pas, elles se regardaient vivre avec hostilité, voilà tout. Mais depuis celle conversation avec sa "soeur", Calliopé sentait que ce qui les liait n'était plus une mère et une mère d'accueil commune mais une aspiration de vie. Elles veulent la même chose. Et pourront le réaliser à deux.
Il y a maintenant quatre ans, Sarel rencontra Kieren qui se joigna au groupe. Calliopé, encore écœurée du comportement du garde il y a peu, préférait ne pas penser à son arrivée dans sa vie. Ce n'était que des problèmes, de toute façon.
Maintenant, il y a Stanislas, Beatris et Maredy. On peut dire que ça commençait bien.

A condition évidemment que Maredy rentre avec Sarel saine et sauve. Mais Calliopé est pessimiste et superstitieuse. Elle le sens mal, très mal.
Surtout qu'il vient de se mettre à pleuvoir sur Hens. Et pour elle, la pluie est un symbole du mal.
Elle cassa un verre sous l'inquiétude en faisant la vaisselle. Non, décidément, elle le sentait vraiment mal...


Dernière édition par Sarel le Mar 1 Oct - 20:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Mar 1 Oct - 14:48

Dans les jardins entourant le palais, le silence et l'obscurité regnaient. Par une torche, pas une lampe, la seule chose capable de de l'eclairer ne pouvait être que la lune. Or, jour de chance, le ciel était couvert...
Pourtant, ce calme plat fut bientot perturbé alors que quelques gouttes de pluies  se mirent justement à tapper le sol. Remarquez, ces quelques sons n'arrivaient pas à briser l'harmonie du silence pesant et, au contraire, lui donnait un petit son doux et ... 
-Grueeeuk! Uureek... uruoinggkfhhh... !! Furent les derniers sons qu'un pauvre garde en train de mourrir produisit alors qu'un couteau venait de lui cisailler la gorge !

- Hmmm, quel doux bruit que celle d'une gorge perforée. Fit nonchalament le dénommé Baltasar alors qu'il tenait encore sa victime par le col.

- GYAAAARK !!! Hurla une autre proie qui aparament venait elle aussi de perdre la vie.

- Et MERDE. Vla qu'il commence à pleuveoir ! C'est quoi ce pays?! On est à Anar oui ou non ? Jura le colérique de la bande alors qu'il ecrasait violement la tête de sa victime pourtant déja morte au sol, à l'aide de son pied.

- Faites les taire !! Lança Baldovino au reste de la bande postés derrière lui, alors qu'il était planqué un peu plus loin dans un buisson, jumelles sur les yeux et regard dirigé vers le palais. Il ne faut pas qu'ils en ramenent d'autres, on a suffisament d'ennuis !!!

- WUUUAAAARGHEUUUUH !!!!! Lacha un troisieme, ce qui eu pour mérite de faire tourner la tête de Baldovino de mécontentement.

- Oups, désolé, j'ai visé à coté. S'excusa l'un des quadruplés Quarquois. Mais c'était le dernier. Faut dire qu'il fait tellement sombre.

- T... T.... Tu veux que je te fasse un p-p-p-peu de lumière ?  Begeya Alfonso le Pyromane en dégainant son briquet.

- NAN. Firent tous les Quarquois en choeur.

- Okay ....

- WuOOIiiiiIIIIIIIIiiiiinnNK GRAAOINNK WINK !!!! 

- Mais c'est quoi ça maintenant ?!!! S'emporta le nain surexcité de la bande.

- C'est rien, j'ai juste marché sur la patte du cochon sacré. Fit le second quadruplé.

- MAIS BON SANG QU'EST CE QUE JE VOUS AI DIT? Finit par hurler de toutes ses forces le chef de l'opération en se retournant, doigts crispés. EN SILENCE ! EN-SI-LEN-CEUH !!!! C'EST QUAND MEME PAS COMPLIQUE ?!!

Soudain, un fracas résonna pas très loin deux, juste sur les bord du palais. Une vitre venait de se briser et ce qui ressemblait à un type venait de tomber du troisieme étage avant... D'eclater, par terre ....

- ............... 
- ............... D'accoooooooord.........

- ..... WOUIIIIIIIIIIIIIINKKKKKK

- Oooooh !!! Salvator vient de buter le cochon sacré !!! 

- Rien à foutre, au moin il ira rejoindre son pote le chien miteux.

- Hein? Attend, le chien de l'oncle Ali qui a disparu depuis ce matin, c'était toi ?

- Ouais, et j'peux te dire qu'il avait bon gout.

- Ah l'enfoiré !!

- Ouais, il aurait pu partager !

- Pas grave, on a le cochon maintenant.

- VOS GUEU.... VOS... JE.... Baragouina Baldovino entre ses dents tandis que la colère et l'envie de meurtre s'emmagasiner dans ses poumons. 

Puis, d'un coup, dans une profonde expiration, le chef de bande sembla repousser toute nervosité et reprit un semblant de sang-froid, avant de se retourner vers le batiment.
Comme quoi, il avait l'air habitué à garder son self-controle. Remarque, avec une famille pareil, il vallait mieu en avoir si on voulait survivre.

Soudain, une explosion. Encore. Ce n'était pas la premiere. Ah, et maintenant, un coup de feu! Ca, c'était bien le premier. A cette époque, les armes à feu n'étaient vraiment pas courrantes, et quand on en entendait une, ca calmait rapidement ! 
D'ailleurs, le silence s'était imposé brutalement dans la bande.

- ...
- ...
- ...
- ...
- ... Crunch miom crunch...
- ...
- ...
- ...
- ...

Les neufs membres de la grand famille savaient tous que ce n'était pas bon signe. En fait, ils le savaient tous depuis la premiere explosion, et Baldovino le premier.
Qu'est ce que cette imbécile de Malik avait encore foutu ?!! Lui, un maitre de l'infiltration. Il n'avait qu'une chose à faire: prendre le trésor et sortir. Avec son pouvoir, c'était un jeu d'enfant. Mais depuis tout à l'heure, c'était carrément le branle-bas de combat, comme si tout le monde savait que Malik était là. D'ailleurs, les patrouilles de gardes n'avaient pas tardé à faire le tour du palais, jardins y compris, d'où le petit accrochage de tout à l'heure.
Enfin. Pas de panique. Baldovino, depuis tout à l'heure, n'avait cessé de calculer et de recalculer son plan, et en avait déja plusieurs de secours au cas où. Pour l'instant, ils devaient poursuivre le plan A, dans le cas où Malik arrivait à sortir avec l'argent.

- Bon, les gars, on continue. Dit calmement le stratège tout en rangeant ses jumelles dans sa sacoche. La voie est libre, on file aux écuries.

Et alors que la troupe se met en marche dans leur brouhaha habituel, aucun d'eux ne remarque la lampe qui s'allume derrière l'une des fenêtes de la grande facade du Palais d'Anar. Dommage pour Baldovino, l'information aurait pu être précieuse, car ...

- Qu'est ce donc que tout ce bruit... ?!! Grogne Xavier en repoussant la couverture de son lit sur sa femme, ayant pour habitude d'être horrible au réveil.
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Roxas

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Mar 1 Oct - 14:50

Sebastien Jerry, les mains en poches, encore braqué dans son idée de jarter sa soeur d'ici le plus vite possible et de reflechir ensuite, ecouta encore une fois sa dite soeur hurler bien fort une enième reproche qui prouvait encore qu'elle n'avait rien compris !! Non mais c'était pas possible, elle voulait rameuter toute la population d'Anar ou bien ... ?!!

Sans se douter une seule seconde de ce qu'il allait voir, le majordome se retourna vivement vers l'objet de son comportement inhabituel, prêt à l'engueuler à nouveau. Mais les yeux de Sebastien ainsi que son ouïe envoyerent l'information fatale à son cerveau en même temps que la sensation de douleur le fit.

Une balle venait de perforer son épaule.

Un pas en arrière. Deux pas. Sébastien titubait. Son regard se baladait entre son costume troué et ensanglanté jusqu'à sa main tachée de sang. Et lorsqu'enfin ses yeux blasés se fixèrent sur sa soeur, le majordome attitré de la Cheftaine d'Anar tomba finalement en arrière dans un grognement rauque:

- Et meeeeeeerde .......... 

Le dos de Sebastien s'écrasa brutalement au sol en même temps que la vérité lui fracassa encore plus violement la figure: il avait été assez con que pour sa soeur lui tirre dessus.
Et ce n'était pas dans le sens où il n'avait pas été assez intelligent que pour l'en empêcher, ou assez fort que pour eviter cette balle. Il venait seulement de se rendre compte du mal qu'il avait causé, et pas seulement depuis ces dix dernières minutes.

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- J'en ai ma claque moi, de courrir en rond dans ces couloirs. Ca va faire trente minutes que je cours après une femme aux cheveux blancs et tout ce que je trouve c'est des cadavres rouges de sang! Si ca se trouve, elle s'est déja tirrée, en plus.

- Tais-toi et prend garde un peu. Sinon, tu risques de finir comme les types que tu trouves par terre, et ce sera quelqu'un d'autres qui te decouvrira.

- Mouais, t'as pas tord, mais n'empêche que...

Le soldat devint subitement blanc (comme le cheveux de l'intrue !!) lorsque, au détour d'un trottoir, il tomba nez à nez avec une immense silhouette qui le dépassait au moin d'un mètre. Bon, peut-être un peu moin, mais l'imposante droiture du personnage dont il avait heurté le torse avait de quoi destabiliser la notion des distances. Surtout quand on savait de qui il s'agissait ...

- M... M .... M ... M ... M... Mmmm....

- Messire Dia Hearts !! Fini par dire le second homme au détriment de l'autre.

Le fameux "Titan" se trouvait bien devant eux, en cher et en os. Si beaucoups en avaient entendu parlé, peu avaient vraiment eu l'occasion de le voir pour de vrai dans le palais. A vrai dire, ce Hearts là était plutot du genre discret comparés à tous les autres qui au contraire fesait de leurs siennes tout le temps... Et d'ailleurs, si on le voyait, c'était souvent lorsqu'il y avait des problemes. Ce qui rassurait encore moin les deux gardes.

Dia les regarda un moment, tous les deux. Fronça les sourcils un instant, déclenchant des sueurs froides aux deux bonshommes, avant de les pousser et de continuer son chemin. 

- Pfiouuuuu ! Firent-ils en choeur alors qu'ils crurent leur derniere heure venue.


A la base, le géant qu'était Dia était chargé de fonçer droit vers la salle du trésor afin d'attraper le voleur, dont il était d'ailleurs certain qu'il s'agissait de Malik. Depuis le départ, le "protecteur" de la famille l'avait à l'oeil et jamais il n'avait eu confiance en lui. Il se demandait d'ailleurs pourquoi son oncle avait décidé de choisir cette homme là en tant que mari pour Alisone, et ne comprenait pas. Quoi qu'il en soit, ce qu'ils redoutaient lui et Sébastien était arrivé comme ils l'avaient d'ailleurs prévus: quelqu'un s'en prenait à sa famille, ou du moin à son palais. Et Dia se fesait un honneur de s'occuper de tout ceux qui osaient s'attaquer à eux.

Pourtant, arrivé à mi-chemin, le colosse apprit de la bouche du chef de garde qu'Alisone s'était déja mise en travers du chemin du voleur, mais qu'il s'était échappé. De plus, il semblait y avoir plusieurs intrus... 
Il n'en fallait pas plus pour Dia afin de lui faire faire marcher arrière: la sortie. Il devait impérativement bloquer la sortie !! Même si il avait confiance en Sébastien et qu'Alisone savait se debrouiller, aucun intru ne devait en réchapper. Il allait bloquer l'unique sortie de l'aile Ouest du chateau... Il n'en était pas si loin que ça encore !! 

Il était en chemin. Il y était même presque, en fait. La seule sortie de cette partie du palais était en fait un escalier qui donnait sur l'aile principale. Encore un tournant et...

Quoi ?!! Une femme. Une femme se trouvait là, juste devant les escaliers, comme si elle était en train d'attendre. Il finit par la reconnaitre: c'était Zania, l'ancienne servante de cette rejetée de Lisandre. 
Attends.... Cette Sarel, la fille de Lisandre... Sébastien disait avoir aussi des soupçons sur elle, mais Dia n'y avait apporté aucune importance: une Hearts ne trahirait jamais les autres Hearts. Même une moitiée de rébut. Pourtant ... ? 

L'hercule s'avanca d'un pas lourd vers ce qui semblait de plus en plus devenir une enemie pour lui dans sa tête, et sa voix menaçante tonna: 

- Que faites-vous là ... ?! Les serviteurs ne peuvent sortir dès 22h. Vous le savez plus que bien, vous qui travaillez ici depuis des décennies. Arrivé à son niveau, la toisant de tout son haut pour bien lui montrer qu'il pouvait l'ecraser en un instant, il cracha: PARLEZ.


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Mais d'où tenait-elle cette arme à feu ?!! Merde quoi, ce genre de truc venait à peine d'être inventé et cette foutue gamine en avait déja un en main. Comme quoi les jeunes de nos jours sautent de plus en plus rapidement sur les nouveautés... Mais à voir les conséquences, ce n'était peut-être pas une bonne chose !

Mais à quoi est ce qu'il pensait, lui? La question n'était pas là. Sa soeur venait de lui tirrer du plomb dans l'épaule. Voilà maintenant qu'il se trouvait dans une situation encore plus critique qu'auparavant, tout ça parce qu'il n'avait pensé qu'à son misérable bonheur qu'il n'arrivait même pas encore à trouver... Pire encore, qu'il n'arriverait sans doute jamais véritablement à acquérir. Il avait obligé sa soeur à lui tirrer dessus. Il l'avait poussé jusqu'à ce point là. Mais comment est ce que ca avait pu tourner comme ça?

Merde, merde, merde, merde, merde. Il allait devoir assumer maintenant, et surtout arranger. "Mais comment ? " était donc maintenant la question qui taraudait l'esprit du serviteur alors qu'il poussait de toutes ses forces sur son bras valide pour se redresser. Il n'avait déja pas totalement récuperé de ses blessures infligées par l'incident du mariage tout à l'heure, ce qui compliquait encore plus la tâche.

- Maredy... Commença-t-il en sifflant de douleur entre ses dents. C'est.... C... C'est pour moi que tu es venu ici, c'est ça? T'es venu me chercher ou t'es juste venu me tuer parce que je vous ai laché ?

Poussant sur ses jambes, le faussement nommé Jerry se releva peu à peu comme il pouvait.

- Ok, ok. T'as gagné. Fini-t-il par avouer, enfin debout, haletant et la tête penchée en arrière. Je suis qu'un gros salopard. Je n'ai pensé qu'à moi depuis bientot trois ans, c'est vrai. Tu... Enfin, vous ! Vous avez du prendre sa pour une trahison, mais surtout toi. Je suis désolé... Sa main gauche pointa alors subitement sa soeur du doigt, tandis qu'il baissait sa tête et que son visage devint plus grave. Mais si je suis parti, c'est de VOTRE faute. Il abaissa sa main, commença à déboutonner sa veste. Vous ne m'avez jamais accepté comme je suis. Vous avez toujours voulu faire de moi ce que je n'ai jamais été, vous vous êtes toujours moqués de moi parce que je voulais vivre autrement que vous, parce que j'étais tout simplement plus décroté que vous tous. 

Enfin débarassé de sa veste qu'il portait maintenant sur son épaule saine et sauve, le "déserteur" déboutonna quelque peu sa chemise blanche afin d'entrevoir sa blessure... Et c'était pas joli à voir. Son air un poil dégouté en témoignait.

- Papa a toujours été un bon père pour moi, je ne le nie pas.  Je ne renie pas ma famille. Il a toujours tout fait pour me rendre heureux. Mais il n'a jamais compris que j'avais besoin d'autre chose que ce qu'il m'offrait, et que justement, tout ce qu'il tentait de me donner ne m'apportait, au final, rien du tout. Je ne suis pas comme vous.

Mais comment est ce que ca se soigne, une blessure par balle ?!! Sebastien, le visage en sueur tant il luttait contre la douleur mais surtout contre l'envie de montrer qu'il avait mal, commençait à nouveau à s'ennerver alors qu'il ne savait plus comment réagir.

- Maredy, je m'excuse de t'avoir abbandonné à ton sort du jour au lendemain. C'est la seule chose que je pense véritablement regretter. Il sembla déconcentré un instant alors qu'il entendait un bruit étrange, venant d'un endroit plus éloigné, avant de continuer: Tout à l'heure, tu me parlais de bonheur. Tu me disais que mon bonheur vallait que dalle comparé au tien. Je suis content pour toi, vraiment. Mais sache bien une chose: je ne me suis jamais senti véritablement heureux lorsque j'étais chez nous. Je te le répète... Je ne suis pas... 

Il se rattrape alors brusquement à une petite table à coté de lui, fesant soubresauter la théière posée dessus. La vision du blessé qu'il était se brouillait à cause de la perte du sang. Et puis, c'était quoi, ce bruit ?!

- Je ne ... Suis pas... Je ne suis pas...

Ce son étrange... Non. C'était une multitude de son. Comme si une espèce d'avalanche d'objets se rapprochaient d'eux en cognant tous les murs sur son passage. A vrai dire, on aurait pu comparer ce bruit à celui d'une machine à laver de nos jours.
La théière, à coté de sa main... Elle vibrait.

- Comme vous.

Son bras ceda alors que tout son poid s'écroula sur la table, qui ne tient d'ailleurs pas le coup tant le choc fut rude.
La dernière chose que Sebastien Jerry entrevu dans le brouillard qui embrumait ses pupilles fut sa soeur. Est ce qu'il avait fait le bon choix? Est-ce qu'il devait regretter d'avoir choisis son bonheur au détriment des autres? Est-ce que ces questions allaient-elles enfin arrêter de le tarauder, au bout de ces deux longues années de disparition?
La réponse ne vint toujours pas alors que son esprit sombra totalement dans l'obscurité...
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Don Bartolomeo Malik

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Mar 1 Oct - 14:54

[ Je sais pas si tu vas lire ça avant que je corrige, mais fais attention à pas te faire spoiler, il y a deux posts au dessus à lire encore :) Va voir au poste de Malik! Je n'ai pas fais la mise en page, mais il est 4h et je suis un peu fatigué *sors* Je la ferai demain :) ]













Le calme dura une seconde. Deux, tout au plus. 
Surgissant du fond du couloir, un énorme flot doré envahit le plafond et passa à très grande vitesse au dessus des deux frères et soeurs dans un boucan assourdissant. La veste noire maculée de sang du blessé s'envola d'ailleurs dans la foulée.

- Youhouuuuuuuuuuuuh !!! Caliente devant, caliente !!! Lança Malik alors qu'il s'amusait enfin à nouveau. Cette sensation de légereté le rendait toujours ivre de joie. Le trein Dorado passe en gare !!! Laissez passer!!! 

En moin de temps qu'il ne faut pour le dire, le trésor d'Anar venait littéralement de passer sous le nez de Maredy et elle pouvait d'ailleurs s'estimer heureuse de ne pas se l'être prise en pleine poire. 
Devalant les couloirs, repoussant tout ce qui était sur son passage, le courrant d'air qu'était Malik se sentait invincible ! Il s'approchait d'ailleurs dangereusement de la sortie. Le plan allait-il donc enfin bien finir pour lui? Allait-il enfin pouvoir sortir de cette baptise infernale qu'était celle des Hearts ?
... Sans doute pas aussi facilement que ça. Mais bon, ca, on s'en doutait.

Par contre, il y a une chose, une toute petite chose dont Malik avait fait don sans le vouloir à la jeune Maredy. Un cadeau empoisonné, bien sur. Un cadeau dont lui ne voulait pas.

- Sébastien ... ? Murmura Alisone, figée mais surtout horrifiée de voir son serviteur attitré étendu pour mort.





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Déja loin de là, à la sortie de la ville, un bonhomme à la chevelure blonde et au costard completement débrayé et calciné s'était retourné une dernière fois pour contempler ce qui était resté durant longtemps le siège de tout ses tourments: le village d'Anar et son palais. Du haut de son cheval noir qu'il avait réquisitionner dans son ancien "chez lui", le jeune homme était perdu dans ses pensées. C'est fou comme un simple endroit pouvait renfermer tant de souvenirs et tant d'ennuis à la fois. Seulement, cette fois-ci, la vision de Roxas était différente. Dorénavant, ce n'était plus un sentiment lourd et pesant qui lui traversait l'esprit, mais bien une émotion de renouveau et de légeretée. Il se sentait bien. Sa nouvelle vie commençait maintenant.

Pourtant, quelque chose attira son attention tout à coup. A l'autre bout du village, au Palais des Hearts, une épaisse fumée noire se dégageait du sol et une lumière vive éclairait les parois du chateau. Quelque chose brulait...


- Qu'est que c'est que ça ... ? Se demanda l'homme qui ne portait plus de nom. On dirait que ca vient de... Oh, soit ! Ca ne m'interesse plus, de toute façon. On s'en va, mon bon vieux canasson. 

Le cheval hénissa comme tout bon cheval à qui un personnage s'adresse dans une oeuvre fictive, avant de se mettre à trotiner calmement ! L'on pouvait remarquer que le cheval transportait, en plus de son cavalier, plusieurs sacs... Dont le contenu semblait étrangement briller sous les quelques rayons de lumière lunaire qui perçaient à travers les nuages gris.

- N'empêche, mon vieux... T'as eu de la chance, tu y serais resté si j'étais pas parti avec toi. Se dit encore une fois le blondinet à l'intention de son cheval, avant de s'enfoncer dans l'orée de la forêt. 

-------------------------------------------------------------------------------------------------------

- J'y crois pas !! Hurle Baldovino, les bras rivés vers les ciel alors qu'il tourne en rond. Non mais j'y crois pas !!! Il nous a incendié l'écurie !! ESTE CRETINO DE MES DOS !!! 

Effectivement, la baptise était assaillie par le feu. Et le pire, c'est que les flammes montaient déja haut !! Le spectacle semblait d'autant plus tragique que l'on entendait les cris de désespoirs des pauvres animaux bloqués à l'intérieur...
Ah oui, mais ça, tout le monde n'en avait rien à battre chez les Quarquois. Surtout pas Salvator, qui choppa le fameux pyromane begue pour le plaquer contre un arbre.

- Je, euh .... J'y v-v-v-v-voyais rien, et .... Prit sa défense l'accusé en ayant déja peur de sa condamnation, surtout venant de Salvator.

- ESPECIE DE PEQUEäO CRETINO DE LOS ALPES, ESTÚPIDO DE COCHINO SORDO MAJARETA VOY A MATARTE DESTRIPARME CHOCAR LUEGO COMERTE LUEGO VOMITARTE LUEGO TODAVÍA COMERTE, VAS A REVENTAR EN BELEZZA !!!! Hurla comme personne ne pouvait hurler le juge Salvator tout en secouant la tête d'Alfonso contre l'arbre.

Derrière eux, le quator Quarquois tentèrent de decrypter ce qu'il venait de dire tant il avait parlé vite:

- Je crois qu'il a dit un truc en rapport avec un cochon au chocolat.
- Ah ouais? Moi j'ai cru qu'il allait etriper un cochon et le lui faire vomir.
- Vous avez rien compris, il a juste dit qu'il allait lui offrir un voyage dans les alpes.
- Je rêve ou il a dit qu'il allait le manger puis le vomir pour ensuite le re-manger??? Fini le dernier avec un air dégouté.

- Je ne t'ai demandé qu'une chose, Alfonso, uuuuuunnnnne SEULE. Continua enfin Baldovino en repoussant son imbécile de frère qu'était Salvator. Je t'avais JUSTE demandé d'aller me chercher un cheval pendant qu'on préparait la calèche, et TOI, tu AS réuSSI à quAND même tout FOUTRE en l'AIR !! .........

- .....

- ... PICCOLO MERDOSO DI MIEI DUE, TI ODIO, VI DETESTO OGNI BANDA DI DEBOLE PROSTRATI NELLA VOSTRA AMACA CHE IO VOI PAGA PERCHÉ SONO IL SOLO HA MUOVERMI PER VOI, RAAAAAAAAAAAAAH!!!!!

Les Quarquois ont dut tous s'y mettre pour arraché Baldovino du pauvres Alfonso dont la tête commençait à s'incruster dans l'écorce de l'arbre qui lui aussi n'avait rien demandé. 
Les secondes passèrent, l'accès de rage du chef de l'opération aussi. On souffle un bon coup et on est reparti.

Baldovino, assis par terre, la tête entre les mains, réfléchit rapidement. Très rapidement. Ils n'ont plus aucun moyen de s'enfuir, plus aucun moyen de recuperer le fric. Ce qui veut dire que même si Malik survit à tout le foutoir qu'il est aparament en train de mettre vu tout le bruit qui provient du chateau, tout cela n'aura servi à rien parce qu'ils n'arriveront jamais à tout emmener à pied !! Aucuns de leurs pouvoirs ne leur serait utile... 
Vite, vite, un plan de secours ! Surtout que tout le monde ne va pas tarder à rappliquer pour eteindre le feu... Viiiiite....

- Euh ... Baldofff...fff...ffino... Fe peu te dire un truc? Ose Alfonso dont le visage est parsemés de copeaux de bois et dont les dents se sont renfonçées dans son palais.

- QUOI, Alfonso ?

- Fe... Euh... Fafait quand même fu prendre un fefal...

- Hein ?

- Fai dit que f'ai troufé un fefal, tout à l'heure, afant que l'écurie ne flambe.

- Un quoi? 

- Un fefal !!

- Un quoi?

- UN CHEVAL !!!! Hurlèrent la moitié des Quarquois qui avaient compris.

- Ah, un fefal, ok. Dit Baldovino en roulant les yeux.  .... Attend... QUOI? UN CHEVAL? MAIS POURQUOI TU L'AS PAS DIT PLUTOT ESPECE DE... De ... Hum... Bon, il est où, le cheval? 

- Là.

Au bout de la direction qu'indiquait son doigt, un cheval noir a la mèche digne d'un punk. Seulement... Ses yeux sont cachés par des cache-yeux et il n'a pas d'oreilles, il semble lui manquer une moitiée de patte et en plus il n'a même pas l'air de savoir où il est. Ah oui, et ...

- ... Et sans oublier qu'il y a écrit "CHEVAL A ABBATRE" SUR LE FOUTU ECRITEAU QUI PEND A SON COU, CRETINOS DES ALPES !!!

- Fé un fefal, non? Il est pas en feu, non? Alors foila, faut pas trop m'en demander, non plus. 

Baldovino faillit pleurer de desespoir en se demandant si, un jour, il allait arriver à quelque chose avec cette bande de débile ou si il allait se tirrer une balle avant. Enfin.
Ils avaient un cheval, et, heureusement, ils avaient déja sorti la calèche. C'était déja ça. Il n'en restait plus qu'un à attendre ... 

....

Pfffrrrfr... Si il savait !
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Sarel

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Mar 1 Oct - 22:35

[ Voilà voilà ! J'étais un peu bloquée avec Zania j'espère que ca ira, et j'espère que ca te plaira avec Maredy et Alisone. Commence à faire gaffe pour gérer tous le monde en meme temps, t'as rajouté trois camps en plus on en est à 9 là, dont 6 pour toi xD ]
- Roxas
- Alisone
- Maredy (moi)
- Sebastien
- Xavier
- Dia
- Zania (moi)
- les Quarquoi
- Sarel (moi)












-"Sébastien ... ?" Murmura Alisone.

Maredy crut qu'elle allait mourir quand elle reconnut la cheftaine. Les mots de son frère lui trottait dans la tête "je ne suis pas comme vous", "C'est votre faute". Et voilà qu'il est là, étendu et inconscient, à cause d'elle. Mais quelle connerie elle avait fait ! Non, elle ne voulait pas le tuer, elle voulait juste se venger. Elle ne pensait pas que ça prendrait une telle proportions.
Elle se mit à pleurer comme un bébé face à la cheftaine et en s'agenouillant aux cotés de majordome étendu. Elle ne voulait pas mourir, elle ne voulait pas lui dire que c'était de sa faute, tellement elle regrettait, elle ne voulait pas assumer, elle voulait oublier et revenir en arrière, elle regrettait tellement.
Son fusil n'était plus là.
Il fallait qu'elle invente, et vite. Soudain, une idée : l'homme qu'elle avait entraperçu, à la manière d'un fantôme, dans ce vent d'or. Il était arrivé au moment du coup de feu, ça pouvait concorder.
Elle essaya d'expliquer entre ses larmes :

-"L'homme.. Celui qui était caché dans le vent avec plein d'or ! Il a utilisé un fusil pour tirer sur Sébastien. Il ... a tiré sur mon frère ! Il est inconscient !"

Et elle pleura de plus belle. Maredy croyait à son histoire. Ce n'était pas elle qui avait tiré, c'était ce maudit voleur. Elle hurla à l'attention à l'attention de Sébastien :

-"Pour l'amour de Dieu, réveille toi ! Réveille toi !!! Je t'en supplie ! Je ne voulais pas ça, je voulais juste te voir.. Réveille-toi ! Sébastien ! "

Trois claques au visage mais aucune réaction. Elle sortit sa gourde pleine de rhum et essaya de faire boire son frère, peut-être surement sans succès, mais la navigatrice était désespérée, persuadée que l'alcool le maintiendra en vie.

Elle se retourna, ajouta soudain à la cheftaine :

-"Je suis une pirate. Personne ne les accepte ici, et mon frère voulait encore moins nous voir. Mais ça fait six ans que je ne l'ai pas revu. J'ai enfreint la loi, je le sais.. Et je paierai les conséquences. Mais je voulais juste le revoir, il me manquait, je voulais pas qu'il en arrive là.."
Sa voix s'étrangla pour repartir sous les pleurs d'enfant :
-"Je voulais pas qu'il soit blessé ! Je ne veux pas mourir parce que je veux renouer ma famille ! Faites quelque chose pour lui, je vous en supplie ! Sauvez-le, Alisone !"


Une famille renouée ? Voilà un sujet qui touchait particulièrement la cheftaine en colère...



_______________________________________________________________



Sarel faisait le tour du palais pour arriver aux écuries, et là, surprise. Elles brûlaient.

La Wilwarienne hurla en silence un bon coup et massacra une plante qui se trouvait là par hasard sous l'effet de la colère.
Rien n'allait ! Maredy était en danger, Malik avec la plus grosse partie du fric était perdu dans le palais, Alisone le poursuivait, Xavier s'était réveillé (Sarel vérifiait toujours les fenêtres des chambres, c'est le B.a.-ba quand on s'infiltre dans une grande propriété), Zania était une témoin, et surtout, sa voie de secours était en feu ! Et qui sait ce qu'elle oublie, encore !
Surtout qu'elle ne sait pas affronter les flammes, elle perd trop vite son énergie et s'assèche. Foutu arbre.

Elle longea les écuries en priant un Dieu auquel elle ne croyait pas qu'il eut un miracle. Et il en avait un.
Une calèche, sûrement celle préparée par Zania. Et un cheval. Mais quel cheval. Sarel fut dégoûtée de son état. Ce n'était surement pas celui que la portière lui avait préparé. Sarel ne se doutait pas que ce cheval là était celui sur lequel reposait le derrière d'un prestidigitateur renié qui s'enfonçait dans la nuit. Il avait été plus rapide qu'elle !

Elle n'était pas seule. Une troupe d'abrutis s'engueulait en espagnol se tapant dessus à tour de rôle. Elle sembla trouver un meneur bien que mal écouté, et surtout, une personne plutôt menaçante. S'empêche, elle s'étonna. Il y avait beaucoup de sans abris par ici, mais surtout, que font-ils à voler les Hearts ? Ils sont si inconscients ?
Heureusement, grâce à la pluie, on ne discernait plus les cheveux de la femme au clair de lune.

Elle s'approcha lentement, les sans abris se faisant une diversion seuls. Lorsqu'elle avança, elle marcha sur de la viande froide : un porc. Bon, en sale état car il semblait avoir été mangé à froid, mais ce cochon lui disait quelque chose.

Celui des sans abris avec le type au ukulélé la veille au soir, vu pendant les préparatifs du mariage. Le type au ukulélé qui était Malik. Ces gens étaient avec Malik.
Quoi faire alors ? Les voler ? Les aborder en expliquant ce qu'il s'est passé et où est Malik ? Si elle doit faire ça, elle racontera qu'elle l'a laissé seul aux griffes de la cheftaine, et ils n'apprécieront pas. Faire ami-ami ne semble pas une bonne idée, surtout qu'elle n'a pas beaucoup d'info sur eux, Malik n'a su avoir les idées claires qu'en parlant de son père. Quel crétin !

Sarel en avait marre de tout. Toute cette histoire. Elle voulait juste son fric et disparaître avec Maredy.
Elle l'attendra ici, préparant la calèche. Ses gitans n'ont qu'à bien se tenir. Sarel en avait marre.


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Zania attendait depuis un moment sur l'escalier. Elle y avait croisé Sarel, qu'elle voulait aider à s'enfuir. La portière n'était pas très futée mais avait compris une chose : ne pas chercher à savoir si ce que fait Sarel est bien ou non. Elle ne voulait pas s'impliquer ou voir l'image de sa chère ancienne maîtresse bafouée. Ce qu'elle faisait là, elle n'était même pas sûre que c'était la meilleure idée.
Après avoir lâché la jeune femme blanche, elle avait attendu dans le but de la couvrir. Mais Sarel était revenue après avoir entendu un coup de feu : c'était une enfant, une proche à elle qui ne devait pas être là. Sarel lui a demandé d'essayer au maximum de l'emmener dehors. Elle ne pouvait pas le faire elle sans risquer sa peau, mais Zania n'avait qu'à la retrouver et l'emmener par les couloirs des domestiques.
Sauf que Zania avait oublié de dire à la Hearts qu'elle aussi n'avait plus vraiment le droit d'être ici. Zania sait très bien que désobéir à ses maîtres lui rapporterait gros mais elle aimerait tellement voir Sarel vivre pleinement que Lisandre lui a donné. Elle pense à sa famille à elle et à son fils décédé et se dit que même s'il avait pris une mauvaise voie, elle aurait aimé le voir juste vivre comme il le souhaite.
Mais Zania est simple et gentille, désobéir à ses maîtres lui ferait trop peur. Elle ne s'est jamais rebellé et a accepté son rôle et sa place, pourquoi maintenant ça devrait changer ?
C'est lorsqu'elle était encore dans ces pensées là qu'elle se rendit compte que son maître Dia Hearts se tenait maintenant face à elle, sommant des explications. Mais quoi lui raconter ? Et mince, Zania aurait du être plus réactive et partir à la recherche de cette pirate à la place qu'attendre comme l'imbécile qu'elle est !

-" Maîtr'Dia, bonsoir, euh, qu'est c'qui s'passe ? J'veux dire, j'me retrouve s'vent seule le soir ici mais ça a jamais dérangé personne, j'sais qu'j'peux pas, mais parfois j'veux pas rentrer ch'moi, vous savez sûr'ment pour ma famille, Messire Xavier m'a jamais forcé à rentrer, j'suis plus efficace dans mon travail après et just'ment, j'hésitais à rentrer."

Zania se savait pas mentir. Mais ce qu'elle disait tenait la route et rien ne prouvait le contraire. Que va-t-il penser ?
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Alisone
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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Mar 8 Oct - 13:14

Sebastien... Il ... Il était ... ? Tout ce sang sur sa chemise ... 
Qu'est ce qui s'était passé ?!
Cette fille, à coté de lui... Ce n'était pas une servante. Elle ne la connaissait pas. C'était elle qui l'avait ... Qui l'avait ... ?! 

Le flot soudain d'émotion qui venait à nouveau submerger le coeur fatigué d'Alisone déja bien martyrisé pour aujourd'hui lui brouillait l'esprit. C'était trop, beaucoups trop pour elle en si peu de temps. 
Elle venait à peine de prendre des résolutions... Elle avait enfin vraiment décidé de changer ! Et là, l'une des seules lueurs qui lui donnait encore envie d'avancer s'était éteinte.

La choc de la scène l'ayant troublée, Alisone prit peu à peu conscience de ce qui c'était passé.

Cette fille... Cette fille !!!!
Elle allait la tuer !!!! Tout ça c'était de sa faute, elle était la seule personne présente et elle ne la connaissait pas, cette fille venait à nouveau de briser sa ... Sa ...
Elle devait la frapper. La cogne à mort, la détruire, l'éradiquer !!! Cette haine dont elle en était tant habitué lui démangeait tout les membres, elle avait l'horrible besoin de la laisser jaillir et de raser tout le couloir! 

CETTE FILLE .... ELLE....

Elle... Pleurait?
Oui, la jeune fille devant elle était vraiment en train de pleurer. Alors qu'Alisone s'était déja avançée pour ratatiner l'objet de tout son tourment, la voilà brusquement désorientée.
Pleurait-t-elle de peur? Oui, c'était surement ça. Mais... Mais c'était trop tard, pour regretter! Cette... Gamine... Oui, c'est vrai qu'en fait, elle avait l'air vraiment jeune... MAIS ca n'excusait rien !!! 

La cheftaine s'approcha encore un peu plus, regardant de haut et d'un air abominablement froid celle qui avait le malheur d'être désigné comme souffre-douleur par son bourreau.
Arrivé devant elle, elle s'arrêta en même temps que le meurtrière à ses pied s'était soudain mise à parler, entre deux sanglots.

Et elle eu bien fait, car quelques secondes plus tard et ce n'était pas dit qu'elle puisse encore dire quoi que ce soit ! Qui plus est, le contenu de ces dites paroles n'était pas dénuées de révélations !! Car lorsqu'Alisone comprit que l'ado devant elle n'était en rien responsable de ce qui s'était passé...

- C'est... C'est lui qui ... ? S'étrangla Alisone alors qu'elle comprenait peu à peu l'horrible erreur qu'elle avait commise quelques minutes plus tot.

La colère éprouvée par la maitresse de Sébastien venait soudainement d'être remplacée par des profonds remords... C'était de sa faute !! Ce salopard de Malik ... Elle l'avait laissé s'échapper. Elle avait été incapable d'attraper ce maudit traitre, incapable de le maitriser. Si seulement elle avait apprit à se battre, si seulement...

Elle l'avait laissé tuer Sébastien.

C'était avec cette insupportable vérité qu'Alisone tomba à genoux aux cotés de son fidèle serviteur et de sa soeur qui, elle, continuait d'hurler vainement son nom dans l'espoir qu'il revienne...

Alisone ne pleurait pas. Les yeux rivés sur la personne qu'elle avait finalement appris à aimer au détriment des autres, elle s'interdisait de laisser sa vision s'embrouiller. Elle ne pouvait pas, elle ne VOULAIT pas gacher les derniers secondes qu'elle avait de voir encore en vie cette homme, cette lueur.
Ses doigts nus survolaient lentement le visage de celui-ci... Elle ne pouvait même pas le toucher... 

Elle avait prit de bonnes résolutions, c'était un fait. Mais c'était déja trop tard. Elle en payait maintenant le prix douloureux.

_______________________________________________________________________________________________

Dia Hearts scrutait de son regard accusateur mais surtout meurtrier la minuscule femme à ses pieds. 
Ce qu'elle racontait pouvait être vrai, même si le grand homme trouvait cela étrange que son oncle Xavier décide de faire exception pour cette vieille femme. 
Pourtant....

Pourtant, quelque chose clochait. Il ne savait pas quoi, il n'avait aucune preuve. Mais il sentait l'anguille sous roche. On lui mentait... Cette impression lui restait en travers de la gorge sans qu'il ne sache pourquoi, et il n'avait pas l'occasion de prouver les dire de la servante. Ou en tout cas, il n'en avait pas le temps.

Cette mégère ne lui inspirait pas confiance, les yeux percants du Hearts voyait bien qu'elle tremblait un peu. Bon, c'est vrai que le trois quart des gens face à qui il se presentait réagissaient de cette manière, mais... Mais ici, l'aura que dégageait le regard de Zania démontrait plus l'inquietude de quelqu'un qui avait peur d'être découvert, que de quelqu'un qui avait peur de se faire tuer pour rien !! 

Raaah, c'était compliqué, et il n'avait pas le temps pour ça !!

- Yéééééééééééééhaaaaa !!! Beugla d'un coup une voix du tréfond des couloirs. On arrive au terminus, je le sens !! Deeeeeernièèèèère liiiiigneuuuuuuh DROITE !

Cette voix... Don Bartolomeo Malik !
C'était donc bien cette maudite crapule qui était responsable de tout ce branle-bas de combat ! Xavier, espèce d'idiot !!
Dia, dont la tête s'était tournée vers la provenances des cris imbéciles, revint vers Zania. 

Tant pis pour elle.

Le bras droit du colosse, déja immense à la base, doubla sauvagement de volume tout en s'entourant d'une épaise couche de magma et de roche ardente, avant de frapper l'ancienne servante de Lisandre comme si c'était un vulgaire moustique.

Sans même lui accorder un regard pour estimer sa survie ou non, Dia se retourna et s'élança droit vers le nuage doré qui filait droit sur lui. A l'image de son bras, ce fut maintenant tout son corps qui s'accrut ardement avant de s'envellopper d'un amas de lave en fusion et de pierre.

C'était maintenant un véritable Golem de Pierre qui encombra tout le couloir avant d'attraper en plein vol le monticule d'Or, stoppant irrémédiablement Malik dans sa course folle.

- C'est quoi ça, maintenant ?! Un détournement ?!! Criminel, va !! Injuria Malik, furieux que quelqu'un lui ai arraché la joie de sortir de cette baraque infernale !

________________________________________________________________________________________________

Alisone avait déja abbandonné tout espoir. Sa nature la rappelait à l'ordre: son pessimisme avait duré des années, et ca n'allait pas se regler brusquement parce qu'elle l'avait décidé. 
D'ailleurs, c'était bien simple: à l'instant où elle avait vu Sébastien etendu au sol, elle l'avait immédiatement cru mort. Même pas une once d'espoir ni rien, elle n'avait même pas songé qu'il puisse être encore en vie... Sans doute était-ce du au fait qu'elle était habitué à ce que tous les malheurs lui tombe dessus. 

Elle voulait changer tout ça, elle le voulait vraiment. Mais après ça... C'était dur... Beaucoups trop dur... Elle n'y arriverait pas. Elle se sentait déja replongé et, inconsciement, elle était déja occupé à maudir son destin... Et elle se surprit même à repenser au fait que tout ça, " c'était la faute de Roxas " !  Mais quelle... Quelle conne... Même pas capable de tenir ses propres engagements...

Ses pensées noires furent brusquement stoppées lorsque la réalité vint la rappeler. La voix de la soeur de Sebastien était parvenue à ses oreilles. Tournant mollement la tête, comme si elle était toute vide à l'intérieur, Alisone ecouta donc ce que la demoiselle avait à lui dire.

Elle avait l'air de se chercher des excuses, elle s'expliquait, elle se présentait par la même occasion. Mais à vrai dire, Alisone s'en fichait éperdument que son interlocutrice se soit introduite ici par éffraction ou non... Pour dire la vérité, la cheftaine n'y avait même pas pris attention jusqu'ici tant le choc fut rude.

Par contre, à coté de ça, d'autres informations donnés par les eclaircissement de Maredy interessèrent soudain Alisone. Des choses que Sebastien ne lui avait jamais raconté... Enfin, il fallait dire qu'ils ne se racontaient rien, eux deux.

Mais... Sebastien avait coupé contact avec sa famille depuis six ans ? Ca, elle ne l'aurait jamais deviné. Mais pourquoi? Sa soeur avait tellement l'air de l'aimer, elle avait l'air tellement triste qu'il soit parti. Est ce que sa famille était dans le même genre que celle d'Alisone? Etait-elle aussi pourrie, aussi malsaine ? Ou alors, il ne les aimait simplement pas? C'est vrai que Sebastien avait cette facheuse tendance à donner l'impression de ne rien aimer. 
La situation lui rapella soudain celle de son frère qui, lui aussi, s'était soudainement barré de la maison et n'avait plus donné de signe de vie durant un moment. 

Le regard empli d'incompréhension d'Alisone se mit alors lentement à changer en ce qui ressemblait à... De la compassion.
Tout à coup, cette petite blonde lui rapellait fort son propre cas. Elle aussi, elle avait fort souffert de la disparition soudaine de son frère.

... Roxas ...
La longue discussion qu'Alisone avait eu avec lui il y a quelques heures lui revint en tête. Ses paroles s'entremellaient, résonnaient dans son esprit... 
La soeur de Sébastien reparti alors sauvagement en sanglot, alors qu'elle suppliait de tout son coeur que l'Anarienne sauve son frère. 
Une famille renouée. Le déclic !

Alisone se leva précipitament alors qu'une brusque poussée d'adrénaline lui parvint dans tous ses membres. C'était trop bête !! C'était du gachis !!

Sa vie n'était pas foutue. Ce n'était pas la faute de Roxas, ce n'était pas la faute de son pouvoir ni même de sa famille. Cet abruti de Malik ne s'était pas encore tout à fait enfuis, Sébastien n'était pas encore mort !! Ses résolutions s'étaient prises très tard, c'est vrai. Mais pas trop tard. C'est ce qui marquait toute la différence.

Alisone était la cheftaine d'Anar, le village du feu, le village du Soleil !! Elle devait être la Lueur et non celle qui la suis! Tout cela n'avait que trop duré. Elle allait faire changer les choses, elle se l'était promis, elle l'avait promit pour Roxas. Et maintenant, elle le promettait pour Sébastien.

- On va sauver ton imbécile de frère. Lacha-t-elle enfin en sortant de son silence.

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Don Bartolomeo Malik

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Sam 23 Nov - 13:04

- Mais p-p-p-p-pourquoi fe fuis oblifé d-d-d-d-de garder fe panneau autour de mon cou ?! S'exclama soudain Alfonso alors qu'on venait de lui refiler la fameuse pancarte du fef... Euh du cheval de force.

- Parce qu'il te va aussi bien qu'à lui, si pas mieux ! Lui répondit Salvator en toquant sur son front. Puis, il ré-ajusta le panneau pour qu'il soit bien droit avant de donner une tappe sur la tempe de son arrière grand cousin par alliance. Voiiiilà. Capito ?

- Mais ...

- CAPITO ? Repeta-t-il en fronçant les sourcils et en haussant fort la voix, ce qui avait souvent pour effet de se faire uriner dessus à la plus part de ses pauvres interlocuteur 

- D... D'ac-c-ccord..

Salvator était l'un de ces derniers membres de la famille Quarquois à avoir su garder un peu de vigueur et d'autorité dans toute cette smala. Et ce n'était pas peu dire! A l'image de Mémé Joséphine, il avait su imposer le respect grâce au cercle de terreur qu'il avait instauré autour de lui... A la différence prêt que Salvator savait imposer son avis avec ses poings tandis que la doyenne des Hearts preferait tapper le systeme de son entourage avec des mots acerbes. Difficile de comparer afin de savoir lequel soumettait le plus son entourage...

- C'est bon, Salvator, c'est bon. Il a compris je crois. Fit Baldovino en attrapant son oncle (ou son frère, ca restait à vérifier) par l'épaule, sans vraiment le regarder, tout blasé qu'il était. Pas la peine de le martyriser.

- Oooh, Baldovinooo. Au fait, j'ai quelque chose à te dire. Dit-il en joignant un claquement de main à ses paroles. 

- Hmoui ? Lui répondit le chef en le regardant du coin de l'oeil... Avant de se prendre un coup de poing monumental en pleine machoire, l'envoyant valdinguer par terre! 

- CRETINO DE MIS DOS, TU ME PARLES DU MARTYR DE CE PAUVRE DEBOLE DELLE FASCINE... Et moi alors ?!!! 

Le reste de la troupe se démarqua en deux groupe tout à coup: ceux qui osèrent s'avancer d'un pas au cas où ca tournait mal, et ceux qui au contraire en reculèrent de plusieurs !!

- Il y a encore TROIS semaines j'étais traaanquillement en train de me prélasser avec mes potes les sans-abris dans la rue... Je regardais les passants nous dévisager comme si on était des monstres, je comptais le nombre de minutes que je prennais à vomir les ordures que j'avais avalé à midi, je tuais des bébés chiots devant des gamines en train de chialer ... Conta le bonhomme miteux en agitant gracieusement ses mains et en regardant le ciel comme si il s'envolait dans ses "magnifiques" souvenirs... ET PUIS ! Lança-t-il soudain d'un ton énnervé, Voilà souuuUuuUuUuuudain que tu te ramenes avec ta clique de bras cassés pour me tirrer de MON petit paradis, en pretextant vouloir sauver la famille et blaBLAbla... Quand je pense que j'ai cru à tout ton baratin !! 

- QUEL baratin ?! Lui rétorqua Baldovino en essuyant le sang qu'il avait craché de sa bouche. T'as pas pigé que ce qu'on est en train de faire là servira à ça ?!

- Non mais FRANCHEMENT Baldovino, t'y crois encore à ton plan merdique ?!! Ton gosse est le plus grand débile que tout Hens ait porté depuis sa création, la blondasse nous a cramé et elle l'a dégommé, vla pas qu'on entend de coups de feux et tout le quartier se réveille, puis BOOM le fefal disparait en même temps que le cerveau de cette abruti !!

- Le Cheval. Fit Alfiero, l'un des Quadruplés.

- Hein ?

- Le Cheval. Tu as dis le fefal, alors j...

Le Quadruplé pu s'estimer heureux de n'avoir avaler de travers qu'une seule dent après la petite remarque qu'il venait oser de faire, vu la baffe vertigineuse que Salvator venait de lui mettre.

- MAIS C'EST QU'IL SE FOUT DE MOI !!! 

Le nevrosé s'apprêtait à ratatiner la ridicule vermine qui venait d'offenser son égo. Il l'avait déja rattrapé par le col et son second poing prenait son élan mais une sensation de picotement lui chatouillait la nuque...

- Je ne ferai pas ça, si j'étais toi. Fit simplement Aristedes, qui détenait fermement son arc entre les mains dont la pointe ascerée menaçait le cou de l'aggresseur de son frère.


Salvatore comprit alors subitement que deux autres arcs le pointait dans leur ligne de mire. Les trois frangins d'Alfiero n'allaient pas laisser celui-ci se faire tabasser sous leurs yeux si facilement.

Ces quatres frères, tout droit sorti du ventre de leur pauvre mère morte lors de l'accouchement, se ressemblaient chacuns goutte pour goutte ! 
A première vue, il était impossible de les différencier physiquement. A seconde vue non plus. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, chacuns des membres de ce fameux quator était parfaitement identique à son semblables, et nombre de Quarquois se demandaient ce que Mère Nature avait foutu avec eux... 
Pourtant ... !! La ressemblance physique impeccable des quadruplés comportait une faille. Une faille qui cassait sechement le mythe de leur similitude: leurs caractères à tous étaient tellement différents les uns des autres qu'on reconnaissait immédiatement qui était qui !!

- Lache immédiatement mon frère, continua Aristedes. Je ne tolererai pas qu'un... Machin... Qu'un machin comme toi ne touche à l'un des membres de ma fratrie.

Aristedes prennait un malin plaisir à jouer les chefs d'équipes. Toujours occupé à prouver qu'il était le plus fort, qu'il était le plus classe, bref, qu'il était le meilleur, il cherchait toujours des situations dans lesquels il pouvait se donner un genre héroique. Un peu comme maintenant, en quelque sorte.

- Aristedes, sombre idiota ! Ca ne sert à rien de braquer quelqu'un d'aussi près avec un arc, ce n'est pas une arme de combat rapproché. Et en plus, tu le tiens mal, tend plus les bras! Oh, et tiens toi droit un peu, tu vas finir par te croquer le dos et...

Et blablabla. Bref, Perluigi ne s'arrêtait jamais de parler, et lorsqu'il parlait, c'était toujours pour faire la morale ou proferer une quelconque remontrance. Très intelligent, Aristedes et lui se disputaient souvent la place du chef, l'un se félicitant d'être un héros tandis que l'autre se disait être le plus instruit et donc le plus apte à diriger la fratrie.

- Zzzz ...

En tout cas, il y en avait bien un dont toutes ces histoires ne l'interessait pas: Vasco. 
Ce bonhomme, en plus d'être déja une erreur de la nature quand à son physique au vu de certains membres de sa famille, possedait une autre carastéristique qu'on pouvait plus qualifier d'anomalie qu'autre chose.
Comme vous le voyez, là, maintenant, Vasco était en train de dormir debout. Rien d'anormal jusqu'au moment où vous apprendrez que cela va bien faire dix ans que c'est le cas !!!
Des paresseux, il y en avait à la pelle, chez les Quarquois. Mais Vasco, lui, c'était bien le pire ! On aurait dit qu'il avait emmagasiné toute la paresse qui flottait dans l'air de la Villa Quarquois au fond de lui et qu'elle avait fini par fusionner avec lui ! (bon j'avoue j'ai juste pas encore trouvé d'autre idée !!)
On avait beau y faire, impossible de le réveiller. Heureusement pour les trois autres quadruplés, Vasco avait dévellopé un somnanbulisme aigu en même temps que cette étrange fatigue lui était tombé dessus, ce qui fait qu'il n'était pas si inutile que ça !

Les quadruplés avaient chacun un sens de protection aïgu en ce qui concernait leurs semblables. Il suffisait que l'on porte la main sur l'un d'eux pour que les trois autres rappliquent.

Là, Salvator s'en était prit au plus faible d'entre eux. Alfiero était le petit peureux de la bande, le faiblard tout gentillet. Ils n'allaient sans doute pas laisser passer ça impunément, mais en même temps, le vieil SDF n'était pas du genre à se laisser faire non plus.
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Alisone
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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Sam 23 Nov - 13:08

Les bras envelloppés de tissus, la cheftaine d'Anar avait à nouveau eu besoin d'user ses vêtements à défaut d'avoir pris ses longs gants protecteurs. Le couturier royal aurait sans doute pleuré si il avait vu sa cliente déchirer A NOUVEAU son oeuvre si dure à produire !
Mais à choisir entre une robe déchirée et l'être aimé, Alisone n'avait pas à réfléchir. Ou plutot, elle avait d'autres chats à fouetter: il fallait maintenant porter le bel homme. Et la frêle musculature de la jeune femme déchantait rien que d'y songer. 

Pourtant, Alisone était la cheftaine d'Anar. Elle avait enfin décidé d'assumer ce poste, elle devait lui faire honneur. Il fallait qu'elle se surpasse pour lui, il fallait qu'elle fasse vivre l'homme qu'elle aimait ! Et, tout en regardant la soeur de ce dernier, Alisone se dit aussi qu'il fallait qu'elle sauve cette famille... A défaut de pouvoir sauver la sienne.

Alors, dans un effort surhumain, surpassant toute la douleur que lui engendrait ses précédents heurts avec Malik et son père, la cheftaine souleva tout le poids de son serviteur. 
Sa fierté à elle seule l'empêchait de gémir sous la puissante douleur qui l'assaillait, mais elle n'allait pas se plaindre. Elle aurait pu simplement demander de l'aide à Maredy pour le porter, mais elle n'en voulait pas.
Alisone devait se prouver qu'elle y arriverait. Qu'elle pouvait gerer sa vie sans l'aide de personne. 

"Je suis la cheftaine d'Anar !"  "Je suis la cheftaine d'Anar!"
Elle n'arrêtait pas de se le repeter, comme pour aider ses jambes à tenir debout. 
"Si je suis incapable de sauver l'homme que j'aime, je serai incapable de proteger tout un village ! Je dois y arriver !"


- Ecoute... Dit Alisone alors qu'elle réussisait à faire un pas. Je ne sais pas d'où tu es sortie, mais il faut absolument qu'on rejoigne le hall principal, à l'entrée du palais. Notre médecin personnel à nous, les Hearts, passe sans doute la nuit ici. Sa chambre donne sur le hall en question.

Elle s'éfforcait de faire un second pas... Bon sang, pourquoi est ce que c'était si dur ?! Il fallait pourtant qu'elle y arrive...!!!

... Non. C'était stupide.
La paire de yeux d'Alisone fixait l'épaule de Sébastien, qui se maculait de sang à vue d'oeil. Elle lui avait fait un espèce de garrot tout à l'heure, mais il n'avait l'air de rien retenir du tout.
Si ca continuait, il allait mourrir avant même qu'elles n'arrivent toutes les deux chez le toubib. 

Elle se tappait encore un excès de fierté en croyant que c'était la bonne voie à suivre, mais elle se plantait complètement. Combien de mur allait-elle devoir se prendre avant de comprendre ? 
Elle n'y arriverait pas toute seule, elle devait se faire une raison. 

L'anarienne tourna vivement la tête vers Maredy, déja essouflée.


- ... Tu vas devoir y aller, on n'arrivera jamais à temps!! Tu y vas, tu m'arraches le doc' de son lit et tu me le ramenes immédiatement. Pendant ce temps, j'esseyerai d'avancer un maximum. Comme pour accompagner le geste à la parole, elle commenca doucement à avancer. Il suffisait de lançer la machine, ca marcherait tout seul après !!
Tu continues tout droit, tu tournes à gauches, puis la deuxieme à droite. Tu devrais tomber sur des escaliers. Ils débouchent immédiatement sur le hall principal. Il y a un panneau sur la porte que tu dois trouver: docteur machinbrolle, on s'en fou c'est le seul panneau qu'il y a !! Tu tabasses le premier qui t'empêches d'avancer, j'arrangerai le coup après. Tu as réussi à te debrouiller jusqu'ici, donc tu devrais bien y arriver. Tu DOIS y arriver, tu m'as bien comprise ?!!

"Elle devrait bien y arriver."
Alisone était bien naïve. Elle était loin de se douter qu'à l'autre bout de son itinéraire, ce n'était pas un simple soldat qui gardait la porte mais un membre surpuissant de sa famille.

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Alisone
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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Dim 24 Nov - 3:14

- Don Bartolomeo Malik !!! Pourriture ! Gronda la voix éttoufée par le magma de Dia Hearts.


Aucun doute. Malgré qu'il ne le voyait pas à l'intérieur, cette montagne d'or semblait bien enfermé le Quarquois en son sein. Il fallait qu'il l'arrête à tout prix !!

- Kesé? S'étonna l'autre. Excusez-moi mon cher monsieur, mais je commençe à en avoir sacrément ras le chapeau de cette histoire.

Toujours bien logé dans son courrant d'air, Malik vut tout à coup que le magma qui aggripait son or chéri était en train de le faire fondre. Madre mios !!!

- Ouuuulala !!! Marche arrière toute !!!

Le trésor volant recula précipitament, s'arrachant aux griffes du Golem de Braise. Bon sang, c'est qu'en plus, ce foutu bonhomme de lave bloquait véritablement la sortie. Il allait devoir trouver un autre chemin.

- Tu as trahis la famille Hearts. Tu sais ce que ca signifie ?!! 

- Euh... Que je dois vous assomer un par un?

C'est qu'en plus, il se foutait de lui !!!
Dans un grognement de rage, Dia balaya l'air afin d'atteindre l'or mais l'attaque fut trop lente. Son poing alla s'écraser dans le mur à sa droite qui vola en éclat, alors que Malik fesait volte-face avec tout son butin.

- Je présume que c'était la mauvaise réponse. Dit-il simplement en prennant rapidement la poudre d'escampette.

- Reviens ici !!!

Le tas de lave se jetta vers l'avant, semblant s'allonger pendant un moment, avant de glisser sur le sol à la poursuite du courrant d'air. Le colosse ne se souciait même plus du palais: il devait attraper ce foutu voleur. Un chateau, ca se réparait, mais avec de l'argent: celui avec lequel Malik était en train de s'enfuir !!!

Celui-ci, agaçé, cherchait à gauche et à droite une quelconque sortie. Malheureusement pour lui, il ne savait pas que la sortie, il n'y en avait qu'une seule: celle qu'il venait de quitter.
Et alors qu'il fesait en fait demi-tour dans les couloirs, le gitan ne se doutait pas non plus qu'il allait retomber sur sa première poursuivante accompagné de deux pirates.

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