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 Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.

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Sarel

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MessageSujet: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Dim 2 Déc - 11:44

Anar...
Ce n'est pas comme je l'imaginais.
J'espérais que la "grande" ville soit un peu plus...

Propre ?
Belle ?
Parfumée à autre chose que l'odeur perpétuelle de fumée, de brûlé...?

Voire tout ça à la fois. Quelle déception.
J'en serais même à regretter le village d'hippies.
Les rues sont assez étroites, et je me sens mal à l'aise dans cette ville. Je me creuse la tête à chaque carrefour.
Pourtant, à la gare Rana, on m'avait expliqué...


-"Pardon Madame, mais... Où se trouve le palais d'Anar ?"

La femme interpellée se retourne, intriguée. Elle me regarde de haut en bas, se recule comme dégoûtée, puis me nie, continuant prestement son chemin.

Sympathique.

Mon sac est lourd. Je le dépose un instant, pour souffler.
Pourquoi cet arbre de malheur ne peut pas m'être utile quand j'ai besoin de sa force ?!
Allez, le végétal, manifeste-toi !

Je me concentre. J'essaie de sentir l'énergie de Wilwar en moi, mais depuis que j'étais à Anar, elle me semblait bien plus inaccessible...

Une feuille d'érable blanche apparaît au bout d'une de mes mèches de cheveux.
Très concluant, comme essai.
Je soupire.

Soudain, je sens une force tirer mes cheveux à l'arrière.

-"Hé Madame, t'es perdue ?"

Je me retourne. C'est une crevette. Une croquette. Un bout t'chou... Un gosse attardé.

-"Pardon ?!
- Ben ouais, si t'es perdue, je peux t'aider !"

La petite blonde m'ouvre grand ses yeux gris interrogateurs. Ça fait bizarre.
Je m'émeus presque.

-"Comment tu sais que je ne suis pas d'ici ?"

Elle hausse les épaules, naïvement :

-"Ben ouais, tu sens pas Anar."

Ah ben oui, logique...
Animal !

Je regarde vers la rue. Je ne sais vraiment pas où je suis.
Au fond, qui ne tente rien n'a rien.

-"Bon, mistinguette, j'ai besoin que tu me dises où je suis exactement, et où se trouve le palais. Tu veux bien ?
- Ben ouais ! Mais t'as pas un pissenlit alors en échange ?"

Je ris jaune.

-"Non, et je paierai pas un gosse pour un renseignement. Dis moi tout de suite ce que je veux savoir, petite."

Elle ne le laisse pas impressionner, trop innocente.

-"Ben à gauche puis tout droit, c'est la place de la Musique. Tu dois la traverser pour aller au palais, c'est encore tout droit puis à droite. Puis t'es grande non ? Tu le verras, il est très grand le palais !
- Merci.
- De rien Madame ! J'espère que tu verras Alisone. Moi j'ai jamais pu la voir. Il parait qu'elle est très belle... Mais très méchante aussi. Pour une reine c'est pas bien, comme dit Maman."

Ouaip.
Un déclic se fait.

-"Euh, tu veux bien répéter ?
- Alisone elle est méchante ! Et même que moi, ma maman..."

Je tombe des nues.
C'était pas son vieux qui gouvernait ?!
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Alisone
ooo
ooo
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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Dim 2 Déc - 13:51

- C... Caaalme-toi Alisone! Calme-toi !

- Que je me calme ?! Tu te fous de moi ou quoi ?!!!

Encore une fois, ca criait dans les couloirs du palais d'Anar. C'était très courrant depuis plusieurs mois désormais, mais ca avait toujous le mérite d'attirer serviteurs et autres subalternes d'où provenait les dits hurlements.
De la curiosité? Non, pas vraiment. Pour dire toute la vérité, le trois quart de ces fameuses disonnances provenaient pour le trois quart du temps d'une seule et même personne: la cheftaine d'Anar elle même. Et si toutes les personnes qui travaillaient en ce lieux accouraient à chaque fois, c'était dans la vaine intention de l'empêcher de piquer sa crise.
Encore une fois, cette affirmation ce confirmait. Alisone Hearts fesait du grabuge en plein milieu du hall. Elle tenait un jeune homme au col et le soulevait sans peine.


- Madame! Arrêtez, arrêtez !! Fit l'une des servantes.
- Oooh non... Elle va encore détruire un mur ou deux, l'architecte va nous faire une syncope....! Lança un autre en se rongeant les ongles.
- Ah non hein !!! J'en ai marre de devoir nettoyer les traces qu'elle laisse après chacunes de ses interactions !!! Rala le dernier en se tirrant le peu de cheveux qui lui restait.

- Ca suffit ! Je ne sais plus combien de fois je t'ai déja menaçé de t'exploser la figure si je te voyais rappliquer ici sans jamais le faire. Mais j'en ai marre! Cette fois-ci, tu n'y echapperas pas, c'est moi qui te le dit !!!! Et pour joindre le geste à la parole, la belle demoiselle brandit son poing !

- Non! Non! Non! Nooooooon!! Ecoute-moiiiiii ! On m'a demandé de venir!! Attend !!!

Les domestiques se cachèrent les yeux pour la plus part en voyant la demoiselle arracher son gant à l'aide de ses dents. Dans la seconde qui suivit, le poing fila droit comme un obus vers le visage de sa pauvre victime apeurée qui n'était autre que...

ASSEZ !!! Hurla une très forte voix, assez puissante que pour immobiliser instantanément tout le monde. Alisone !!! Nous avons à parler. Lache immédiatement ce déchet qui te sers de frère et rejoint moi immédiatement dans mon bureau, compris ?
D'une pose droite sans égale, le torse bombé en avant, il était droit comme un "i" et l'aura de sa puissance émanait tout autour de lui. Le regarder suffisait à tous pour que ses quelques mots s'infiltrent dans leur boite craniène: "Ferme-là et écoute".

Xavier Hearts. C'était son nom, et l'entendre n'était jamais bon signe.
Alisone resta figée quelque instant. Même à elle, la femme au plus mauvais caractère de tout Hens, il arrivait à faire peur. Son visage se durcit encore un peu plus.


- ... Très bien ... Finit-elle par dire d'un air renfrogné en lachant Roxas qui retomba sur ses pattes.

- G... Garg.. Fit Roxas en se serrant le cou. Bon sang, je retiens maman de m'avoir fait venir avant même qu'ils te prévienne... ! Elle te connait pas ou quoi ?!!

- ... Me prevenir de quoi ? Qu'est ce que tu racontes encore, pauvre debile ?!

- Suis-le et vas lui demander toi même au lieu de continuer à t'exciter sur moi, imbécile. Lui répondit simplement Roxas ajustant son col de chemise désormai débrailler.


- TU....
- Hophophophophop!!! Firent plusieurs serviteurs en s'attroupant entre les deux jumeaux comme un bouclier pour que Roxas ne crève pas dans la seconde. Dépêchez vous de rejoindre votre père mademoiselle, vous savez bien qu'il déteste attendre !!

- Tsss !!! Ouais, c'est ça!!! Tu perds rien pour attendre, traitre de mes deux! Lui cracha pour finir Alisone avant de s'en aller, ne lui accordant même pas un regard.

L'anarienne fila entre les couloirs et bouscula un maximum de monde, comme si ca lui permettait de se calmer inconsciement, afin d'atteindre le bureau de son maudit père. Faut dire que dans un palais comme celui là, pour aller d'un point à l'autre, il fallait aimer la marche à pied.
Enfin arrivée, elle s'arrêta devant la porte et avala durement sa salive. Du haut de son tempérament explosif, Alisone ne laissait jamais paraitre une once de peur. Mais pourtant, c'était bien ce sentiment là qui était en train de lui nouer la gorge: le peu de fois qu'elle était rentrée dans cette pièce, c'était pour des annonces de la plus haute importance. D'ailleurs, ce n'était arrivé que deux fois jusqu'ici. La premiere pour annoncer que Roxas deviendrait chef, la seconde pour annoncer QU'ELLE deviendrait chef. Alors qu'est ce que ca pouvait être maintenant...?

Elle finit par rentrer. Son père l'attendait en tappant des doigts sur la table (Non, non... Pas tapoter, Xavier Hearts TAPPE avec ses doigts.)


- Ne me fais plus jamais attendre ainsi, compris? Lui lacha la voix rauque du chef de famille.

Alisone se contenta d'ignorer la remarque et alla s'asseoir sur le siège en face de lui.

- Je vous écoute. Dit-elle de la voix la plus respectueuse qu'elle pu faire.

- Tu te maries demain, Alisone.


...


- QUOOOOIIII ?!!!!! Hurla Alisone d'une voix bien plus féminine qu'elle ne l'aurait voulu.

_________________


Un grand, très grand merci à Loghein
pour ce superbe dessin !

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Sarel

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Lun 3 Déc - 12:58

Comment fait-on pour entrer dans un palais ? On frappe à la porte ? On sonne ?
On fracasse l'entrée à coup de pieds ?

Je suis perdue dans de mûres réflexions, face aux grandes double portes en bois. Mon sens de l'observation basique n'a su déceler ni un système électronique de sonnerie au portail, ni à la porte, et encore moins un parlophone pourvu d'une caméra pour s'annoncer. C'est assez préoccupant.

Ce qu'on peut avoir l'air bête, perdu, devant une porte...

J'hésite, puis me résous bêtement à cogner la porte avec les arcs métalliques, décorés du symbole d'Anar, fixés au beau milieu de ces planches de bois en arc-boutant.

J'attends. Je soupire.
J'attends encore.

Puis, dans un craquement étonnant, les portes s'entrouvent lentement.

-"Soyez la bienv'nue, Mad'moiselle !"

Au milieu du bois se tient une femme. Sa voix était rauque, grave, comme celle d'une fumeuse de longue date. Elle est grande, robuste, imposante. Ses muscles la rendraient presque effrayante... Sa peau est mate, un peu bronzée, ses cheveux sans forme sont marrons, ainsi que ses yeux.
Elle me sourit, dévoilant ses rares dents jaunes mal placées.
Puis, elle tente de lisser sa robe brune foncée du plat de la main.

Je reste néanmoins estomaquée, muette, pendant un court instant. C'est fou comme les gens peuvent s'allier à ce qui marque leur vie : cette portière ressemble justement énormément à ses portes.

-"J'peux vous z'aider ? Vous v'nez pour une r'quèt' à formuler ?
- Non euh... Je m'appelle Sarel Hearts. Je suis la fille de Lisandre..."

Elle ouvre grand les yeux, puis se recule prestement, soudain avec décence, pour m'inviter à entrer. Elle s'incline. Très bas. J'aurais beau dire ce que je veux, ça me gêne.

"Une vie d'soleil
C'est un désastre
Mais la lune me répond : dis
Ne suis-je pas un bel astre ?..."

Un jeune homme très surpris vient saisir mon gros sac de voyage, la tête basse vers le sol, or dès qu'il pose sa main dessus, je me dégage et refuse d'un petit geste. Mon baluchon tressaute avec le bruit sourd du métal. Il s'éclipse, s'inclinant et se confondant en excuses mille fois.
Je déglutis, puis les fixe. Ils n'ont tous deux pas entendu.

- Not' honorable Mad'moiselle Sarel ! Q'ça fait longtemps ! J'tais encore que dame de compagnie quand vot' moman est partie. Vous z'étiez trop mignonne, 'vec vos cheveux tout blancs, dans les bras d'vot' moman ! Comme vous lui r'ssemblez ! Et quoi, qu'est c'qu'elle est dev'nue, Mad'moiselle Lisandre ?
- Elle est malheureusement décédée il y a peu... Je suis venue l'annoncer dignement à la famille Hearts, bien que je ne su le faire pour ses funérailles. Ca m'avait prit beaucoup de temps et...
- Oh, sûr que ca a du prend' vot' temps, Mad'moiselle !"

Soudain, elle se fige, portant sa main à la bouche. Elle se reprend, et s'excuse de son "comportement familier". Elle m'explique humblement qu'elle a été très proche de ma mère du temps où elle était encore chez les Regards de Braise.
Je tente de m'expliquer :

-"Bon écoutez... Je n'ai pas l'habitude des honneurs qui peuvent revenir à la famille Hearts. Comportez-vous normalement avec moi si nous nous trouvons à deux... Vous n'avez qu'à vous sentir à l'aise avec moi comme vous l'étiez avec Lisandre.

Elle acquise à tous ce que je dis, fuyant mon regard. Je soupire.
Elle me fait signe, très humblement, de la suivre vers le grand escaliers en marbre. Le hall d'entrée est immense. Des tapisseries sont clouées au mur, le symbole d'Anar y est omniprésent. Quelques peintures des anciens Regards de Braise ornent les murs gris et froids. Au sol s'offre aux visiteurs un tapis orange, orné de rayures ondulées rouges et jaune or qui poursuivent le tapie en sa longueur.
C'est magnifique. Lisandre avait raison.
A droite de l'entrée, une table est posée en oblique. Un registre y est déposé, prêt à subir quelques griffonnages à l'encre. Il n'y a que deux chaises.
Quant aux gardes disposés ci et là dans le hall, aucun ne bouge, ne me demande mon identité, ne cherche à vérifier mon sac.

J'en reste perplexe...
C'est ça, l'entrée du palais d'Anar ? Non... Ca serait trop facile !

-"Excusez moi, Madame... Euh..
- Appellez-moi Zania, Mad'moiselle Hearts !"

La portière sourit de toutes ses dents en présentant son prénom, sa tête restant baissée.

-"Zania, oui... Mais cette entrée est-elle bien l'entrée principale du palais ? Moi qui pensais retrouver ma famille dans une forteresse blindée, je suis accueillie facilement par deux humbles domestiques..."

Je m'épate moi même d'avoir trouvé la suite.

-"... Pour la plus grande ville de Hens, la sécurité est plutôt humble, elle aussi... Ca m'inquiéterait !
- Faut pas vous en faire, Mad'moiselle Hearts. L'armée, elle est là pour les citadins. Les Hearts sont bien trop nobles et respectables ! Et puis Mad'moiselle Alisone préfère garder elle-même à l'oeil l'entrée pour les habitants grâce à ses caméras. T'façon vous savez, Mad'moielle Alisone est très forte !"

Je soupire. C'est vrai, c'est elle qui a le pouvoir maintenant...
Je serai donc entrée par le portail destiné aux villageois et leurs prières. Ils ne semblent pas nombreux à venir. Peut-être ont-ils trop peur pour quémander quoi que ce soit ?

Mais, qu'est ce qu'elle a, au juste, cette souveraine ?!

Zania me conduit jusqu'à une salle de plaisance où y est préparé le thé. Elle m'explique qu'Alisone vient d'être convoquée par son père dans le bureau et l'excuse de son absence. En revanche, elle compte m'annoncer au reste de la famille.
Paniquée par cette idée, je lui demande plutôt :

-"Son père, il est bien l'ancien souverain ? Vous savez, à Wilwar, Lisandre et moi vivions dans un coin reculé, nous n'avions que peu de nouvelles du reste de Hens... Je ne sais donc vraiment plus ce qu'il en est au sujet du trône d'Anar."

Cette portière est bête comme ses pieds, elle m'explique :

- Hé ben Mad'moiselle Hearts, Mad'moiselle Alisone a pris le pouvoir à la place de Maitre Roxas, son frangin, y'a d'jà deux ans. C'était Maitre Xavier le prédécesseur. L'rej'ton a fugué l'jour d'son adoubement, il a abandonné tout l'monde ici à Anar et est parti à Ulmo ! Mais parfois i'r'vient pour dire bonjour ou pour les jours com'ceux-ci... T'façon Mad'moiselle Hearts, entr'nous, personne n'est jamais très content d'le voir, le Maitre Roxas. C'est un traitre."

Ah bon.
"Maitre Xavier". C'est bien mon oncle. Je demande :

-"Des jours comme ceux-ci ? C'est-à-dire ?
- Sans être irrespectueuse, Mad'moiselle, j'en sais fichtrement rien, mais c'a l'air important. C'est pas la vieille portière qui saura vous dire ce qui se passe dans le bureau du patriarche Hearts !"

Elle rigole, d'un rire franc, costaud, comme sa carrure.
Je la remercie. Elle s'eclipse poliment mais sûrement, tenant à prévenir la famille de mon arrivée.

Ouf, enfin seule...

Je laisse mon regard analyser le salon. Toujours le même décorateur. Des tapisseries, le symbole d'Anar, des fauteuils trop confortables... Avec mon sac en lin et mes bottes crottées, je me sens minable dans un tel palais.
Bon Sarel, t'es pas ici pour te rabaisser ou te morfondre. Tu as des choses à faire.

Oui mais... Comment ? Alors que je le pensais précédemment, ce n'est plus mon oncle Xavier qui gouverne, mais sa fille, Alisone. Qui a l'air, de plus, redoutable, vu la peur qu'elle inspire dans les Anariens que j'ai déjà pu croiser.
Hum. Il vaut mieux donc se fier au plan "B". Les données de la situation ont changées. Il faut à nouveau que je tâte le terrain, et que je réfléchisse à un plan d'action.
Je suis seule. C'est le moment. Je me lève, saisis mon sac à dos qui pourrait s'avérer utile à la suite, et sors de la pièce.
Je m'avance dans l'immense couloir froid. Dire que maman aurait pu être ici...

"Et dans mes veines
Bat cette douce mélancolie.."

Je croise alors les domestiques, occupés à nettoyer le sol, à ramasser des amas de bois, de pierre, et d'autres restes de la maison du sol, à se repentir sur les tapisseries complètement déchirées. Ils me regardent un moment, et comme ils ne me reconnaissent pas, ils s'inclinent profondément.
Encore.

-"Que s'est-il passé ici ? C'est un désastre !"

Je suis sincérement choquée de l'ampleur des dégats. Une jeune bonne tente de me répondre :

-"C'est Maitresse Alisone... Elle n'a pas supporter de voir le Maitre Roxas et a exprimé sa colère... Encore."

Tous les laquais ne peuvent s'empêcher de retenir un profond soupir de désolation.

"J'ai le coeur qui sonne, Alison"


Oui, j'ai le coeur qui sonne. Et des sueurs froides. Je ne leur réponds pas et passe mon chemin, mal à l'aise...

Plus loin dans le couloir de mon exploration, ayant repris mes esprits, je tombe sur une porte très solennelle en bois foncé. Elle sent la cire d'arbre, ce qui réveille un peu Wilwar en moi, teintant les pointes de mes cheveux de vert.
Je déteste ça.

"Mon corps résonne..."


Il n'y a personne aux alentours. Et je suis persuadée que c'est le bureau de Xavier. Lisandre me l'avait décrit.
Je pose ma main sur la poignée, mais me rappelle soudain que la souveraine et l'ex-souverain sont justement à l'intérieur.
L'adrénaline monte. Dire que j'ai faillit faire une connerie.

Je m'accroupis, tente de voir à travers la serrure. Mais je ne vois que le dos de la chevelure d'une blonde assise sur une chaise.

"Elle est blonde à croquer..."


Je colle mon oreille. Or, juste au moment où je commençais à discerner les propos échangés, un homme sort d'une pièce plus loin. Il tourne la tête vers moi et m'aperçoit.
Je déglutis, mais je n'ai pas le temps de me relever.

Cramée.

Il est blond, assez grand, porte des lunettes de soleil. C'est exaspérant, les personnes qui portent des lunettes à l'intérieur.
Cependant, je comprends grâce à l'aisance qu'il a à se déplacer en ces lieux et au pendentif d'Ulmo à son cou, que j'ai en face de moi Roxas, le jumeau d'Alisone.


"Et celui-ci ronronne
A ton oreille meurtrie
Que ce n'est pas ta faute
Si c'est elle seule qui brille..."








[ Ycare - "Alison" ]
[ Jordy Lemoine - "Alison, c'est ma copine à moi" ]
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Roxas

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Lun 3 Déc - 14:30

A peine dix minutes plus tot....

- Mais t'es completement folle, Maman ?!!! Lacha Roxas d'un air excedé en retirant sers lunettes. J'ai faillit crever pas plus tard qu'il y a cinq minutes à cause de toi, et tu oses en rire ?!! Tu t'es aussi mise en tête de te débarasser de moi, ou ... ?

- Hahaha, mais non Roxas, mais non...
Lui répondit tout simplement une femme d'un certain âge, assis dans un confortable fauteuil, un livre à la main. Je suis sur et certaine qu'Alisone n'aurait jamais osé porter la main sur toi de toute manière.

- Qu... Tu déconnes ? Lacha Roxas d'un air estomaqué, levant les paumes des mains vers le plafond. Si Papa s'était ramené ne fut-ce qu'une seconde plus tard, j'me serai retrouvé mort encastré dans le tableau de Grand mère Joséphine !!! Et j'peux te dire que vu la force avec lequel le missile qui lui sert de bras m'a fonçé dessus, ben ton tableau il aurait été bien repeind !!!!

- Oooh, Roxas, cesse donc un peu tes enfantillages. Vos querelles d'enfants ca va un peu mais pas trop. Fit la gente dame en regardant son fils d'un air blasé.

- Querelles d'enfants ?! ELLE A VOULU ME TUER !!!

- Roxas, tu me saoules !!!!
Finit-elle par lacher d'une grosse voix en baissant le regard vers son livre.

- Mais Mamaaaaaaaaaaaaaan.... !

- Chut !

- ...


Lucie Hearts.
Une bien étrange femme parmi toutes celles fesant partie du cercle de famille. Completement en marge par rapport aux autres, elle n'avait rien d'une bourge et était sans doute la seule parmi eux tous a ne pas prendre aux sérieux toutes ces histoires de "sang royal" . Histoires qu'elle prennait pour des inepties completement débile.
Mais bon, étant une GROSSE opportuniste, elle restait en ces lieux uniquement pour le confort et pour l'argent de son mari. C'était net, tout le monde le savait, et même Xavier lui même. Alors qu'est ce qu'elle fichait encore ici? C'est sans doute ce que tout les serviteurs du palais se demandaient !!!


- ...
- ...
- Tu attends quoi, là ? Demanda finalement ce qu'on pouvait qualifier d'une squatteuse à son fils.

- Des explications. Lui répondit d'un air sévère le jeune homme en croisant les bras.

- Ah ? Bon.

- ...
- ...
- ...

- ARRÊTE DE ME NIER !!! Hurla Roxas en secouant sa mère comme un palmier !!

- A-r-r-e-t-t-e-e-e-u-u-u-h !!! Articula-t-elle entre chaque soubresauts. Qu'est ce que tu veux savoir ?! Je sais pas répondre à une question que tu n'as pas posé, fils d'andouille !!

- C'est pas pour ça que je t'engueule, espèce de debile !!! Tu comprends vraiment rien !! Pourquoi tu m'as fais venir ici alors que tu sais pertinement que PERSONNE ne veux de moi dans ce fichu village ?! Tu sais très bien qu'il n'y a plus que toi qui m'adresse la parole ici.

- Pourquoi JE t'ai fais venir? Mais ce n'est pas moi qui ai demandé à ce que tu viennes. Je n'ai fais que te passer le message. Lui expliqua sa maman qui daigna enfin lui adresser un regard, en levant un sourcil comme si ca lui paraissait évident.

- ... Hein ? Quoi ? Mais c'est qui alors qui voulait que je vienne ?

- Ben, ton père.


Gros silence, très grosse tension d'un seul coup.
Roxas resta figé sur place. Une bonne centaines de pensées se déversaient maintenant en lui.


- ... C'est une blague?

- Hahaha, ca m'a aussi parut très étrange. Mais bon, rien qu'à voir son regard, il n'avait pas l'air de vouloir me donner quoi que ce soit comme explications, alors j'ai renonçé avant même de songer à lui demander. Tu devrais peut-être aller lui demander toi m...

La porte claqua violemment, fesant sursauter la fausse bourge qui en lacha son livre. Elle laissa s'echapper un long soupir, comme si elle relachait une pression, puis ramassa son bouquin.

Roxas resta un instant immobile devant la porte à réfléchir.
Pourquoi ce salaud de croulant de maudit paternel de ses deux (à Roxas bien sur) avaient subitement tenu à le faire venir, lui qui allait même jusqu'à le nier si il le rencontrait dans les couloirs? Lui qui n'avait jamais pris UNE SEULE nouvelle de lui depuis son départ?
Encore tout à l'heure, il l'avait dénigré devant tout le monde.
Non, décidement, le magicien ne comprenait pas. Une partie de lui hurlait d'aller demander directement des explications à la source même, une seconde partie lui conseillait surtout de ne pas s'approcher d'un type comme son père et de laisser couler.
Xavier Hearts était une énigme pour beaucoups de monde et fesait des caprices à tout bout de champs. Ce n'était pas demain la veille que ca allait changer...
...
Mais... Caprice ou pas, il devait bien y avoir un raisonnement logique derrière cette décision, non ?

Roxas prit une profonde inspiration, et se retourna d'un coup vers la droite où se trouvait le bureau de son père (c'est à dire juste à coté). Il s'avança d'un pas déterminé et......
Aperçu une fille bizzare en train d'ecouter à la porte. Il fit des yeux ronds.

Silence, encore.

D'un seul coup, Roxas se précipita vers la jeune (ou pas) femme et sans même lui laisser le temps de réagir la poussa brutalement sur le coté.


- Mais t'es completement petée ou quoi ?!!! Lui cria Roxas à voix basse (oui c'est possible) alors qu'il était encore sur elle, par terre. Tu tiens tant que ça à crever ?! Tu as les deux personnes les plus dévastatrice de tout Anar réuni dans une pièce et tu trouves rien de mieux à faire que de les espionner? Tu fais ce que tu veux, si t'as une curiosité maladive c'est ton problème, mais quitte à sauver une vie tant que je le peux de ces deux tarrés ben j'le fais!

Il se releva et regarda autour de lui. Heureusement, personne n'avait vu cette imbécile heureuse en train de faire son petit numéro. Personne ne risquait d'aller rapporter - parce que ici, des balance, il n'y avait que ça. Tous des chiens-chiens à leur papa.
Il poussa un soupir de soulagement et tendit la main a l'inconnue.


- Je ne t'ai jamais vue, mais si t'as réussi à venir jusqu'ici, c'est que t'en as le droit. Désolé de la brutalité mais crois moi que ca en vallait la pei... Il fut interrompu en pleine phrase alors que la porte du bureau s'ouvrit brutalement. Il fit volte-face tout aussi sec et prit un air pas sur de lui du tout. ... eiiinne OOOH re-salut Alisone! J'espère que tu ne m'en veux plus pour tout à l'h...

Alisone, c'est comme un boomerang. Tu t'en débarasse une fois, tu peux être sur qu'elle reviendra vers toi un peu plus tard.
Le poing explosif de la cheftaine heurta très violement le visage de Roxas qui disparut dans une superbe explosion. Le prestidigitateur vola à travers tout le couloir dans la seconde qui suivit et fini sa course dans un mur qui, si je puis dire, amortit sa chute.
La futur mariée lança un regard de plus haineux envers Sarel, ne prononça pas le moindre mot et s'engouffra dans un autre couloirs sous le cri de son père:


- ET JE TE PRIERAI DE CESSER TES ENFANTILLAGES !!!!
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Sarel

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Mar 4 Déc - 4:10

-" Oh re-salut Alisone !..."

Le gamin qui m'avait jetée par terre plus loin en baragouinant quelques précautions se retourne avec précaution, visiblement paniqué.
Non, mais quoi ? Je savais très bien ce que je faisais, mais il les as attirés avec son intervention ! Je bouillonne intérieurement. Pour qui il se prend, ce gosse ?! Il veut faire tout foirer ?!!
En plus, le sol est froid, et il m'a fait mal en me poussant sur ce carrelage !
Je jure intérieurement : "Vendetta, Vengeance".
Je frotte ma tête, puis tourne ma tête moi aussi dans la direction de son regard.

La porte venait de s'ouvrir.
C'est alors que je me sens comme Pandore, cette femme trop curieuse. Je regarde moi aussi vers cette porte, comme elle, soulevant le couvercle de la Boite. Et comme elle, je découvre les fléaux du monde.
Alisone.

"Alisone, sonne, sonne
Dans ma tête
Comme une douce mélodie
Qui jamais ne s'arrête, non
Qui jamais ne s'enfuit..."



Tous le sang-froid que j'avais maintenu jusque là disparait. L'adrénaline monte. Et ce nom, "Alisone", résonne dans ma tête. Je suis en face de la gamine qui fait trembler Anar par un simple regard.

"Elle est blonde à croquer
Elle est belle et bronzée
Je la prends par la main
Alisone, Alisone..."


Elle est pas si grande que ça, j'ai bien une tête de plus qu'elle, quand je suis debout.
Elle est mince, presque frêle.
Ses mains attirent mon intention : Alisone porte des gants dans une matière étrange.
J'ose jeter un oeil vers son regard... Si un seul regard de Hens pouvait transpercer un mur, ça serait celui-là. Roxas est bientôt mort. Enterré. Nécrosé.

Et bien que toutes ses constations durent d'une seconde, j'en reste bouché-bée, découvrant cette enfant, cheftaine du trône d'Anar, et ma cousine.
La phrase de Roxas se termine :

-"J'espère que tu ne m'en veux plus pour tout à l'h..."

La scène se déroule sous mes yeux au ralenti : Alisone brandit son poing en direction de son frère, ses yeux lancent des éclairs et sa bouche se déforme en un rictus colérique, les muscles de son bras saillent sous la force de cette droite, et lorsque celui-ci entre en contact avec la peau du frangin, une immense explosion se produit, faisant voler le blond dans le couloir et atterrit contre le mur.

Je n'en crois pas mes yeux.

Alisone est étrangement resplendissante dans sa cruauté. Satisfaite, elle laisse échapper un bruit de contentement, ensuite elle fait volte face, me nie en me lançant tout de même un regard supérieur et haineux, puis disparaît rapidement dans un couloir du palais.
J'entends une voix :

-"ET JE TE PRIERAI DE CESSER TES ENFANTILLAGES !!!!"

Je suis sous le choc. Alors c'est ça, la force d'Anar ?! Alisone, c'est une machine à tuer ! C'est quoi ce pouvoir de dégénéré ! Il n'y a que les Regards de Braise pour vivre comme ça !
J'ai bien fait de m'être contentée de faire que de l'exploration aujourd'hui... L'affronter, même dans mon but, serait un suicide inutile et insensé !
Je tremble. Je ne sais pas si c'est à cause du fait que je suis encore presque couchée sur ce carrelage gelé ou si c'est l'effet que m'a fait cette blondasse d'Alisone. Les deux, peut-être...
Il n'empêche que je comprends mieux maintenant l'intervention du poltron. Je me lève et traverse le couloir afin de le rejoindre. Il est sonné ; pauvre gosse. En tout cas, il ne semble avoir aucun membre cassé ni même de blessure grave, si ce n'est des égratignures par ci par là. J'espère tout de même que sa tête n'en a pas trop pris...

-"Mad'moiselle Hearts ! Mad'moiselle Hearts !"

Zania vient d'arriver en trombe à mes cotés. Elle souffle comme un boeuf avant de reprendre :

-"Mad'moiselle Hearts ! Vous z'allez bien ? On a entendu l'explosion, on s'est inquiété pour vous, vous savez ! On vous trouvait plus nul'part !
- Ça va, je n'ai rien... Mais ce garçon en a salement ramassé.
- Oh vous savez, le Maître Roxas prend souvent les poings d'la Maîtresse Alisone. C'est normal maint'nant."

Cette indifférence m'énerve. Ce gosse est de la famille Hearts, et même les domestiques lui marqueraient autant d'irrespect ?! C'est quoi ça, le bûcher pour le mouton noir de la famille ?! Moi aussi ma mère a été le mouton noir, et pourtant, elle me racontait souvent comme les domestiques de son temps étaient polis et bons !
Je lui lance un regard noir :

-"Zania, où est sa chambre ?
- Maitre Roxas a une chambre dans l'couloir sud du s'cond, mais il dort plus jamais ici, répond-elle, humblement.
- Ça ne m'étonne guère. Hé bien, je refuse de le laisser là alors qu'il a besoin de soins, je déclare en saisissant difficilement le bras de l’assommé. Vous allez m'aider à l'y emmener."

Les yeux de Zania s'étonnent d'eux-même, or sa raison sait pourtant bien que sa personne ne peut désobéir à une Hearts. Elle me questionne d'un regard, mais je ne me débine pas. "Fais ce que je te dis", disent mes prunelles.
Elle saisit facilement le corps du cogné dans ses bras, me soulageant du poids. Ouf, c'est qu'il était lourd !

Ce périple me permet d'analyser avec contentement d'autres couloirs du palais. Dans la chambre, très impersonnelle, Roxas est couché sur son lit, et je lui enlève les vêtements qui sont superflus afin qu'on lui prodigue des soins facilement.
Zania, qui avait appelé les quatre domestiques chargés de surveiller la santé des Regards de Braise, a veillé a ma place à ce qu'il soit soigné, et surtout qu'on surveille l'état de sa tête.

Me voilà de retour case départ dans ce fichu salon qui pue le thé à la camomille. Je vais bientôt être présentée, mais quelques points me préoccupe encore. Le premier, c'est cette pitié que j'éprouve à l'égard de Roxas. Zania m'a conseillée de ne pas raconter l'aide que je lui avais prodigué ; on n'aide pas un traître, à moins de devenir traître soi-même. Je suppose que fuir ses responsabilités engendrent des conséquences, mais un tel déni me semble exagéré. Enfin, même si je viens de retrouver cette famille, cela ne me regarde pas.
Ensuite, je repense à sa soeur, Alisone. Une armée à elle seule, doublée d'un caractère colérique et d'une grande maîtrise de ses capacités, ça s'est vu. Autrement dit, le plus gros obstacle que j'ai pu calculé jusqu'à présent.
Après, ce que j'ai pu discerné à travers la porte me fait poser aussi quelques questions. Alisone va se marier demain, à un homme dont je n'ai su comprendre le nom. Il arrivera aujourd'hui. De ce que j'ai pu comprendre, il parait qu'il est lui aussi très puissant, qu'il s'est démarqué de l'armée par quelques moyens. Je soupire. Me voilà face à un autre obstacle à ma route.

Et puis zut, je n'étais pas ici pour des états d'âme. Je pensais déjouer Xavier, mais sa fille, plus redoutable encore, a pris sa place. M'opposer de front est donc voué à l'échec. Bon, tant que je suis ici, je pourrais trouver quelque chose qui pourrait m'être utile, non ?
Je regarde mes bottes déchirées et mon sac qui n'avait plus longtemps à vivre. Je devrais en racheter, en fait..

Mais oui ! Du financement !
Je souris. Mon nouveau plan se dessinait dans ma tête. Je ne commencerais pas par Anar, mais par les autres cités. Or pour ça, j'ai besoin d'argent... Et il y a peu, je suis passée devant la trésorerie.

Satisfaite, je bois une gorgée de cet infect thé. « Le seul intérêt de l'argent est son emploi.»


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Alisone
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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Ven 7 Déc - 13:53

Une porte vola en éclat, puis une seconde, encore une troisieme, ensuite une quatirème... C'était toutes les portes reliant les différents couloirs qui se fesaient exterminer les une après les autres sans qu'Alisone ne prenne la peine de les ouvrir. Elle continua ainsi jusqu'à sa chambre, eliminant tout obstacle sur sa route tel que majordomes, meubles ou autres futilités du genre.
Bien heureusement, la porte de sa dite chambre eu le plaisir d'echapper au génocide alors que la furie blonde l'ouvrit de sa main gantée.
Elle entra donc enfin dans sa chambre où elle remarqua le magnifique punchinball tout neuf offert par sa tendre maman.
Le pauvre n'eut à peine que 3 seconde à vivre avant de traverser littéralement le mur dans une gerbe de feu, créant un trou béant dans le mur à coté de la porte toujours intacte. Son tatoo, caché jusque là, en profita pour déguerpir le plus vite et le plus loin possible.
Alisone se dirigea directement vers sa commode, ouvrit le tirroir et aggripa d'un geste brusque un paquet de cigarette... Qui explose sur le coup. Mauvaise main. Elle aggripa alors sa tête, ettoufant un long cri de desespoir mêlé de haine sans fin et...


- BORDEEEEEEEEEEEEEEL !!!!!!

Un enorme fracas suivit ce joyeux hurlement alors qu'Alisone mettait à tabac toute la pièce. Elle explosa la commode d'un coup de poing, réduisit à l'état de cendre la garde robe d'un coup de coude, détruisit le lit d'un coup de pied, incendia sa bibliotheque et anéantissa tout le reste.
On aurait même pas pu croire à un cambriolage, à un incendie criminel ou à une quelconque aggression telement la scène mêlait le tout en un. Le therme le plus proche décrivant le tout étant "Un champ de bataille".
Alisone se tenait debout, haletante, les cheveux ébouriffée et surtout en sang. Elle ne bougeait plus. Ou plutot, elle n'osait plus bouger. Tout brulait autour d'elle...
Un silence de plomb, entrecoupé du bruit des flammes, regnait alors.

Jusqu'à ce qu'enfin, la porte grinça. Une tête dépassa.
Puis, ce fut un coup tout entier qui surgit de derrière la porte qui, oui, était toujours intacte.
Tenue impeccable, cravate bien reserrée, aucun pli sur sa chemise, on aurait presque dit que ses habits n'étaient pas réel tant ils étaient parfait... Ce qui contrastait fortement avec son allure en elle même. De cheveux noirs mi-long mais negligés, gras, un air plus que blasé au visage, il semblait garder ses mains en poches en quasi-permanence. Son regard impassible balayait la piece, ou plutot ce qu'il en restait, avant de s'avancer de quelques pas vers la demoiselle qui le fixait d'un air fatigué. Il fouilla dans la poche intérieure de sa propre veste, et en sortit alors un paquet de cigarette aussi impeccable que tout ce qui l'entourait aparament. De sa main gantée, il retira l'une de ces fameuses cigarette de son emballage, et l'apporta délicatement contre la peau de la cheftaine ce qui déclencha bien sur une minuscule explosion. Il fixa alors la demoiselle dans les yeux et lui mit lentement l'objet tant desiré entre les lèvres.


- Bonjour, Mademoiselle Hearts. Fit sa voix grave mais tout aussi dépourvue d'émotion que lui.

Sébastien Jerry.
Tout droit venu d'Ulmo, le village de l'eau et du calme plat, cette homme venue d'une famille pourtant pauvre avait réussi à tisser son chemin pour atteindre les plus "hautes sphères" de Hens si je puis dire. Sa seule ambition dans la vie étant de quitté son quartier moisi pour un endroit un peu plus luxueux, personne n'a jamais su comme il réussi à integrer le domicile des "Regards de Braise" puisqu'il ne voulut jamais en parler. Etant le plus à même de supporter les crises de colère de "Mademoiselle Hearts" vu son caractère... Comment dire... Morne? Il fut choisis pour être le serviteur attitré de la nouvelle cheftaine depuis deux longues années. Personne ne l'a encore jamais vu une seule fois sourire, ni se mettre en colère.


- Veuillez m'excusez, je suis arrivé un poil trop tard semble-t-il. Vous m'excusez, hein?
Continua le majordome en haussant le sourcil, comme si il obligeait un peu sa patronne à le faire.

Alisone fixa Sébastien de ses deux grands yeux blancs sans lui répondre. Deux silhouette en train de se regarder l'une et l'autre dans un silence profond, sous un décor pareil. Le spectacle semblait completement absurde.

- Tant mieux. Je n'aime pas quand vous me ralez dessus. Ca me donne l'impression de mal faire mon boulot.

Nouveau silence. Alisone continuait de regarder Sébastien, et Sébastien continuait de regarder Alisone. Un étrange échange se déroulait entre eux sans que personne ne puisse jamais réellement comprendre ce qui se passait entre eux dans ce genre moment. Car oui, ce genre de moments étaient fréquents.
La cheftaine d'Anar finit par redresser les épaules et apporter lentement sa main à la cigarette qui reposait encore dans sa bouche. Elle prit une longue bouffée de nicotine à travers ses poumons en fermant les yeux, puis expira.


- Merci, Sébastien. Finit enfin par lui répondre Alisone sans même le regarder.

- Bah, c'est rien de plus que d'habitude, mademoiselle. Vous savez, un jour, j'aimerai bien arriver à vous faire vraiment sourire.

- Je pourrai très bien dire ça pour toi aussi, tu sais? Fit Alisone en le regardant d'un air bizzare.

- Vous pourriez, mais vous n'en avez pas envie.

- Tout juste.

- Donc, vous ne pouvez pas.

- ...

N'importe qui lui aurait répondu d'une telle manière se serait prit une baffe digne d'une roquette en pleine poire. Mais pas Sébastien. Etait-ce du à son ton sans émotion qui fesait croire qu'il ne pensait un traitre mot de ce qu'il disait? Ou était-ce autre chose?
Encore une fois, personne ne sut jamais la réponse à ces questions.


- Bon. Vous me ferez le plaisir de prendre une douche rapide pour nettoyer tout ce sang qu'il y a sur vous, s'il vous plait. On a pas idée de mettre un tel corps en valeur et de le souiller à ce point ensuite, hmm ?

- Tu sais, jamais personne ne pourra y toucher, à ce corps. Je m'habille comme ça uniquement car il fait chaud, à Anar.

- Hm, oui, bien sur...

- ... Bon j'avoue, c'est aussi pour donner envie aux gros porcs près des bar de me toucher, histoire de donner une raison valable de la raclée que je leur fous après. T'es content? C'est ça que tu voulais m'entendre dire?

- Hmmm ?
Fit le serviteur en soulevant un objet non identifiable encore en train de bruler. Ah, non. Je le savais déja. Allez, dépechez vous, je vous prie. Et puis, pendant que je m'affaire à nettoyer tout ce bazard, si vous auriez l'obligeance d'aller dans le salon s'il vous plait. Sa main se changea peu à peu à briller, à devenir transparent, jusqu'à arriver à l'état de glace. A la base, j'étais chargé de vous y emmener... La famille se réunit, aparament.

- Pfff! Tu rêves, Sébastien. Ils peuvent tous aller crever. Elle se dirigea vers la porte, toujours intacte bien sur, et attrapa la poignée.

- Euh... Oui, seulement, c'est votre père qui m'a chargé de vous apporter le message.

La main d'Alisone se crispa sur la poignée de porte tendit que tout son corps se raidit. Son autre poing se referma lentement.

- Mademoiselle ... ! Dit Sébastien d'un ton ferme.

- ... Oui, Sébastien, oui... Lui répondit-elle au bout de quelques seconde avant de sortir de la pièce du trou béant. Elle fila immédiatement vers le salon d'un pas pressé, tant pis pour la douche. Elle allait regler cette histoire vite-fait bien fait et puis basta.

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Roxas

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Sam 8 Déc - 1:32

[Bonne chance, je me suis emmelé tout seul dans ce poste xDDDD]

Roxas ralait amèrement. Le visage encore tout boursouflé, ses lunettes encore une fois décomposées sur le nez, il foudroyait du regard sa mère... Qui ne prêtait même pas attention à lui, trop occupée à analyser cette inconnue devant elle.

Toute la famille était réunie dans le salon. Tous assis dans le fauteuil qui leur était dédié, c'était comme si ils encerclaient la demoiselle aux cheveux blancs contre un mur en quète de réponses. Il ne manquait plus qu'une lampe braquée sur elle pour faire passer la scène en véritable inerrogatoire.


- Yerk yerk... Aloooors, zé quand kon commence ?!!! Gémit Arthur, l'oncle de Roxas, l'homme le plus ivrogne de toute la famille.
- Je me posais exactement la même question, Arthur. Tonna Victor, le grand père du magicien. Assis dans son fauteuil roulant, il tappotait l'accoudoir. Que fais donc ta fille, Xavier ?!

Il ne répondit pas, trop occupée à fixer l'inconnue de ses pupilles blanches.

- ... Blanche, la femme de Victor, restait silencieuse. Comme depuis ces vingts dernières années, à vrai dire.
- Elle est quand même bien foutue.... Murmura Bernard, le fils d'Arthur l'ivrogne, pervers de bas étage. Il se frottait frénétiquement les mains tout en reluquant la jeune femme.
- Salaud !!! Lui hurla Francesca, sa femme , qui lui fracassa le crane.
- Ca suffit. Gronda Dia , second fils d'Arthur mais surtout l'homme le plus massif de tout le clan. Il venait d'attraper la main de Francesca et la transperçait du regard.
- VOUS ALLEZ TOUS FERMEZ VOS BOUCHES, BANDE DE DEMEURES ?!!!!!!! Hurla l'arrière - arrière grand-mère de Roxas dont il ne restait plus que la peau sur les os. Du haut de son grand age dont tout le monde avait oublié le chiffre, elle avait même enterré sa fille qui avait dès lors 87ans. Elle trainnait une perfusion à roulette derrière elle, sans doute la seule chose qui la maintenait encore en vie (personne ne sut jamais ce qui coulait dedans....) .

Gros silence. Lorsque Mémé Joséphine beuglait, tout le monde la fermait. Plus qu'une règle, c'était un règne de terreur qu'elle avait su entretenir au fil des lustres.
C'est à ce moment qu'Alisone déboula dans la pièce. D'un pas rapide, elle ne daigna pas accorder un seul regard à quiconque et se jetta dans son fauteuil attitré.
Xavier Hearts la regarda un instant, puis se redressa sur son siege.


- Bien. Maintenant que tout le monde est là, nous pouvons donc enfin commençer. Il se pencha en avant, rassembla ses mains et prit un air suspicieux en fronçant les sourcils. Vous prétendez donc être la fille de Lisandre Hearts, membre renié de la famille pour ses méfaits illicites?

- Liz'andre Heartzz ?!! Fit Arthur en recrachant sa vodka. Il éclata de rire. Du es za Fville et tu ozes te prézenter devvvannt nous ?!! Hic !
- LA FERME, ARTHUR. Rugit Joséphine en secouant son baxter. Je te rapelle que toi et ton imbécile de fils obsedé êtes sur le point de subir le même sort qu'elle, alors tu la boucles!!
- ...
- ...


Xavier Hearts n'avait même pas préciser que Lisandre était donc sa soeur. Pour lui, ce n'était rien de plus qu'un déchet tout comme Roxas l'était. Et si il le pouvait, il aurait sans doute déja banni son frère du palais... Seulement, son père ne voulait pas perdre un second enfant et l'en empêchait.
Oui, c'est comme ça que ca marchait dans le foyer Hearts. Si tu n'entrais pas dans la conformité de tous, si tu fesais tache parmi eux, tu te fesais immédiatement expulsé.
C'est sans doute pour ça que tout le monde ou presque regardait Sarel d'un air emprunt de dégout. Chacuns d'entre eux se disaient qu'elle ne devait pas mieux valoir que sa mère. Idées reçues, idées reçues, comme toujours...
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Sarel

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Sam 8 Déc - 12:14

Je me suis jamais sentie aussi mal. Silence pensant.
Puis voilà qu'Alisone, sans regard pour personne, entre et s'assoit. Elle est renfrognée ; ses vêtements et ses bras sont dans un sale état, mais personne n'y prête attention.
Tout le monde me regarde avec curiosité.

Xavier quitte des yeux sa fille, se redresse, et annonce :

"- Bien. Maintenant que tout le monde est là, nous pouvons donc enfin commencer. Vous prétendez donc être la fille de Lisandre Hearts, membre renié de la famille pour ses méfaits illicites?
- Liz'andre Heartzz ?!! Fait un homme bourré. Du es za Fville et tu ozes te prézenter devvvannt nous ?!! Hic !
- LA FERME, ARTHUR ! hurle la doyenne de la famille Hearts. Je te rapelle que toi et ton imbécile de fils obsedé êtes sur le point de subir le même sort qu'elle, alors tu la boucles!!

Silence. Je sens les regards se teinter de mépris et tout le monde me regarde de haut.

"N'me jugez pas, vous qui ne me connaissez pas.
Je suis libre, et sans loi !
Jamais, je le sais, jamais je n'abandonnerai, non"


Et quand bien même ils reporteront les fautes de la maternelle sur mon dos, je ne dois pas abandonner. Je suis adulte... "Je joue dans la cour des Grands, maintenant". Et même si mes mains tremblent et je ne plus où me mettre, j'ose :

-"Oui mon oncle. Je suis Sarel Hearts, fille de Lisandre Hearts, la reniée."

Tous s'exclament de stupeur. Xavier me regarde avec des yeux ronds. Celui qui m'avait reluquée plus tôt tapote la main de la doyenne qui s'exclame avoir peur pour son coeur. L'ivrogne ne cache pas un sourire d'espoir à cette constation. Charogne.

Dire que je ne reconnais personne. Lisandre m'avait tant de fois racontée cette famille qu'elle aimait tant. Si seulement elle pouvait être là, juste pour me dire comment me comporter avec eux...

"Je veux savoir, montre-les-moi
Ces étrangers qui seraient faits comme moi.
Apprends-moi, montre-les-moi
Ces inconnus qui seraient pareils à moi."


Mon sang se glace, je sens un regard blanc sur moi. C'est Alisone. Elle a daigné lever la tête et me regarde avec curiosité, du moins c'est ce que j'espère.

"Tout ces mouvements, tous ces gestes qu’elle fait,
Me font des frissons dans le corps."


Je ravale ma saline et ma volonté m'oblige à continuer sur ma lancée. J'avais prédit tant de fois cette scène, ce décor et ce théâtre ! Mon rôle est si facile à jouer. J'inspire, puis me lance, regardant Xavier dans les yeux.

-"Je venais au départ vous annoncer la mort de ma mère. Certes, je n'ai pris point la peine de vous importunez avec l'annonce postale de ses funérailles, or personne ne savait qu'elle venait d'Anar, et vous n'aviez donc aucune obligation à vous présenter devant sa dépouille. Dans ce cas, j'ai pensé qu'il fallait mieux faire oublier l'enterrement, pour votre confort."

Je joue au Poker. Je cache mes cartes. Cependant, il est plus prudent de frotter la manche du suivant et de suivre sa mise avant de déposer mes cartes.

Soudain, à leur étonnement, je m'incline.

-"Vous savez, je ne suis pas là pour faire une tâche, une honte. Lisandre est morte. La reniée n'existe plus. Je n'ai plus à être à ses côtés tous les jours, car oui, malgré ce qu'elle vaut, je suis restée près d'elle afin d'honorer le respect que j'ai à ma famille.
Et ma famille, c'est vous. Ce serait un honneur de vous montrer ce respect, d'où ma présence aujourd'hui...
J'ai 26 ans, je suis en âge de faire mes choix et de vouloir prendre ma vie en main. J'ai quitté Wilwar pour retrouver ma patrie. Je suis là pour vous prouver ma valeur.
Et je n'ai de ma mère que le sang. Le votre."



[ Phil Collins (dans Tarzan) - "Je veux savoir" ]
[ Bryan Adams (dans Spirit) - "Je défendrai ma vie" ]
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Alisone
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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Ven 21 Déc - 2:01

Silence dans la salle.
Une dizaine de paire d'yeux se lançent des regards l'un envers l'autre, comme si chacunes d'entre elles attendaient de voir qui allait faire un commentaire en premier. Tout le monde patientait en ce but...
Sauf Xavier, qui continuait de perçer du regard la demoiselle qui n'était autre que sa nièce. Il la sondait, la jaugeait du haut de son immense expérience en tant que chef de famille. Pire qu'un flic, on aurait dit qu'il était un véritable detecteur de mensonge vivant qui cherchait la moindre faille dans le discour de Sarel.
Cette situation sembla durer longtemps mais fut pourtant très court.


- Tu as du cran. Fini-t-il enfin par dire, interrompant immédiatement les multiples échanges de regards. Il en fallait, pour oser te présenter face à moi, malgré les antécédents de ta mère. Or, du cran, c'est ce dont beaucoups de membres de notre satané famille manque en ce moment.

Il lança le regard le plus dédaigneux, le plus irrespectueux, le plus meurtrier qu'il put esquinter et le dirigea vers son imbécile de frère qui n'osa même pas soutenir ce fameux regard. Le fils de celui-ci ne moufta pas non plus.
Puis, le grand homme fit tourner ses yeux vers la fille de Lisandre Hearts d'un air dur.


- Dis toi bien que c'est l'unique raison pour laquelle je t'accepte ici. Un rébut reste un rébut. Ca vaut aussi pour sa déscendance.

Ce fut cette fois-ci Roxas qu'il regarda droit dans les yeux, comme pour bien lui faire comprendre le message. Le blond fit une tête bizzare comme si il ne comprenait pas, puis tourna la tête d'un air blasé.

- Néamoins, ne crois pas que l'on t'acceptera ici comme si de rien n'était. Je n'accepterai pas UNE SEULE tache de plus dans cette famille. A la moindre erreur, je te jette dehors et tout le monde t'oubliera comme tout le monde a oublié ta mère. J'aurai voulu m'assurer moi même que tu étais digne de revenir au sein de notre famille, mais je n'en ai pas le moindre temps. Alisone Hearts, ma fille, ici présente, se mariera demain. La demoiselle concernée tiqua. J'ai autre chose à faire que de m'occuper de ton cas, mes subordonnés me rapporteront bien tout ce que tu feras de toute façon. Bref, je vais m'arrêter là avant de devenir désagréable.

Sa femme, assise à coté de lui, tourna lentement la tête vers lui et le regarda comme pour dire "T'es sérieux là?" puis elle secoua la tête d'un air blasé et continua à fixer la fenêtre.
Les autres ne relevèrent pas la derniere phrase eux non plus.


- TROP TARD, petit fils d'andouille !! Sauf mamie Joséphine, mais ça, personne n'en était surpris.


Xavier roula des yeux, comme si il était pressé que cette vieille mégère claque pour de bon (remarquez, il n'était pas le seul) puis il se leva d'un bond. Sa très imposante stature dominait maintenant totalement Sarel.

- Ne me déçois pas comme ma soeur m'a déçue.

Puis il tourna les talons et quitta la pièce subitement. Suivi de près par la quasi totalité de la famille à vrai dire. Seule une personne restait prostré dans son fauteuil.
Plongée dans ses pensées depuis deux ou trois minutes, les yeux d'Alisone voguaient dans le vide. Elle réfléchissait.
Son père venait de balancer l'information comme quoi elle allait se marier comme ça, d'un coup. Personne n'avait eu l'air surpris, et il l'aurait annonçé autrement si personne n'était au courrant.

Ce qui voulait donc dire que tout le monde le savait sauf elle.

La cheftaine d'Anar fronça les sourcils alors qu'elle ressentait un profond sentiment de coup de poignard dans le dos. Comme si toute la famille venait de comploter derrière elle sans rien lui dire. Elle serra très, très fort l'accoudoir de sa main qui ne maintenait pas sa tête.


- Salauds... Murmura-t-elle alors que rien d'autre qu'une haine étonnament bien contenue circulait dans chacunes de ses veines. Quelques secondes passèrent avant qu'elle ne cligne des yeux, se rendant compte qu'il ne restait qu'elle... Et Sarel.

Nouveau silence.

Puis, Alisone se leva enfin. Elle se rapprocha d'un coup de Sarel et se pencha vers celle-ci en la pointant du doigt.


- Tu n'aurais jamais du venir. Tu n'as pas l'air de comprendre comment c'est, ici. Ton bled va te manquer, c'est moi qui te le dit.

Et elle tourna aussi les talons, a la même manière que son père, avant de quitter la pièce d'un pas de plus en plus énnervé.
Bref, c'était une réunion de famille normale pour les Hearts.

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Jeu 10 Jan - 22:59

Voyons le bon coté des choses de cette soirée : je dors dans un lit de bouuuuuuuuuuuuurge !

"Ma chère Mademoiselle,
C´est avec une profonde fierté et immense plaisir
Que nous vous invitons ce soir.
Détendez-vous, ne pensez plus à rien, prenez place..."

Mon baluchon en lin vole dans un coin de la pièce, mes bottes délacées valdinguent à l'opposé, je me délivre de mes vêtements en quelques secondes afin de m'enfoncer dans ces couvertures moelleuses au possible, evidemment en soutien culotte, pour sentir le plus possible cette soie si douce. Mon corps s'enfonce. Comment Lisandre a pu abandonner tout ça pour vivre dans une caravane qui tombait en ruine ?! Je n'en reviens pas ! Si j'étais un chat, je ronronnerais. La vie ici aurait pu être possible, à condition de ne voir que Zania, de la nourriture et peut-être Roxas, il était marrant parfois le gamin.

"Si j'avais cette vie, je vivrais à la folie..."

Je me retourne, glisse mes mains croisées sous ma nuque. C'est bien beau de rêver. Xavier m'a donné une échéance supplémentaire, c'est parfait. De quoi paufiner mes scènes en trois actes et préparer mon départ par les coulisses...

Je me lève, inspecte un peu l'immense chambre. Qu'est ce que je pourrais prendre avec moi ? Je saisis un statue d'un phénix dominant les Montagnes Imposantes. Le Phénix Hearts... Elle est en bronze. Et puis, elle est moche. Je la redépose.

J'ai faim. Je pense à appeler Zania et à reclamer un souper : profitons un max, demain je pourrais très bien me faire exploser !
Quel sadisme dans mes propos.

"Des ennuis ? Quels ennuis ? On a des ennuis que si l'on se fait prendre !"

J'entrouvre la porte, me cache un peu derrière. Il n'y a personne, si ce n'est ce long tapis orange aux fils or et feu. Un enfant passe. Il semble etre fils de domestiques, car il n'a pas le Regard de Braise.

-"Hé gamin !"

Il s'arrête, s'incline poliment, mais sa curiosité enfantine se lit sur ses yeux. Il ne doit pas savoir qui je suis.

-"J'ai faim. Tu es un enfant, tu dois sûrement aller souvent en cuisine. Demande à ce qu'on me ramène quelque chose, un truc chaud. T'as intérêt à te montrer convaincant et généreux.
- Euh, d'accord Mademoiselle !"

Il s'incline, puis part en courant, estomaqué.

"C´est la fête, c´est la fête
Service garanti impecc´
Mettez votre petite bavette chérie, et nous
On veille au reste !
Plat du jour et hors-d´oeuvre
Ici, on sert à toute heure !
Cuisine au beurre, c´est la meilleure,
Et croyez-moi, j'suis connaisseur!"


Je ferme la porte. Demain, c'est le mariage d'Alisone. Xavier l'a lui même dit : "J'ai autre chose à faire que de m'occuper de ton cas". La première puissance en robe blanche, son obstacle de mari coincé en pingouin, le paternelle à la tête d'une organisation minutieuse, voilà qui vaut bien plus que n'importe quelle diversion que j'aurais pu peaufiner. Faisons jolie figure demain dans la journée face à la famille et les domestiques, de sorte de se faire suffisamment oublier, et préparer les couloirs à ma venue.
Et au soir...


Je saisis la statue de bronze et la glisse dans le fond de mon sac.



"Je vole, mais la chute est fatale.
Parole, mais si je dégringole,
Je passe à la casserole.
Alors je décolle et vole !"



[ Alan Menken (dans La Belle et la Bête) : "C'est la fête"]
[ Alan Menken (dans Le Bossu de Notre Dame) : "Rien qu'un jour"]
[ Paolo Domingo & Alan Menken (dans Aladdin) : "Je vole"]
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Don Bartolomeo Malik

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Jeu 17 Jan - 10:25

Un véritable cortège se profilait à l'entrée du palais des Regards de Braises.
Bestiaire à gogo, cracheur de feux, saltimbanques en tout genre. Une véritable garde rapprochée armée jusqu'au dent formait deux lignes derrière tout ce beau monde, et une grosse fanfare accompagnait le tout. La foule en délire scandait le nom du nouveau prétendant:


- Qu'il est beau! Criait l'une.
- Qu'il est fort! S'exclamait l'autre.
- Qu'il est intelligent! Remarqua un troisieme.

Nombre de compliments fusaient aux oreilles du grand, que dis-je, du seigneurissime Don Bartolomeo Malik. Du haut de son magnifique trône doré porté par les hommes les plus fort de sa famille, le futur mari d'Alisone Hearts saluait la foule d'un air noble et doux. Il leur adressait des sourires sinçères.
C'était absolument MA-GNI-FIQUE. Eblouissant !
...
Bref, du haut de sa vieille chaise à peine trafiquée pour pouvoir être porté par deux hommes et demi, le futur mari d'Alisone Hearts rêvait un peu trop.
Allez, on la refait sans rire maintenant !!!

- ... Où sont-ils, tous? Demanda Malik de sa grosse voix, soulevant son chapeau en fronçant les sourcils.

Pour commencer, ne nous fatiguons même pas à parler de la foule étant donné qu'elle n'existait même pas. C'est bien simple, personne n'était venu l'acceuillir dans l'allée. Il n'y avait pas un chat devant ce majestueux palais.


- Grouink grouink!
- Woaf! Woaf woaf !!!

Je préfère ne pas aborder non plus le sujet de bestiaire. D'ailleurs, entre le chien miteux de l'oncle Ali et le cochon soit disant sacré de la famille, je doute même qu'on puisse baptiser ce couple de "bestiaire".

- Eh ! Eh! Regardez ce que je sais faire avec mon briquet. YaaaahaaaaARRRRRHGGHHHHH !! Ma chemise! Ma chemise brule !! Madremiosalacazadelamurteeeeee !!!!

En ce qui concerne la question des saltimbanque... Si, dans un univers paralelle, on avait consideré Alfonso et ses vieilles manies de pyromane comme "cracheur de feu", on pourrait dire qu'il y en avait au moin un. Mais dans cette univers-ci, je ne m'y oserai pas. Cela serait offensant pour les vrais cracheurs de feu.

- Il est passé où ton casque, imbécile?
- Hmm? Tu m'as parlé?
- Tu peux parler, abruti ! T'as même pas pris tes armes avec !
- Rrrrzzzrrr...


Les quadruplés Quarquois de la Sainte Coquilette van Jantelou Bellachichix avaient été déguisé pour le mieu possible. On avait tout fait pour qu'ils ressemblent un tant soit peu à des gardes. Mais on ne change pas le comportement des gens: pour eux, il aurait bien fallut cinq années de théatres pour arriver à ce qu'ils aient un tant soit peu L'AIR d'être des gardes. Bref, aux suivants...


- Arretez! Arretez, vous allez trop vite et en plus, je parviens pas à atteindre les batons pour porter !!!
- Oh par pitié, ARRETTE DE TE PLAINDRE !!! On t'entend piailler depusi le début du voyage maintenant !
- Plus c'est petit, plus ca aboie fort ...


Nous voilà donc à notre "magnifique trône doré". Comme préscisé précedement, ce n'était rien de plus qu'une misérable chaise fixée sur deux bouts de bois. Pas de quoi fouetter un chat (de toute façon, il n'y en avait pas, je vous l'ai déja dit) !
Le tout était porté par trois hommes, un de chaque coté, le dernier posté derrière la chaise à tenir les deux bouts. Ce dernier, justement, n'était rien d'autre... Qu'un nain. Il s'appelait Alfonso, et n'avait toujours pas compris lui même POURQUOI on l'avait obligé à faire ce travail là.
Le second se prénommait Antonio. Un poil colérique sur les bords, il avait un look de petite racaille des rues et une large mèche lui cachait l'oeil. Tout portait à croire qu'il était un déliquant juvénile... Jusqu'à ce que l'on connaisse son véritable âge!
Le dernier était sans doute la pire lavette de la famille. Baltasar était l'essence même de la fainéantise. Blasé, amorphe, il n'en avait rien à cirrer d'être là et n'en aurait rien eu à cirrer non plus d'être ailleurs.
Le problème étant que chacun n'y fesait qu'à sa tête, et que leurs tailles diffèraient du tout au tout. Le prestigieux trône penchait donc dans tous les sens, si bien que le tableau en lui même ne ressemblait à rien.

Si encore il n'y avait que ça... Mais je ne vous ai pas encore parlé du génialissime orchestre !
Du haut de son perchoir qui n'était rien d'autre que cette chaise encore et encore, le grand Don Bartolomeo Malik ... Fesait la fanfare à lui tout seul. Son vieux Yukulélé en main, il poussait la chansonnette à tue tête. Remarquez, la mélodie espagnole qui s'en dégageait était sans doute la seule chose plus ou moin réussie du "cortège."


- Je .... Ne ... Comprends pas. Fini enfin par lacher Malik, entre-coupant ses paroles de coup de yukulélé. Assis n'importe comment, la jambe au dessus d'un accoudoir, enfonçé dans le dossier, il restait de marbre. Pourquoi personne n'est là pour nous voir?

- Dis plutot, heureusement que personne n'est là pour nous voir... Soupira son père, qui marchait à coté de la parade catastrophique. Je ne demanderai plus jamais à ton oncle d'organiser quoi que ce soit !!! Cette entrée n'est pas digne de nous, il ne s'est pas foulé pour ne pas changer !!!

- Ah, c'est normal. Répondit Malik d'un air indifférent pour ne rien changer. C'est moi qui m'en suis occupé. Dans ma tête, c'était plutot chouette.

- J'aurai du m'en douter... Souffla Baldovino en ecrasant de toute ses forçes sa tête dans sa main creuse. Je pense qu'on puisse s'estimer heureux que ce Regard de Braise de Xavier ait préféré commémorer le mariage dans la plus stricte intimité, ou notre famille aurait été la risée de Hens... ENCORE. Bon, très bien. Il poussa d'un coup de pied son cousin Alfonso le nain, fesant dégringoler son fils du haut de son pied d'estal. Il l'attrapa par le col et l'obligea à se relever. Ecoute moi bien, Malik. On y est, cette fois-ci. Tu vas rentrer là dedans et faire EXACTEMENT comme on a dit, compris? Toute la famille compte sur toi. Toutes ces années d'entrainnement, toutes ces choses que tu as apprises, tout ça n'avait pour but que de te faire arriver jusqu'ici. Tu n'as pas interêt à tout faire foirer, compris ? Tu REFLECHIS avant de faire la MOINDRE action !!!

- Ok.

- ... Je n'aime pas du tout lorsque tu dis ça.... Fit le chef de la famille Quarquois en se frottant le visage, déja suant. Il tappa l'épaule de son fils. Allez, vas-y. Je compte sur toi. Ne fais pas de connerie, je t'en supplie. Pour l'amour de Dios et de tout ce que tu veux, fais attention !!

- Ok.

- ...

- ...

- EH BEN VAS-Y QU'EST CE QUE TU ATTENDS ?!

- Ok !!!!! Cria Malik avec tout l'entrain qu'il ai pu emmagasiné depuis des mois. Puis, il se mit à avancer vers les portes d'Anar... Mais pas trop vite, quand même. Faut pas exagerer.

Le petit groupe resta figé pendant quelques instant. Certains pour mediter sur la suite de l'opération, d'autre se demandant tout simplement pourquoi on avait foutu un abruti pareil à la base du plan. Jusqu'à ce qu'enfin, Baltasar se décide à réunir les pensées de tout le monde pour les concenter en une phrase bien nette:

- On est foutu...

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Sarel

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Mar 22 Jan - 23:36

Il fait beau, il fait chaud, comme toujours à Anar. Ça pue toujours autant la fumée et la richesse dans le palais, mais c'est gaîment que je m'avance dans les couloirs du château en inspirant de tout mon soûl.
Alisone va se marier. C'est un comble !

"Mais tout vacille, accroche-toi ma fille. T'as la colère facile, évite les idylles..."


C'est amusant de voir des foules de domestique se presser dans la cuisine, puis de croiser les mêmes quelques minutes plus tard à récurer le parquet. Les quelques Hearts que je croise ne m'adressent pas un regard, tantôt en donnant des ordres à des subordonnés, tantôt accueillant les rares invités, tantôt (les femmes, surtout. Quoique...) se parant que leurs belles tenues de richissimes nobles.
Quant à moi, je vagabonde par-ci par-là pour paraitre sage et mesurée aux yeux des Hearts et des domestiques. J'essaie de me fondre dans le décor. Hm, cependant je ne peux pas m'empêcher de suivre quelques Regards de Braise pour sentir le malaise que je leur inspire.. L'inverse serait trop suspect, après tout, "un rebus reste un rebus", pas vrai Xavier.. ?

"Tu crois que je vais te laisser faire ? Tu ne m'as pas regardée... C'est pas parce qu'on m'a mis des fers que je vais changer !"

Je me suis un peu perdue dans le palais. Je descends alors jusqu'au rez-de-chaussée pour retrouver le porte principale. Au premier, un groupe attire mon attention par la fenêtre. Un homme joue du ukulélé.

"No te encuentro a l'abandon,
Es imposible no te encuentro de verdad,
Por eso un dia no cuento si de nada,
Lo mismo que ayer,
Yo pienso en ti...
BAMBOLEOOOOOOOOOO !
BAMBOLEAAAAAAAAAA !
"

Hum. ce n'est qu'un rassemblement d'hippies mal fringués qui doivent sûrement discuter au sujet de qui entre un vieux chien de rue ou un porc malodorant ils vont se partager les restes ce soir autour d'un maigre feu, dans un bois, au bord de la route, à coté de leur caravane qui tombe en ruine.
Pitoyables sans-abris.

Un peu plus tard, je me retrouve devant la chambre d'Alisone. C'est bientôt l'heure. Les invités sont tous là, les derniers préparatifs, presque finis. La chapelle est même ouverte.
Dans le couloir, Les domestiques me scruptent, médusés, puis me font un de ces "derniers" regards, ceux qui signifient "Adieu". On y entend du bruit de disputes, sûrement la cheftaine qui doit défouler ses nerfs sur les meubles en hurlant à je-ne-sais-quel eployés qui devait se trouver là. Je m'attends à rire en voyant l'état de la robe de mariée, au final...

Je toqque. Le silence se fait. Je n'ai aucune idée de ce qu'il pourrait se passer à l'intérieur.
J'inspire, puis ose :

-"Alisone, c'est Sarel.. J'sais bien que c'est pas le moment de venir te déranger et que tu dois sûrement en avoir rien à faire, mais je voulais te remercier pour tes mots d'hier, au salon, car t'as voulu me mettre en garde. C'était gentil, malgré tout... Et je voulais que tu saches que je suis, mais vraiment, désolée pour toi, pour aujourd'hui... Ca sera sûrement pas agréable.
Oublie juste pas que tu restes Alisone Hearts, et qu'au pire, tu finis divorcée. Ou plutôt, tu pourrais devenir veuve assez vite, ça serait plus commode pour toi.
Bonne chance !"

"Dis toi que rien n'est écrit !
L'avenir se construit !
Il n'y a que toi pour savoir quelles sont vraiment tes envies...
Il n'y a que toi pour savoir quel sens donner à ta vie !"

Je m'éloigne rapidement, sans attendre de réponse, pour éviter qu'elle soit explosive.



[ Hercule - "Jamais je n'avouerai" ]
[ Bryan Adams dans "Spirit" - "Dégage" ]
[ The Gypsy King - "Bamboleo" ]
[ David Hallyday - "Un homme libre" ]
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Alisone
ooo
ooo
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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Sam 26 Jan - 10:59

- Non.

- Si.

- Non.

- Si.

- Non.

- Si.

- ...

- Si.

- ROOOOOOH MAMAN TU ME GONFLES LA !!!! C'est hors de question!! Je ne mettrai pas cette ROBE.

- ... Si.

Un hurlement de rage, d'envie de meurtre, mais surtout de désespoir résonna dans les trois pièces aux alentours.


- Je te hais, maman. Dit-elle en fesant glisser ses mains sur son visage en regardant le plafond. Je te hais.

- Oui, oui, chérie, moi aussi je t'aime! Lui répondit Lucie Hearts en penchant la tête sur le coté de la manière la plus mignonne possible. Elle n'avait rien écouté de ce que sa fille venait de dire. Mais tu sais bien qu'en ce si beau jour qu'est ton mariage, tu ne peux pas te balader partout fringuée comme une ... Enfin, pas comme d'habitude, quoiiii !

- ... Tu es toujours en pyjama.


- Allez, hop !!! Fit la maman toute fofolle en lui dégraphant d'un coup sec ce qui lui servait de haut.

- Mais... AAAAAH !!! Gémit sa fille en rattrapant comme elle put son vêtement.

Ce fut sans doute, le plus beau, le plus mignon, et surtout le plus féminin des cris qu'Alisone put faire dans toute sa vie. Mais surtout, la premiere fois que Sébastien Jerry l'entendit crier comme ça.
...
Les deux femmes firent des gros yeux en regardant le majordome qui, en effet, était là depuis le départ. Ce dernier gardait toujours une tête absolument indifférente, pourtant lui, ben il avait vu.
...


- SEEEEEEEEEEEEEBAAAAAAAAAAAAAAAAAAASTIIIIIIIIIIIIIIEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEENNNNNNNNNNNNNNNNNNNN !!!!!!!

Au fin fond de la 15ème chambre de la première aile du palais, à au moin quatorze couloir de là, Roxas sursauta dans son lit et faillit en tomber. Xavier, lui, soupira.

- Hum, à votre place, je n'esseyerai pas de me frapper, mademoiselle.

- Donne-moi UNE seule bonne raison de ne pas le faire !!! Espèce de foutu voyeur de...

- Bah, parce que pour me frapper, vous aurez besoin de vos mains. Vos mains qui tiennent votre vêtement qui vient de tomber. Bref, si vous ne voulez pas que je regarde, ne m'en donnez pas l'occasion, hmmm ?

- Je vais te me le .... Fit Alisone, aussi rouge qu'aurait pu l'être un pivoine, en train de serrer aussi fort qu'elle pouvait le vêtement en question.

- Allons, allons, calme-toi Alisone! Ce n'est pas une fois de plus ou une fois de moin qui...

- ... Qu'est ce que tu racontes comme conneries encore, toi ?!!!

- ... Oh ... Ben, j'ai toujours cru que, vous deux.... ?

...
Si le sol avait pu trembler sous le poids de la rage, de la gêne et de toute ce que pouvait ressentir Alisone en ce moment, il l'aurait sans doute fait. Remarquez, la pression dans l'air suffisait déja à mettre une chouette ambiance !!
Mais pour vous épargnez tous les détails inutiles, avançons de quelques minutes, histoire d'echapper à la floppée d'insulte qui put sortir de la jolie bouche de la demoiselle !

Mister Jerry était sorti, fesant mine de rien, il connaissait Alisone et s'était dit que le moindre commentaire aurait pu déclencher une explosion instantanée de tout le patelin. Surtout que dans ce genre de moment, il ADORAIT la taquiner. Mais ce n'aurait pas été raisonnable !
Lucie, la maman d'Alisone, s'était planquée derrière un fauteuil et tentait de s'excuser de toute les manières que son petit cerveau futé pouvait inventer. Les minutes s'écoulèrent, Alisone finit par reprendre son calme. Le trois quart de ses émotions normales (comme la gêne !!) se métamorphosait souvent en colère, chez elle.


Le jeune mateur se faufila avec sa discretion habituelle à travers les couloirs. Contrairement au règlement établi en ces lieux, le domestique fumait. Les règles, il ne les respectait pas souvent, mais jamais personne ne venait se plaindre étrangement. Ce qui contrastait avec son allure de "nickel en permanence".
C'était bien le seul parmi tous les serviteurs ici qui avait un semblant de personnalité, et qui se démarquait parmi les autres.
Il arriva alors devant la chapelle. Deux hommes gardaient l'entrée. Ceux-ci lui lançèrent un regard, le reconaissèrent immédiatement, et ne firent pas un seul commentaire. Il entra.


La chapelle n'était pas énorme, comparé à l'orgeuil des Regards de Braises. Elle était même petite, en fait. Remarquez, peu de gens ici ne croyaient en Dieu. C'était une belle troupe d'opportuniste, qui ne croyaient qu'en eux même et en leur fourberie pour la plus part. Un tas de squale. Bref, cette endroit était là "pour faire joli" et "pour ce genre d'occasion". Voici les deux réponses que nous offrait Messire Hearts lorsqu'on lui posait la dite question.
Sébastien s'avanca lentement dans l'allée. Fumer dans un lieu saint ne le dérangeait pas, il n'y pensait même pas. Non, là, son esprit pensait vraiment à tout... Sauf à ça.
Son regard vagabondait d'un coin à l'autre. Il s'assit enfin sur l'un de ces vieux bancs tout dur que personne n'aime mais dont personne ne se plaindra jamais.
Long silence. Doux silence.

- ... Ca va ?

Sébastien tourna sa tête. Il ne s'était pas rendu compte que quelqu'un venait d'approcher. A coté de lui, une tête blonde bien herissée de partout.
Roxas Hearts, le fameux renié de la bande, venait de s'asseoir à coté de lui.

- Ah, c'est toi. Oui.

- Hm ....

Nouveau silence. Les deux jeunes adulte ne se regardent pas, ne se parlent pas. Pourtant, l'un et l'autre se disent beaucoups de choses par ce fait.
A part sa mère, Roxas n'avait jamais eu d'allié dans cette immense palais. Toujours seul, toujours haïs de tous, cette endroit était pour lui un véritable champ de mine (la mine étant souvent Alisone).
Ca, c'est ce que tout le monde se mettait en tête. C'était logique. Pourtant...


- Ne me mens pas.

- Je ne te mens pas.

Pourtant, c'était faux. Un second personnage le soutenait secrètement, à chaque fois qu'il venait. Cet étrange personnage se tenait maintenant à coté de lui.
Sébastien et Roxas ... C'était une longue histoire. Une longue histoire que je vous conterai sans doute une autre fois si l'occasion s'y prête, mais ... Pour résumé la chose, nous pourrions dire que l'un considerait l'autre comme le frère qu'il n'avait jamais eu. Et inversément. Et celà, depuis bien longtemps maintenant.


- Tu ne dois pas t'en faire. Tu la connais.

- Oui, je la connais.

- Qui que soit ce mec, je te parie tout ce que tu veux qu'il aura décampé d'ici avant même que mon père ne vienne me jetter dehors.

- Cela ne me concerne pas, de toute manière. Je ne suis qu'un domestique, je n'ai qu'à faire mon boulot. Cela a toujours été mon rêve, d'être ici. De faire ce boulot. Il tourna enfin la tête vers son ami. C'est grâce à toi si je l'ai, ce boulot. Alors, je me dois de le faire de façon impeccable.

- Arrête, Sébastien. Je ne te parle pas de taf, et ne fais pas comme si on ne se comprenait pas !

- Je vais bien, Roxas. Ca suffit.

- D'accord, d'accord, si tu le dis ! Nouveau silence. Roxas prend une mine boudeuse cette fois-ci, il ne supportai pas lorsque Sebastien se braquait comme ça. Il regarde sa montre. Ca va être l'heure. Je vais aller me mettre au fond. Il lui tendit le poing en lui souriant. Au fait ... Sébastien lui frappe le poing en réponse, sans pour autant sourrire. Roxas n'en avait pas besoin. Rentre toi bien dans le crâne qu'on ne trompe pas un magicien.

Sébastien le regarde en haussant un sourcil, l'air de dire "Mais qu'est ce qu'il raconte encore lui?" . Roxas file vers le fond de la pièce avant de lui lançer:

- Tu as un plis sur ton costard...

- ... VA TE FAIRE FOUTRE, ROXAS !!!!

_________________


Un grand, très grand merci à Loghein
pour ce superbe dessin !

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Roxas

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Sam 26 Jan - 11:25

Ca y est, c'est parti. Tout le monde est là, toute la famille est rassemblée. Il n'y a aucun serviteur... Enfin, aucun à une seule exception près! Mais comme d'habitude, personne ne lui dit rien.
Xavier est déja là, lui. Debout, tout droit du haut de son imposante prestance, il scrute l'arrivée de sa fille depuis l'avant de la chapelle. Il n'y avait pas de prêtre, c'est lui et lui seul qui marierait sa fille. Il n'avait besoin de personne pour faire ça.
En attendant, ca chahute dans la famille. Entre le gloussement des uns, les rire sarcastiques des autres, les grognements de l'arrière-arrière grand mère et tout le reste, ce n'était plus qu'un brouhaha intempestif qui saccageait le calme initial de la pièce. Seul deux êtres restaient silencieux: l'un tout à l'avant, l'autre tout seul à l'arrière.
Roxas était, en effet, SEUL sur son banc. Personne ne voulait s'asseoir à coté de lui... Logique, me diriez-vous encore une fois.

Soudain, le regard de Xavier, éteind jusqu'à présent, se fixe sur un point. Et brutalement, le silence retombe, assommant tout le monde.
Alisone venait d'entrer.
Plus belle que jamais, la jolie jeune femme dégageait une aura tout à fait particulière. Le blanc pur de sa longue robe trainante contrastait énormément avec son visage à jamais fermé, l'embellissant même. Ses deux pupilles blanches ressortaient encore plus que d'habitude, juste en dessous de ses cheveux blonds parfaitement attaché en chignon. Deux boucles d'oreilles brillaient sur les cotés de son visage.

Plus personne ne pensait. Plus personne n'osait penser.

A coté d'Alisone, sa mère (qui avait daigné se changer!) la regardait d'un air tendre. Malgré tout, elle était vraiment heureuse de voir sa fille comme ça. Elle aurait bien danser l'Hippocampe magique si elle avait pu, mais cela n'aurait pas été décent voyons .

La scène sembla rester figée... Jusqu'à ce que, enfin, quelqu'un daigna faire un mouvement.
Sébastien Jerry se leva. Sans un seul regard pour personne, alors que tout le monde le regardait, il fila droit vers la jeune femme, fit une réverence. Lorsqu'il se redressa, leur regards à tout les deux se croisèrent.
Sébastien sentit encore de la colère en ces deux beaux yeux. Mais cette colère n'était pas tournée vers lui, il le savait.


- Mademoiselle Hearts ! Finit-il enfin par dire à voix haute, prenant la main d'Alisone en la soulevant un peu.

Il amena lentement Alisone vers le bout de la salle, la musique accompagnant le geste, bien sur. Une scène digne d'un film, d'un roman, ou que sais-je encore ! C'était beau à voir. Du moin, ca l'aurait été, si cette ambiance n'était pas aussi... Explosive?

Arrivée devant son père, Alisone le regarda droit les yeux. Pendant un long, très long moment. Du moin, c'est ce que tout le monde ressenti en la voyant faire ça, car en effet, JAMAIS personne n'avait osé faire cela !!!
Pourtant, tout le monde savait qui gagnerait ce petit duel.
Ce fut bien sur Alisone qui détourna le regard en première. Ses yeux se tournèrent une dernière fois vers Sébastien, et remarqua que lui ne l'avait pas quitté des yeux.
Le garçon fit un leger signe de tête, signe qu'Alisone comprit evidement. Puis il alla se rasseoir.

Alisone scruta toute la salle, s'arrêtant sur chaque visage, esseyant de faire passer à chacun à quel point elle allait tous leur faire regretter ça un par un et de la façon la plus atroce possible. Vint alors un visage qu'elle n'avait pas l'habitude de voir: Sarel Hearts. La femme d'hier.
Des paroles lui vinrent alors en tête: celle que cette femme justement avait prononçé juste à sa porte, alors qu'elle était encore en train d'enguirlander sa mère. Sarel ne le saura sans doute jamais, mais ce sont pourtant ses mots à ELLE qui l'avaient calmé, voir même un peu rassuré. Si elle n'était pas venue à ce moment là, Alisone aurait surement pris une bonne heure de plus à mettre cette fichue robe.
Les mots avaient une véritable importance pour Alisone, et elle y pretait beaucoups plus d'attention que n'importe qui d'autre ici. Ne pouvant rien toucher ni être touché, elle s'accrochait aux peu de chose qui lui restait. La parole en fesait partie.
D'autant plus si cette parole venait d'une personne qui n'avait absolument aucun rapport avec tout ce qui se passait ici et maintenant.

La cérémonie pouvait enfin commencer. Il ne manquait plus qu'une seule personne... Et la magnifique petite fête pourrait enfin commencer.


Dernière édition par Roxas le Sam 26 Jan - 11:38, édité 1 fois
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Don Bartolomeo Malik

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Sam 26 Jan - 11:28


Un peu plus tot... Voir beaucoups, en fait...

Un fracas retentit à travers la grande porte du palais. Celle-ci se secoue un peu... Sans plus. Un second fracas. Un troisieme.
...
Un fracas beaucoups plus fort cette fois-ci, comme si on esseyait de défonçer la porte à coup d'épaule. Encore un deuxieme.
Les gardes, postés à l'intérieur aux extremités du couloir, regarde la dite porte en haussant les sourcils. Silence. La poignée se tourne lentement, et la porte décide enfin à s'ouvrir.
Le grand Malik, impassible, entre comme si de rien n'était. Les gardes le regardent comme si il était un dégénéré mental et se posent mille questions... La plus importante étant surtout: POURQUOI ?!!
Le futur marié de bas étage s'avance d'un pas rapide mais sur de lui jusqu'aux gardes.


- Bonjour.

- ... Qu'est ce que vous avez foutu avec la po..
- JE SUIS le Sire Quarquois de la Sainte Coquilette van Jantelou Bellachichix, dit : Don Bartolomeo. Lacha d'un seul coup le nouvel arrivant en coupant immédiatement la parole au garde.

Les deux soldats le regardèrent de haut en bas. L'un des deux ne put s'empêcher de pouffer de rire tandis que l'autre lui mit un coup de coude dans les côtes pour le faire taire.


- Hum, d'accord. Fit le garde le plus sérieux des deux. Eh bien, nous vous souhaites la bienvenu, Mon.... Seigneur ?
- Et ... pffrfr.... Nous vous présentons nos meilleurs... pfrpfprrPFRRRP..AIE... Nos meilleurs voeux!

- Je vous remercie de tout coeur, mes chers messieurs.

... Silence ...


- Euh, je pense que l'on vous attends dans la chapelle. Mademoiselle Hearts ainsi que toute sa famille doivent sans doute être en train d'achever tous les préparatifs.
- Pffrpfrr....

- D'accord.

...

- ... C'est par là.

- Merci . Dit-il en se retournant d'un revers et d'aller exactement dans la direction opposée à celle que l'on venait de lui indiquer. Quelques secondes passèrent avant qu'il ne reviennent sur ses pas pour prendre cette fois-ci le bon chemin, passant une nouvelle fois devant les gardes médusés devant une telle absurdité.

Quelques secondes passèrent avant que, enfin, le second soldat n'éclate de rire à s'en faire peter les côtes! Remarque, on le comprends !


- Oh, mais tu vas arrêter un peu ?!
- Mais ... Mais tu comprends pas !! Fit son ami entre deux hoquets de rire. CE MEC VA SE FAIRE BOUSILLER PAR ALISONE DES QU'ELLE VA POSER SON REGARD DESSUS ! HAHAHAHA !!! Oh mon dieu, pourquoi on a pas le droit de voir ça ?! Qu'est ce qui leur a pris de choisir un crétin comme lui ?!

Malik, plein d'entrain et d'enthousiasme, gambadait entre couloirs et domestiques. Ben oui, c'était la première fois qu'il se mariait, il était content !! Sans doute le seul être de toute la baptise qui n'était pas en train de flipper. Chacun redoutait l'implosion iminente du batiment sous un coup de colère de la cheftaine.
Le preux gitan se baladait donc dans les couloirs sans même savoir où il allait. Il regardait droit devant lui et nulle part ailleurs, alors que cette abruti n'avait encore jamais mit les pieds dans un lieux aussi luxueux de sa vie. Il n'en avait rien à faire: il devait accomplir sa mission, ce pour quoi il était né !!! Le reste importait peu.
Ce n'est qu'au bout d'une heure qu'il arriva, sans même avoir fais exprès il faut le dire, devant une porte qui lui semblait véritablement être la porte d'une chapelle !! Deux hommes gardaient, encore, la porte en question. Messire Quarquois s'approcha d'eux avec ce qui semblait être un sourire niais.


- Excusez moi, messieurs. Suis-je bien-ci présent en ce moment même exactement devant la porte de la chapelle dans laquelle l'on attend le grand et magnifique marié que je suis en ma propre personne ?

Encore un silence. En fait, il arrivait souvent qu'un silence parfois très prolongé suivait les paroles de Malik. En effet, peu de monde comprenait ce qu'il disait, et si c'était le cas, il ne comprenait pas POURQUOI il disait ça. En ce cas présent, les deux hommes en face de lui étaient en train de regrouper tout ce qu'il venait de dire, ajouter de la ponctuation ci et là, mettre les mots dans l'ordre , supprimer ceux qui n'avaient rien à faire là, et pour finir tenter d'y ajouter de la cohérence.

- ... Si vous nous demandez "Est ce que l'on m'attend pour le mariage à l'intérieur", et bien je peux vous dire que oui.
- Depuis plus d'un heure, rajouta le deuxieme.
- Je dirai même que, à votre place, je me depecherai de rentrer si je ne veux pas mourrir avant même d'avoir passé ma bague au doigt.

- Ok .

Et sans en avoir rien à cirrer de ce que venait de dire le garde, il fracassa la porte d'un coup de pied qui s'ouvrit brutalement ! SUPER, cette fois-ci, sont entrée en scène avait belle et bien marché !!!
Sortant son yukulélé de nulle part, il se mit à jouer le plus fort qu'il pu une musique bien espagnole et surtout bien gitane, en chantant des paroles incompréhensible pour n'importe qui dans cette pièce.

- Mie signore, mis señoritas, signori! !! Sorti tout droit del fondo fine di Sulimo, El grande, el majestuoso, FABULOSO Malik, pour vous servirse !!!

Bref, la fête... Non. La boucherie pouvait commencer.
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Sarel

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Dim 27 Jan - 1:20

"La Reine les aime rouges, et sachez entre nous,
Que si elle voit un rosier blanc, on nous tranchera le cou...
Alors de nos doigts tremblants, nous peignons les rosiers blancs...
La Reine les aime rouge, du plus éclatant des rouges,
Mais que la Reine ne sache pas ce que l'on vous dit tout bas,
Mais peignons les rosiers en rouge, oui peignons les roses en rouge !"

C'est la première fois que je vois une chapelle. Lisandre croyait aux histoires païennes d'animisme dans tout être de verdure, dans toutes pierres, tout ce qui était sur la terre. Elle le prouvait par sa transformation en érable.
Une église était, selon elle, un lieu qui regroupe des prisonniers de "foi", des personnes croyantes qui, plutôt, se croyaient coupables de tous les péchés qui les éloigneraient de "Dieu". Et quant aux malheurs du monde, il était plus facile de reporter leurs causes et leurs raisons sur une entité supérieure omnisciente et qui serait la volonté de ce monde, que de se dire tout simplement que c'est arrivé car c'est arrivé et que personne ne peut changer ça, et surtout, ce n'est la faute de personne, sinon nous-mêmes. Elle pensait que vivre avec la nature était la meilleure philosophie de vie, et l'église, par son haut plafond sans ciel et ses murs froids de pierre morte, ne lui convenait pas.
"La Maison de Dieu ? La maison est un foyer, un lieu de vie, de joie et de bonheurs partagés, remplie de chaleur, de sécurité la nuit et de nourriture le jour. Je ne vois rien de tout cela ici. On ne t'invite pas à t’asseoir confortablement près de nous, on ne te nourrit pas, on ne prépare rien pour te réchauffer. Tout le monde entre, tout le monde sort, on ne t'offre pas un abris sûr. Et il y fait tellement froid. Je ne vois rien qui puisse être une maison vivante, ici. On dirait plutôt ce que les gens appellent un cimetière".
Hm. N'ayant jamais croisé quelques sortes de croyance, je n'ai pas encore mon avis sur la question.

Je suis entrée la dernière, ou presque. Alisone était déjà avancée, je ne la voyais pas, cachée par un bonhomme inconnu au bataillon, je m'éclipse alors discrètement pour me trouver un coin où je pourrais contempler la scène sans paraître m'insérer au milieu des Hearts.
Je repère Roxas, sur un banc pour le reste libre. Le banc des rebuts. Je m'y faufile et m'y installe, étendant les jambes sur le reste du bois. Roxas me regarde, s'étonne que je m'installe à ses cotés, alors je m'approche pour lui demander en chuchotant si une chose intéressante s'était déjà produite, par curiosité. Quand je formule ma phrase à son oreille, une petite décharge électrique me fait reculer avec stupeur. Foutus cheveux, le blond, tu utilises l'électricité statique pour les faire tenir ?!

Le type retourne s'assoir, en lissant son costume de la main droite. Et je vois enfin Alisone, devant l'autel. Elle regarde, furibonde, sa famille un à un, même si tous s'en fichent car au fond, elle est bien soumise à leur volonté, sinon elle n'aurait jamais mis cette robe qui la rend magnifique et dans laquelle elle doit sûrement se sentir à l'étroit. Elle peut bien exploser des yeux autant que ça la chante, pourvu qu'elle mette cette fichue bague et qu'on en parle plus.

"Tu es la grâce d'un papillon
L'air d'une princesse
Sous une tresse de cheveux blonds..."

Pauvre fille. Dire que j'arrive pile poil au moment de l’évènement qui restera sûrement le plus honteux de sa triste vie. Je me demande si je ressens de la pitié. Oui sûrement, sinon je n'aurais jamais été dire tous ça devant sa chambre ce matin.
Ses yeux rencontrent les miens, je sursaute, de peur. D'habitude, ils auraient été empreints d'une colère, d'une méfiance et de dédain, or elle semble se détendre.
En fait, ma pauvre gamine, tu n'es pas si imprévisible que ça. Il suffit d'être un inconnu qui pourrait te ressembler ou être de tes proches, de te dire deux trois gentillesse quand tu es dans une situation désespérée et seule, et te voilà émue, voire touchée par quelques paroles hypocrites. Je suis une Hearts, mais je suis dénuée de leur cruauté, du moins à ce que tu aurais pu voir. Tu n'éprouves pas de haine à mon égard comme tu en as pour Roxas ; en effet je ne t'ai jamais fait souffrir. J'ai l'air de comprendre ta souffrance, de compatir à ton sort, et voilà que tu te sens soutenue.
Il n'en a jamais été ainsi. Tu n'es pas si forte, tu ne l'as jamais été. Tu n'es qu'une enfant, une adolescente trop choyée qui veut paraître sûre d'elle mais qui est prisonnière de ses fonctions obligée et de sa famille. Tu fais la dure, avec un pouvoir hors norme c'est vrai, mais il te rend tellement seule et triste, et par ta faute ! Je suis sûre que tu n'as jamais eu droit au baiser d'un homme, de son regard attendri et de te sentir réellement aimée, et qu'au fond tu en rêves, comme n'importe quelle gamine esseulée ; crois-tu vraiment qu'une inconnue qui sort de nulle part pourrait t'aimer ?
Tu rêves trop, fillette. Il n'a jamais été question que je t'aide à supporter quoi que ce soit, que je reste à tes cotés, que nous devenions amies. Je ne m'attache pas aux boulets qui s'enfoncent aux mêmes dans les ennuis, aidés par leur fichue fierté, leurs caprices et leur caractère.
La seule estime que je peux garder pour toi est celle de la puissance de tes explosions. La seule chose qui te protège encore, la seule réelle force dont tu peux te vanter.

"T’as vraiment pas d’pot, complètement sauvage.
J’aurai l’dernier mot, accroche-toi ou dégage !
Il est grand temps de renoncer, mon gros,
J’en ai plein le dos !"

BAM. La porte s'ouvre en grand fracas. Tout le monde se retourne soudain.

"- Était-il fort et beau ?
- Était-il grand, très grand ?
- Il n'a pas son égal, dans le monde entier...
- A-t-il dit qu'il vous aimait ?
- Vous a-t-il volé un baiser ?
- Il est si ..."

-"Mie signore, mis señoritas, signori! !! Sorti tout droit del fondo fine di Sulimo, El grande, el majestuoso, FABULOSO Malik, pour vous servirse !!!"


Je n'en crois pas mes yeux. L'hippie au ukulélé.



Xavier, mais pourquoi tu as fait ça... ?





[ Alice aux pays des merveilles - "Peignons les roses en rouge" ]
[ Cendrillon - "Cendrillon" ]
[ Bryan Adams dans "Spirit" - "Dégage" ]
[ Blanche Neige et les sept nains - "Un jour mon prince viendra" ]
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Alisone
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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Ven 1 Fév - 11:27

Qu'est.
Ce que.
C'était.
Que.
CA ?!!!

Les yeux ronds d'Alisone fixèrent l'energumène qui venait de pénetrer dans l'enceinte sacrée. Remarquez, il n'y avait pas que les siens: tout le monde regardait l'homme, médusé. Certains pensèrent à farce, d'autres en était persuadés et ne pouvèrent pas s'empêcher de rire. Non, à vrai dire, personne ici n'y croyais, c'était trop gros. Tout le monde y croyait, sauf un.

- Bonjour, Monsieur Don Bartolomeo Malik. Gronda la puissante voix de Xavier Hearts, celle qui stoppa toutes les autres comme d'habitude.

A ces mots, le fameux musicien (si on pouvait le qualifié comme tel) s'arrêta net de jouer, dans une fausse note qui aurait pu faire grincer des dents n'importe quel sourd. Il leva un sourcil, se demandant pourquoi son public s'était figé lorsque cette homme avait parlé. Le pauvre ne savait pas qu'en fait, personne n'avait cru qu'il était le marié jusqu'ici, mais que la seule voix de Xavier les avais tous convaincu.
Même Lucie ne trouvait plus ca drole, maintenant qu'elle avait compris. Elle n'avait jamais été mise au courrant de qui allait se marier à sa fille, seul son mari l'était. Evidement, vu que c'était lui qui l'avait choisit.

- Bonjour, monsieur Hearts. Lacha Malik en balancant son yukulélé derrière lui, l'ambiance étant tombé à plat. Il s'approcha du dit monsieur, sans avoir accordé un seul regard envers Alisone jusqu'à présent. Vous m'avez convoqué, non ? Je viens bien pour me marier, n'est ce pas?

- .... Oui, Malik. Votre future femme est juste à votre gauche. Soupira Xavier qui, en effet, connaissait déja le phénomène.

- ... Ah. Lui répondit bêtement Malik en se retournant vers Alisone qui avait gardé le même visage éberlué depuis le départ. Une, deux, trois secondes passèrent... Jusqu'à ce qu'il laisse tomber un genoux à terre. MES SINCERES SALUTATIONS LES PLUS DISTINGUEES, MADEMOISELLE HEARTS. L'on ma désigné pour devenir votre époux, ce pour quoi j'ai tant travaillé toute ma v... Euh, ce pour quoi j'suis là, quoi.

Là, pendant ce cours instant, il s'en passa des choses dans la tête de toutes personnes présentes ici.
Arthur l'ivrogne se demanda quelle bonne vignasse avait bien pu boire ce Malik pour oser se présenter ici comme ça... Pour lui, c'était impossible d'être dans un état pareil sans avoir bu trois ou quatre verres.
Bernard, son fils, était en train de reluquer autant qu'il pouvait la mariée.... Qui était pourtant sa cousine. Francesca, la femme de ce pervers, était en train de bouillir de jalousie, car elle s'en doutait bien.
Victor, dans son fauteuil roulant, se demanda quel mouche avait bien pu piquer son fils... Même si il se doutait très bien qu'il devait avoir une idée en tête. Xavier ne fesait rien sans raison.
Blanche ne pensa rien, comme elle ne disait plus rien non plus.
Roxas ne pouvait s'empêcher de pouffer de rire, en éprouvant pourtant de la pitié pour ce pauvre homme dont les minutes étaient comptés. Son père avait vraiment gaffer sur ce coup là !!!
Le second fils d'Arthur et le frère de Bernard, Dia, regardait de haut en bas Malik et l'analysait en tout point. Dia tenait beaucoups à sa famille, et c'était souvent lui qui stoppait les dispute (par la force, hum). Si ce Malik fesait quoi que ce soit de suspect, il allait déguster.
La maman d'Alisone, quand à elle, se demandait comment ce Malik fesait pour fermer son pantalon après avoir fait pipi. Elle se demanda même si il s'était déja trompé de main pour se gratter ! ... Puis elle vut l'état de son oreille droite et eu la réponse.
La doyenne de la famille, Mémé Joséphine, fixait aussi le futur marié. L'emblème que portait sa manche gauche lui rappelait étrangement quelque chose, quelque chose de très lointain, mais quoi?
Sebastien Jerry, quand à lui, lança le regard le plus dédaigneux et le plus hautain qu'il fut possible de faire à cette homme.

Enfin, Alisone. Elle, c'était plutot simple d'exprimer ce à quoi elle pensait en ce moment. En effet, le seul mot qui lui venait à l'esprit depuis bientot six minutes était celui là: Non.
Non. Non. Non. Nooon. NOOOOOOOOOON.
Ce n'était pas possible! Pas un type pareil, pas un homme comme ça !! Rien que sa présence parmi tous les autres fesait tache tellement il était miteux! C'était quoi, cette vieille meche qui pendouillait devant son visage ?! Cette cape à moitiée estropiée? En parlant d'estropié, d'où lui venait cette cicatrice et surtout quelle genre de bestiole immonde pouvait laisser une marque pareil ?!!!
Mais alors le pire du pire, c'était bien evidement ce... Crochet. Et cette jambe de bois. On aurait dit que ce mec avait été réparé dans un vieux garage tellement il était déglingué de tous les cotés.

C'est alors que le crochet en question s'approcha d'Alisone, comme si il voulait qu'elle le lui aggripe.


- Mais je manque à tous mes... Mes .... Vous appelez ça comment, déja? Des principes, c'est ça? Oui je crois bien que c'est ça. Enfin bref, je ne me suis pas encore présenté. Je suis le sire Quarquois de la Sainte Coquilette van Jantelou Bellachichix, dit: Don Bartolomeo Malik, chef de la garde d'Anar depuis bientot six mois.

Trois personnes tiquèrent à l'évocation de ce nom dans la salle.
Mémé Joséphine, Roxas, et puis surtout Alisone.
Cette dernière fixa son futur mari, plongée subitement dans ses pensées. Ce nom ... Elle l'avait déja entendu ... ?


- Oh. Fit simplement Malik en ramenant son bras, et donc son crochet, vers lui. Excusez-moi, j'étais droitier, avant. Il tendit la main gauche cette fois-ci. Enchanté de faire votre connaissance, hahaha. Haha. Ha.... Hahahahahaha.... ?

Joséphine remuait tout son vieux cerveau, cherchant d'où lui provenait ce fameux nom et surtout pourquoi elle en gardait un sentiment amère. Hum ... Elle ne lui devait pas de l'argent, quand même ?!!
Roxas, quand à lui, se frottait frénétiquement la joue. Lui non plus ne revenait pas sur l'endroit d'où venait ce nom, mais il en était sur, il le connaissait. Un nom pareil ne s'oublie pas !!


Alisone, avec une mine un poil dégouté, lança d'abord un regard à son père qui lui la foudroyait déja du regard. Elle comprit alors qu'elle allait devoir toucher cette... Chose.
Elle approcha alors lentement sa main, tout en réfléchissant. Quarquois ... Bellachichix... Jantelou ? Attends .... ?!
Les yeux d'Alisone prirent alors un air tout autre. Quelques souvenirs lui revinrent en tête. Celui d'un vieux livre qu'elle avait... Pardon, qu'on l'avait forçée à lire. Pour sa "culture" qu'on lui avait dit, lorsqu'elle dut apprendre toutes les ficelles du metier en quatrième vitesse.
Cette homme ... ?
Elle retira brusquement sa main.


- Oh, pardon, gentil homme. Moi aussi, je manque à tous mes principes... Dit la jeune femme alors qu'un air amusé vint lentement animer ses lèvres. Elle arracha d'un geste vif et précis le gant de sa main droite, lui laissant admirer ses belles cicatrices. Serrer la main de quelqu'un avec un gant, c'est la pire des impolitesses !!!

A ce moment là, l'assemblée entière fut prise d'un sursaut. Elle allait le faire !!!!
Arthur se jetta brusquement sur le coté pour se planquer, son fils pris sa propre epouse comme bouclier humain, Victor poussa un cri de peur en attrapant les roues de son fauteuil afin de décamper, tandis que Dia et Sébastien se levèrent d'un bond pour empêcher le massacre. Lucie, elle, mit ses mains devant ses yeux comme si elle croyait vraiment que ca allait la protèger.
Malik les regardait tous comme si c'était eux qui avaient un problème dans leur tête. Puis, il souria bêtement à sa futur femme. Il avait déja oublié quels étaient les pouvoirs de cette dangereuse demoiselle, alors que son père lui avait pourtant répété treize fois.


- ALISONE, NON !!!! Hurla Xavier, qui allait se jeter sur sa fille pour empêcher la boucherie.

- SACRE NOM DE DIDJU !!! CA M'REVIENS MAINTENANT, C'EST L'NOM D'MA CHIRURGIENNE DENTAIRE, CA !!!

Gros blanc dans l'assemblée qui dura un quart de seconde.
Celle d'après, ce fut une gigantesque explosion qui détona dans tout le palais alors qu'Alisone attrapa la mimine du pauvre Malik.
La gerbe de flamme emporta Xavier, Dia, Sebastien et la première rangée de bancs avec elle jusqu'au bout de la salle.
En l'espace de deux misérables secondes, la chapelle ne ressemblait maintenant plus à rien. Ceux qui ne s'étaient pas pris une chaise en pleine figure pouvaient s'estimer heureux.

Seul l'investigatrice de tout ce chantier tenait bien debout, maintenant...
En plein milieu, le souffle coupé, la main en sang, Alisone fixait sa cible d'un air méprisant. Sa robe blanche était maintenant maculée de plusieurs taches rouges. Elle prit une bouffée d'air, avant d'hurler:


- QU'EST CE QUE TU CROYAIS, imbécile ?!!! Que moi, la cheftaine d'Anar, je ne reconnaitrai pas ton nom? Le petit siècle qui nous sépare de cette époque n'effacera pas les crimes de ta famille !!

Silence dans la salle. Faut dire, la plus part était plutot occupé à se dépetrer des décombres.
En parlant de décombre, ceux du pauvre mur dans lequel Malik s'était encastré s'éparpillèrent lentement alors que Malik s'en dégageait le plus calmement possible. Enfin debout, il regarda son bras gauche couvert de sang... Et surtout, dépourvu de main. Cette furie le lui avait purement et simplement désintegrer.
Alisone, en face, ne s'y attendait pas. Elle ne voulait pas l'ecorcher à ce point là, en fait.


- ... Euh... "Aie" ? Lacha bêtement Malik. Je crois que c'est ce genre de cri que je poussais, avant. Continua-t-il simplement en secouant son bras comme un inconscient, le sang volant de droit à gauche. Berk! Berkberkberk!

Alisone ouvrit grand la bouche. Ce... Ce type... Il venait de perdre sa main, et tout ce qu'il trouvait à dire, c'était ça ? Il n'avait même pas l'air d'avoir mal !!!

- T... Tu...

- Dites, c'était prévu, ça ??? Lança Malik sans même savoir à qui sa propre phrase s'adressait, esperant que quelqu'un d'un peu plus sensé que lui réponde.

Un autre fracas se fit entendre alors que Xavier se relevait. Il venait d'envoyer bouler un morceau de mur qu'il s'était pourtant pris en pleine poire. Le père, dont l'aura meurtrière parvenait mainenant à tous, s'avança inévitablement vers sa fille. Le sol semblait fondre sous ses pieds.


- Non ... Ca ne l'était pas.

- M... Monsieur Hearts... Bredouilla Sébastien, le sang dégoulinant de son front. Il s'était trainné jusque devant son maître.

- SILENCE, Jerry !!! Tes vaines paroles me lassent déja !!! Va immédiatement chercher les médecins du palais et fais moi soigner cette homme avant qu'il ne se vide de son sang!

Le jeune réfractaire mais néamoins dévoué tenta de soutenir le regard de son patron... Mais se résigna rapidement. Dans un état pareil, le boss n'écoutait plus rien d'autre que lui. Il se dirigea d'un pas rapide vers la sortie.

- PAPA !!! Cria Roxas qui, tant bien que mal, avait évité le morceau de mur que son père avait en fait balancé sur lui. Non !! Ecoute-la !

Le prestidigitateur avait fini par se souvenir de ce nom un poil en retard par rapport à sa soeur, et n'avait même pas eu le temps de réagir que l'irréparable était déja commis. Son père ne le regarda même pas et continua de s'approcher de sa fille, l'ignorant completement.
Le magicien chercha sa mère du regard dans les gravats, la seule personne peut-être encore capable de calmer ce malade. Lorsqu'il la trouva, ses espoirs s'évanouissèrent. Complètement dans les vapes, elle gisait sur le sol quelques mètres plus loin.


- T... Tu ne comprends pas, papa, cette homme est un ... Commença Alisone qui, pour l'une des rares fois dans sa vie, ne put cacher la peur qui envahissait tout son visage.

- TAIS-TOI. TAISEZ-VOUS TOUS !!! Cette fois-ci, CA SUFFIT !!! Je ne supporterai plus la moindre insolence envers moi dans cette pièce, c'est bien compris ?!! Rugit le chef de famille alors ques ces bras, prit de tremblements, prenaient une teinte jaune orangée. J'en ai marre, MARRE que personne ici ne daigne m'octroyer le respect qu'il m'est dût !!! C'est MON palais, JE suis le maitre ici ! Vous souillez ma propre terre, vous n'êtes même pas digne de respirer l'air de mes couloirs !!! ALISONE, je t'ai donné un ORDRE. Il pointa Malik de son doigt qui enflait à vue d'oeil. Tu vas te marier avec cette homme, qui qu'il soit. Peu importe tes chouinements, peu importe tes petites crises, tu M'OBEIS. PARCE QUE JE SUIS TON PERE, COMPRIS?

- Je te hais.

Le regard haineux de son père prit pendant l'espace de quelques secondes un air abassourdi, voir même choqué que sa fille ose lui repondre comme ça. Les muscles de tout son corps se crispèrent, son regard se durcit comme jamais.
De toute son existence, Alisone ne ressenti plus jamais un sentiment aussi angoissant qu'à ce moment précis. Elle, ainsi que la plus part des individus présents dans cette pièce.


- ... MISERABLE IMPERTINENTE !!!!

Poussant un cri de rage, le poing du maître des Regards de Braise rentra littéralement en éruption et fut propulsé droit dans la joue de la Cheftaine d'Anar. Elle n'eut même pas le temps de pousser un cri. Une autre explosion se créa au moment de l'impact, beaucoups plus puissante cette fois-ci du au choc considérable, renvoyant tout le monde dans le décor une nouvelle fois.

La chapelle n'existait plus. Un champ de ruine l'avait remplacé sur un périmètre d'au moin 40 mètres. La gerbe de flamme avait tout soufflé sur son passage, être vivant ou non.
Lorsque les secours arrivèrent, la seule chose qu'ils purent discerner à travers les décombre fut l'imposant maître de famille. Droit debout, son costard en lambaux, le feu continuait de danser sur son corps. Immobile, il fixait sa fille ensanglantée qui s'était enfonçée dans le sol sous le coup.
Tout portait à croire qu'il écoutait enfin ce silence qu'il désirait tant...

_________________


Un grand, très grand merci à Loghein
pour ce superbe dessin !

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Sarel

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Ven 1 Fév - 13:21

A la première déflagration, je n'avais pas bien compris non plus.
C'est grâce à Roxas que j'ai eu le temps d'ouvrir grand les yeux devant sa main nue (que je mettais du temps pour admirer), de sentir l'adrénaline me crier dans chaque veine de mon anatomie qu'il fallait que je me couvre, et vite. J'ai réagit, or pas assez vite.
Roxas réfléchissait bizarrement depuis un moment. Il se creusait la tête. Ensuite, curieux, il regarda sa soeur enlever son gant et le jeter par terre. C'est là qu'il est devenu tout blanc.
Lui, il a eu le temps de se cacher sous les bancs.

J'ai eu mal. En me penchant, j'ai ommis de couvrir ma tête en premier lieu, et les bancs des premières rangées ont décollé dans notre direction. Logique, on était du coté face à la fiancée...
Quoi qu'il en soit, il y en a eu un qui m'a rencontrée sur le coté du visage, vers la tempe.
Je suis tombée à terre. J'ai eu mal. Et l'onde de choc m'avait étourdie, je n'entendais que dans un lointain brouillard les cris d'Alisone, de Roxas et de Xavier. Je sentais du chaud dans la tête, je me suis dit alors que mon oreille interne a du être touchée ; pour confirmer, j'ai eu un haut-le-corps tellement fort que je me rappelle plus si j'avais rendu ce que les Regards de Braise avait servi au brunch.
Je crois que j'ai du être inconsciente un moment, aussi.



"Et moi qui rêve juste de rêver, juste de quoi rêver encore...
J'veux m'en aller... J'veux m'en aller...
Mais je veux pas crever, dans cette inhumanité..."


"S'en aller main dans la main, s'en aller bien avant que l'heure,
Oublier qu'ici on est rien, oublier qu'ici on a peur..."


"Il est temps de s'étreindre, il est temps de s'éteindre...
Une dernière cigarette..."











J'ai envie d'aller aux toilettes, me dis-je.

Je prends conscience peu à peu. Les souvenirs aussi. Plus tot, en dessous de bancs, j'ai entrevu Xavier dans un brouillard, il devenait jaune, orange, rouge feu. Alisone rayonnait en mariée ensanglantée, cependant un volcan la fit descendre plus bas que terre, brûlée et explosée, et la chappelle devient rouge elle aussi ; oui, ça me revient.
Les sons se font consistants et reels, mon oreille droite me lancine dans la tête, j'y porte la main, elle a quelques égratinures.
Je me lève. Mon estomac tourne, l'équilibre disparait et je manque de rejoindre les dalles froides de la chappelle.
Tou est détruit. Les bancs brûlent encore comme braise, ce qui était des tapisseries n'est que cendre et l'autel est en morceau au sol. Il y a quelques marques de sang par-ci par-là, et plus précisément ou la main s'est retrouvée implosée au sol.
Des gens s'affairent, des médecins, mais personne encore n'est au sol ou évanoui. Les Hearts vont bien.
Pas la trace d'Alisone, du fiancé ou de Xavier.
On conduit peu à peu les invités dans des chambres ou les salons, le repos est de consigne..
Je me demande si Roxas va bien. Ou même, si la petite Alisone aurait supporté l'explosion de sa propre joue incendiée.

Je boite, mais je me dirige vers les portes. L'homme inconnu au bataillon. Le type au costard.

-"Excuse-moi, tu sais me dire si il y a eu des blessés graves ... ? Alisone et Xavier, où sont-ils ?"

Il tourne la tête doucement, semble indifféremment s'étonner de ma présence (oui, c'est possible, c'est un paradoxe) car il n'avait pas du me voir arriver. J'étais de face, pourtant..
Il tire une longue bouffée de cigarette en me fixant, puis préfère regarder son costard minutieusement, entreprends de le lisser machinalement, avant de daigner poser ses yeux sur moi afin de me répondre.

-"Mademoiselle va bien et est au repos dans ses appartements. Sa joue est atteinte, cependant je crains que son humeur ne l'est encore plus."

Il lisse encore son costard. Je pense à songer que cela pourrait être un toc...

-"Son père est indemne."

Coups d'oeil aux alentours.
Main qui lisse le costume.
Soupir excédé, mais néanmoins poli, alors que je reste encore sonnée face à lui.

-"Et le fiancé, ce "Malik ?"

Il me répond, sur la défensive :

-"Monsieur est entrain de se faire soigner. Il n'a aucune souffrance. Monsieur devra cependant se contenter de crochets à jamais..."

Je déglutis. Il ajoute :

-"Le mariage est reporté jusqu'à nouvel ordre, selon Monsieur..."

Il tire une bouffée de cigarette, lisse son costard, et ne peut s'empêcher d'esquisser un petit sourire satisfait.


[ Damien Saez - "J'veux m'en aller"
- "S'en aller"
- "J'veux qu'on baise sur ma tombe" ]
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Don Bartolomeo Malik

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Sam 2 Fév - 2:54

- Il est là !!! Cria l'un des soldats qui déblayait la zone à la recherche des survivants.
- Oula... Il est mort? Fit un autre en prenant une tête dégoutée. Tout ce sang...
- Mais non, il est pas mort. Tu vois bien qu'il respire.
- Pffrrrfrrfffff....
- Qu'est ce que tu as, encore ?!
- Pff...frf...
- Allez, dit-le qu'on en finisse...
Dit-il, excedé.
- PffFFRRFRAHAHAAHAHAH !! JE TE L'AVAIS DIS! JE TE L'AVAIS DIS QU'IL ALLAIT SE FAIRE EXPLOSER, CE CRETIN !!! Eclata son ami en se tenant le ventre de rire.
- Oui, oui. Soupira le premier, qui en avait vraiment marre de son compagnon de service. Bon, creve de rire là si tu veux, moi je vais alerter les medecins hein.

C'est ainsi que le corps meurtri de Malik fut découvert, puis emmené aux urgences. Prescisons aussi qu'il fallut emmener le joyeux soldat qui avait réussi à presque s'éttoufer à force de rire... Ca méritait d'être souligné.
Dans la salle médical, cachés derrière des tentures, medecins et chirurgiens se relayaient.


- C'est pas possible !! Comment ce type a-t-il pu perdre autant de sang en si peu de temps? Gémit l'un des médecins, le plus stressé de la bande visiblement. Travailler dans ce palais ne semblait pas être de tout repos.
- Cela m'échappe aussi. Ce n'est même pas la blessure en elle même qui semble lui avoir fait perdre connaissance... Mais le manque de sang à travers tout son corps. Commenta le docteur le plus réputé d'Anar et donc le privilegié du palais.
- C'est comme si il avait commençer à danser la macarena avec son trou béant dans le poignet. Enfin, personne n'est assez stupide que pour faire ça, il doit y avoir une autre raison. Fit le plus naif et le plus jeune d'entre tous, qui venait d'achever de recoudre le bras désormai dépourvu de main.
- Hum... Je ne suis pas si sur... Fini par dire un dernier personnage en grincant des dents, ce qui eu pour effet d'attirer l'attention de tous.
- Qui êtes v... Oh !! S'exclama le petit excité qui venait de lire le badge de ce dernier arrivant. V... Vous êtes le célèbre Professeur Tavutuvamourir? N... Nous sommes tous heureux de vous rencontrer et de vous acceuillir en ces lieux, monsieur !!!
- Hmmmmoui....
Lacha-t-il d'un air blasé sans détacher son regard du patient. Si vous en avez fini avec lui, j'aimerai bien que vous me laissiez m'occuper de son cas. Je déteste avoir des gêneur dans mes pieds.
- Dites-donc, soyez poli !! Vous arrivez quand tout est fini et...

- LA FERME, TOI !!! Hurla exagérement le nerveux en sautillant sur place. Il poussa le jeunot prétentieux dehors et aggripa la veste de ses confrère, les tirrant avec lui. D... D'accord, monsieur ! Désolé, monsieur !!! Au revoir, monsieur !!!!

Et ils décampèrent tous aussi vite qu'il purent. Ou du moin, aussi vite que le nain pu les forcer à partir. Le médecin privé des Regards de Braise releva quand même pour lui que ce "Tavutuvamourrir" était pourtant aux dernières nouvelle occupé sur un cas très sérieux à Ulmo. Comment avait-il fait pour boucler son affaire et venir ici aussi vite...?

A l'intérieur du compartiment réservé au cher Messire Quarquois de la Sainte Coquilette van Jantelou Bellachichix, dit : Don Bartolomeo Malik, le Professeur célèbre et renommé s'approcha lentement de son patient et le regarda de haut en bas.
Se redressant, il se racla la gorge, remit ses cheveux bien en place, releva sa manche et.... Foutu une baffe monumentale dans la tronche du gitan.


- REVEILLE-TOI, ABRUTI !!!!!!

- Hein ? Quoi ?!!! Non, Adelina Agasta Angelina de la Casta Mozia !!! Ne me tappe pas, pitié, arrête, je te jure, je te promet, la prochaine fois que tu me trompes, je me plaindra pas ! Arrêêêêêêtte !!! Hurla Malik en se cachant le visage de ses deux bras, arrachant quelques cables au passage.

- ...

- ... Tu as attrapé de la moustache, Adelina.

Le medecin le regarda d'un air horripilé et sembla contracter ses muscles sous la colère qu'il emmagasinait. Il arracha alors brutalement la dite moustache d'un coup sec.

- C'EST MOI, idiot !!!!

- Oh, c'est toi Papa. Bonjour! Comment t'as fais pour venir? Tu as vu, ils sont sympa à l'entrée, hein?

Le vieux Baldovino attrapa son fils par le col et le secoua comme un prunier.

- Pas la Santa Maria de la Sede, mais qu'est ce que tu as fais, fils d'andouille ?! Qu'est ce que tu as fais ?!!!!

- Ben, je me suis marié, comme tu m'as demandé de le faire.

- Non, Malik !! Tu n'es pas encore marié. Le mariage a été annulé suite à la crise de nerf de cette petite enquiquineuse d'Alisone.

- Quoi ?!! Après tout ce que j'ai enduré tout à l'heure, tu es en train de me dire que c'est pas fini ? ... C'est quoi la prochaine étape, ma jambe droite, c'est ça?

- Tu n'es pas en position de te plaindre, Malik !! Je ne rigole pas ! Qu'est ce qui s'est passé pour qu'elle pique une crise comme ça? Avoue le, tu as fais une connerie !!!

- Hmmm, je me rapelle plus très bien, c'est flou.

Seconde baffe, encore plus violente cette fois. Si Malik n'était pas aussi lourd qu'un vieux fauve, il serait sans doute tomber par terre.

- Ah oui merci, je me souviens maintenant. Ben je suis arrivé, j'ai joué du yukulélé... Son père soupira déja. Puis après, j'ai été faire la sérénade à Xavier. Euh, à Alisone, oui, à Alisone. Dès lors, je lui ai bien sur donné mon nom.

- Ton .... Nom ........ ? Trembla la voix de Baldovino alors qu'il commençait à ne plus pouvoir contenir son agacement. Tu ne lui as quand même pas donné NOTRE nom ?!

- Non, pas le tien, le mien. Ce n'est pas toi qui te mariais, je te rapelle.

- TU LUI AS DIS QUOI, EXACTEMENT? Hurla un peu trop fort le père de famille en collant son nez à celui de son fils.

- Ben, Don Bartolomeo Malik ... Quarquois de la Sainte Coquilette van Jantelou Bellachichix !

Baldovino se recula lentement. Il se laissa tomber sur une chaise, juste en face de son abruti de garçon, et sembla même essuyer quelques larmes avec de cacher sa tête au creux de ses mains.

- Je-t'avais-dit-de-ne-pas-te-faire-appeler-par-notre-VRAI-nom-de-FAMILLE !

- Pour-quoi-tu-parles-comme-un-robot?

Cette fois-ci, s'en était trop. Baldovino se leva, attrapa encore une fois le col de Malik et commença à lui mettre une série de giffle, bien moin forte mais plus rapide cette fois, aussi vite qu'il pu en criant des insultes espagnoles, italienes, crétoises ou autre encore.

- Aie! Ouille! Oulala! Aie! Aieaie! Oulaaa! Ouille! Arrête! Aaaah.

Lorsqu'il fut enfin fatigué, le père Quarquois se laissa retomber sur sa chaise, éssouflé.

- Merci d'avoir fait semblant. Ca fait du bien.

- Mais de rien.

Silence. Long silence. Baldovino réfléchit.

- Bon, ecoute moi bien Malik. Je ne sais pas pourquoi Xavier t'a laissé encore en vie alors qu'il savait très bien d'où tu sortais. Mais, en proie au doute, on n'a plus le choix. Il faut passer à autre chose. On oublie le trône et le plan principal, maintenant.

- Ah ouais?

- Ouais. Je ne sais pas pourquoi Xavier tenait temps à te marier à sa fille, mais je n'ai pas confiance en lui et ses magouilles. De plus, je ne suis pas certain que cette Alisone ne vienne pas te démonter complètement une fois rétablie. Donc on va improviser.

- Ah ouais?

- Ouais. Je vais aller au plus simple, mon grand. Plan B: quitte à perdre le trône, on ne partira pas les mains vide. Ecoute bien, Malik, c'est pas très dur: dès que tu seras en état de te lever, tu vas me trouver la salle au trésor de ce maudit palais. Et tu vas me ramener toute la fortune de cette famille de rapaces. T'as compris... ?
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Roxas

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Ven 5 Avr - 11:59

Tut ... Tut ... Tut ... Tut ... Tut ... Tut ...

Ce bruit ... Quel bruit stressant. Un son famillier, pourtant. Pas intime, mais famillier. Qu'est ce que c'était, encore ?

Tut ... Tut ... Tut ... Tut ... Tut ... Tut ...

Il ne s'arrête jamais ?

Tut ... Tut ... Tut ... Tut ... Tut ... Tut ...

Bon, aparament pas. Mais d'abord, où est-il ? Ce garçon qui entend ce bruit depuis bientot 36 secondes ? Il ne voit rien. Il n'est pas aveugle, ça non, il a juste les yeux fermés. Mais il n'a pas vraiment envie de les ouvrir.

Tut . Tut . Tut . Tut . Tut . Tut.

C'est fatiguant, ce bruit. En plus, il a mal a la jambe. Pas atrocement, mais vachement quand même !
Ah mais... Attends ! Ce bruit, c'est le bruit qu'on entend dans les séries télés style médical non? C'est le bruit de la machine raccordée au coeur !
Il serait donc dans un hopital ? Mais pourquoi ?

Tut.Tut.Tut.Tut.Tut.Tut.Tut.Tut.Tut.Tut.Tut.Tut.Tut.

Eeeeh !!! Le rythme va plus vite! Pourquoi? C'est parce qu'il s'est rendu compte qu'il avait mal? Oui, c'est surement ça ! ... Du moin il l'espere beaucoups !

Tut.Tut.Tut.Tut.Tut.Tut. TUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUT

M... Mais ?!! EH! Pas de blague !!! Ce bruit, c'est celui qu'on entend quand le coeur ne bat plus ! Il est en train de mourrir? Non, non, il ne peut pas mourrir comme ça! Non! Nooooooon !



- NOOOOOOOOOOON ! Hurle Roxas en se redressant sur son siège, les yeux grand ouverts.

Gros silence. Le magicien regarde autour de lui: il est assis sur un lit, entouré de divers machines et surtout de quatres murs de draps. Habillé dans un ensemble gris typiquement médiacal, sa jambe droite est entourée de multiples bandages et divers cables sont reliés à son corps.
... Mais surtout, devant lui, un jeune médecin le regarde d'un air abassourdi, les mains en l'air comme si il avait commis un délit. Cette abruti de blondinet venait de lui flanquer la frousse à hurler comme ça !
La scène était pourtant drole, surtout avec ce fameux "tuuuuuuuuuuut" qui continuait de retentir


- Euh... Ca va ? Fini-t-il par demander, un cable à la main.

- Ou... Oui, je crois... J'ai eu peur, j'ai cru que j'étais mort et ....

- Ah, désolé ! C'est moi qui ai arraché le cable relié à votre rythme cardiaque avant d'éteindre la machine, du coup comme elle ne détectait plus votre poul, et bien...

- ... Okééééé ... Et.... Je suis où, là ?

- Toujours au palais. Lui répondit le médecin en rangeant rapidement les divers cables qui parsemait le corps du membre du clan Hearts. Nous vous avons retrouvé dans les décombres, la jambes ecrabouillée par des tas de cailloux, donc on a un peu été obligé de vous soignez malgré les réticences de votre p... Enfin bref.

Sur ce, il ouvrit d'un coup sec les rideaux entourant le lit, laissant Roxas découvrir qu'il n'était en fait pas seul dans la pièce. Celle-ci était en fait vachement grande, et il la reconnu rapidement: c'était l'infirmerie du palais.
Mais surtout, ce qui le frappa immédiatement, c'était les grands yeux ronds que TOUS les membres de sa famille présent dans la pièce braquaient sur lui.
Le silence dura deux ou trois secondes, le temps au blondinet de lancer un regard à droite puis à gauche.


- Euh ... Kesskia...? Osa-t-il dire, son index tourner vers son visage.

Soudain, comme si tout le monde attendait le top départ, un long et profond soupir général résonna dans toute la pièce.

- Ooooh punaiz' gamin !! Tu nous za touz fait esssbéré pour rien! Grogna l'ivrogne de la famille en frottant son visage de sa main libre, l'autre ne lachant jamais son eternelle bouteille de vin.

- Ca aurait été trop beau, de toute façon... Elle est increvable, c'est pas un éboulement qui va nous en débarasser... Soupira son fils, desesperé.

- On aura jamais l'héritaaaaaaage !! Mais qu'est ce qui m'a prit de t'épouser, gros demeuré ! Lui hurla sa femme, toute aussi désesperée aparament.

- Oh, un peu de respect, vous autres ! Se réjouir de la mort de quelqu'un est pire que malsain, qui plus est lorsque cette personne fait partie de votre famille, que diable !!! Leur lança Victor, couché dans un lit... Même si tout le monde savait qu'il n'en pensait pas moin qu'eux.

Le second rideau, cachant le dernier compartiment, s'ouvrit alors brusquement.


- JE DANSERAI LA MACARENA SUR CHACUNES DE VOS TOMBES, BANDES DE MOULES !!!! Hurla de sa voix execrable la mémé Joséphine, avant de s'éttoufer dans son propre rire.

Roxas n'avait pas encore bougé de son lit. Ecarquillant les yeux, il n'avait pas encore tout compris de la situation... Si ce n'est que sa famille avait aparament cru que ce "tuuuut" continu n'était autre que l'annonce de la mort de la vieille doyenne. La bonne nouvelle n'avait pas fait long feu...
Le magicien se mit à regarder les membres de sa famille un part un: par chance (ou par malchance), aucun d'entre eux n'avaient subi de blessure mortelles.

Arthur avait le visage tout boursouflé, le crane recouvert de bandages. Seuls sa bouche, son nez et son oeil gauche étaient découvert. Bien assez que pour pouvoir continuer à s'enfiler quelques bouteilles malgré les recommandations du medecins.


- Messire Hearts, je vous le repete, si vous continuez à melanger alcool et médicaments, vous n'allez pas faire long feu. Avait conseillé le fameux medecin attitré des Hearts.

- Aaarrrrête tes conneries , Brichard ! L'alcool m'a toujours aidé, z'est pas aujourd'bui que za va changer !! Lui avait rétorqué le sac à vin.

- Si vous l'dites.Avait achevé le dit Brichard en haussant les épaules. Monsieur Brichard qui, au final, s'en fichait qu'il y en ai un de plus ou un de moin dans cette famille. Il était déja suffisament bien payé.

Bernard, lui, avait eu de la chance. Son plan d'utiliser sa femme comme bouclier humain avait bien marché, et il s'en était sorti avec trois doigts cassés. Sa femme, Fransceca, était... Beaucoups plus amochée, il fallait l'avouer. Le jeune medecin, qui était occupé à soigner son visage parsemés de blessures, avait déja fini de panser le reste. Enfin, remarquez que là, il était plus occupé à tenter de calmer sa patiente que de la guérir.

Le petit medecin nerveux cité précédement était, quand à lui, en train d'escalader deux tabouret empilé l'un sur l'autre pour esseyer d'atteindre Blanche, assise sur un lit d'hopital, juste à coté de son mari. Il fallait l'avouer, elle était déja très grande pour une femme. Roxas ne se trompait pas en imaginant qu'elle devait faire dans les 1m90.

D'ailleurs, Roxas remarqua enfin Dia. Assis sur une chaise dans un coin, il était tellement serein et calme que personne ne l'aurait remarqué immédiatement. Sans éttonner grand monde, ce colosse ne portait que quelques minuscules bleus, brulures et autres égratinures sur le corps... Les deux explosions n'avaient pas suffit à venir à bout de lui ! "Dia Hearts" , surnommé parfois "le Titan" ou plus courrament "Le Golem de Braise", n'avait jamais usurpé son identité. Certains disaient même qu'il était plus résistant que Xavier Hearts lui même, pour vous dire! Sebastien Jerry, sortant de nulle part, vint alors lui parler. Mais de là où il était, impossible pour Roxas de comprendre quoi que ce soit.
D'ailleurs, il venait de la remarquer car elle était l'une des rare à ne pas faire de son tintamarre, mais Sarel était elle aussi présente. Les medecins avaient aparament fini de l'osculter, et Roxas fut étrangement soulagé que celle-ci n'aient rien. Faut dire qu'entre exclus, on se comprend!

Restaient alors Victor qui avait réussi à enfin s'endormir malgré le boucan de tout ce petit monde, et de sa grand mère Joséphine qui était en train de se faire osculter par le médecin de famille.
Victor s'en était prit quand même pas mal dans la caboche lui aussi: ses yeux étaient bandés, des pansements couvraient quelques plaies sur son bras gauche, et surtout, son bras droit était recouvert d'un platre. C'était sans doute celui qui avait eu le moin de chance.
La vieille Joséphine était étrangement celle qui avait eu le plus de chance, à coté de ça !! Encore moin amochée que Dia, on aurait dit qu'elle n'avait même jamais été là à la cérémonie. N'importe qui aurait trouvé ça bizzare, mais tous ici savaient très bien qu'il n'y avait même plus à se poser de questions sur cette erreur de la nature. Soit les Dieux étaient avec elle, soit ... Soit ... Non, décidement, il n'y avait et il n'y aura jamais d'explications logique sur cette vieillarde !!

Tout le monde était là, peut-être pas sain mais sauf en tout cas. Roxas nota pourtant que son père, sa soeur, et surtout ce fameux Malik n'étaient pas présent. Puis, il se dit qu'après tout c'était logique: Xavier ne se montrerait surement plus de la semaine après un tel coup d'éclat. Alisone n'allait surement pas sortir de sa nouvelle chambre non plus d'ici tot, et de toute façon, ses blessures ne lui permettraient pas. Après une explosion pareil, elle avait surement du beaucoups s'en prendre, elle aussi. Enfin, ce Malik n'était pas un Hearts, aucune raison qu'il ne soit soigner dans cette salle qui leur était reservé à eux.

... Pas un Hearts? Ah !! Mais oui!!
Roxas se souvient d'un coup de cette histoire de nom de famille. Il se souvient pourquoi Alisone a soudain decider d'eclater la tronche de cette urluberlu pathétique malgré les menaces de son père. Le prestidigitateur devait faire quelque chose, et vite !! Mais quoi? Parler à son père? ... Après une crise pareil, même le pire des suicidaires n'oserait pas aller lui parler. Parler à sa soeur? Non, ca ne changerai rien, elle n'osera surement plus rien faire non plus.
Restait alors le reste de sa famille... Devait-il les prevenir? Ou risquait-il de se faire engueuler par Xavier si il le fesait? Raaah, c'était trop compliqué !!
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Sarel

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Sam 27 Avr - 7:34

Merci ! Mon dieu merci !
A l'instar de mes oncles et tantes qui se délectait de ce bruit qui annonce la fin, je m'étais crispée, de peur. Yeux fermés, immobiles, oreilles attentives, je fus soulgée d'apprendre qu'il ne s'agissait que d'une mauvaise manipulation du docteur.
Roxas allait bien.

Ils étaient tous là. Je suis à chaque fois estomaquée de voir l'ambiance qui règne dans ce palais quand ils sont tous réunis : ici, sans Alisone et Xavier, on pourrait y voir une famille, malgré les remarques désobligeantes qu'ils se lancent mutuellement. La majorité partagent le même avis : je suppose donc que si les Hearts ne réunissent sans la cheftaine, son frère et leur paternel, (et la doyenne mourante, ce serait encore mieux), ils ressembleraient à n'importe quelle famille riche de Hens, fêtant les anniversaires et les fêtes de fin d'année, se réjouissant des cadeaux, des repas de famille ou de voir les plus jeunes grandir.

Il faut tout de même que je reprenne un minimum. Pour une fois qu'ils sont tous au même endroit et sans espérer fuir dans le premier échappatoire...


La doyenne, c'est la mamie Joséphine. Son petit-fils, allongé sur le lit avec un bandeau sur les yeux et son fauteuil l'attendant, est Victor. Il est donc mon grand-père et celui de Roxas et Alisone. Blanche, sa femme, qui l'accompagne, est semblable à un fantôme : pâle, silencieuse, elle n'est là que pour pousser la chaise de son mari qui ne porte aucune reconnaissance à son égard.

Celui-ci a eu trois enfants : l'aîné est Arthur, le poivrot, mon oncle. Exclu du pouvoir il y a longtemps pour son comportement éternellement dicté par la boisson. Pour sa femme, je ne sais pas... Je ne sais pas s'il en a eu une, si elle est morte, bannie, ou si c'est elle qui s'est barrée en vitesse d'Anar.
Il a cependant deux fils, l'aîné, Bernard, approche de la quarantaine. Ce sac d'hormone sur pattes a (malheureusement pour elle) une femme, Franscesca, beauuuuuuuuuuucoup plus jeune (une quinzaine de moins, elle approcherait du mien...), impulsive et jalouse, et c'est bien compréhensible : son mari ne s'intéresse plus à elle et de plus, je ne la trouve vraiment pas belle. Elle a les cheveux noirs sans forme, un visage trop anguleux, pâle, saillant et allongé, disgracieux en général pour une femme et son corps squelettique n'est pas attrayant...
De toute façon, il aura beau fantasmer ce qu'il veut, Bernard non plus n'a pas été très gâté par la vie en général, alors qu'il se suffise à ce qu'il a...
Dia, le cadet, est aussi plus âgé que moi. Je ne le vois que seul, bien qu'il soit très attaché à la famille, et il n'est pas très bavard sur sa vie, encore moins avec ceux que sa chère famille a décidé d'ignorer, même s'il s'agit de sa cousine !

Lisandre est la benjamine de Victor et de Blanche. Elle ne s'est jamais mariée, elle n'a fait qu'accueillir dans ses draps les gardes, les domestiques, les citoyens qui passaient pourvu qu'ils possédaient le charme de mauvais garçon qu'elle recherchait. C'est pour cette raison qu'elle a été peu à peu rejetée des Hearts, jusqu'au moment où elle a décidé de fermer la porte à jamais, scellant notre futur de "rebuts". Je ne peux m'empêcher d'avoir une amertume quand je me dis qu'elle est décédée à seulement cinquante-et-un ans et en rejetée, à cause d'un foutu virus qu'ils ont du lui filer un jour. Et moi, je suis la fille d'un de ses passages.

Xavier, le cadet, n'est pas présent ici. Sa femme Lucie, d'une dizaine d'année en dessous de lui, donc d'une petite quarantaine d'année au maximum est sûrement à ses cotés. Cependant elle en parait encore bien moins : de mes 26 ans, je suis jalouse des courbes qu'elle a sous son pyjama et je me demande toujours comment elle a pu placer des jumeaux dans un corps si attirant. Car oui, malgré le vêtement de nuit qui lui donne un air de fatigue et de négligence, elle attire beaucoup de regard, jaloux ou désireux, auquel se joint le mien par moment !
Il reste Roxas, encore sous le choc du bruit effrayant de cette machine... Le jeune cousin regarde effrayé et abasourdi sa famille, puis bienveillant les observe pour voir l'état de leur blessure.

L'inconnu au bataillon entre soudain et discute avec Dia. Je me souviens de son intervention à l'égard d'Alisone. J'ai appris par Zania qu'il était son "majordome". Je dirais plutôt "homme de compagnie".
Il est très agréable de regarder ce "Sébastien" marcher. Élégant, classe, mais négligé, impassible et hautain, je suis persuadée qu'il doit être le genre à attirer Alisone. De toute façon, vu les regards désireux qu'elle lui lançait, je suis convaincue qu'elle lui sautait dessus si elle ne ferait pas tout sauter...

Ceci étant, il n'y a pas la moindre de trace des autres membres ni même de la raison de tout ce bardaf. Je voulais profiter de la cérémonie pour m’éclipser, prétextant un mal au ventre ou une émotion forte quelconque pour me carapater, après avoir fait sauter la trésorerie en douce. J'aurais trouvé un moyen de m'excuser à Roxas et de faire un gros "fuck" à cette blondasse capricieuse et explosive. Mais évidemment, il a fallu que cet espagnol me cause encore plus de souci que prévu !!

Je n'ai plus qu'à espérer qu'au soir, l'ambiance sera retombée, moins agressive, ou je risque encore plus ma peau. Pourvu que chacun ressasse ça de son côté plutôt qu'arpenter les couloirs pour évacuer la haine..
En espérant tout de même que cet imbécile restera alité quelque part, ou au comble de l'espérance, qu'il meurt par manque de sang. Avec sa mine naïve, sa stupidité et son absence de raisonnement, je crois que je le hais...

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Don Bartolomeo Malik

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Jeu 2 Mai - 10:42


Le palais d'Anar était immense et comportait plusieurs dizaines de salles.
Nombre d'invités s'étaient déja perdu en son sein, et même quelques serviteurs, il fallait le dire. Seul les Hearts connaissaient par choeur chaques couloirs de chaques ailes du palais.
D'ailleurs, c'est dans l'aile ouest que se trouve un petit endroit à ciel ouvert où la nature reprenait quelque peu ses droits. Quelques mètres carrés de pelouses sur lesquels deux arbres et trois bancs étaient présents depuis bien longtemps maintenant.
Un homme, tout d'armure vêtu, était d'ailleurs assis sur l'un d'eux. Un autre, adossé à l'arbre, semblait bien sérieux. La seule lumière les éclairant étant celle de la pleine lune qui donnait pile sur le petit espace vert, les deux gardes discutaient.


- Tu ne prends pas ton travail assez au sérieux. Tu vas finir par te faire tapper sur les doigts, si ce n'est pas dans la tronche, par l'un de nos maitres.

- Baaah, tu es toujours occupé à dire ça, mais tu vois bien que depuis deux ans rien ne m'est encore arrivé! C'est toi qui est bien trop sérieux. Relache-toi un peu, tu vas finir par chopper des cheveux gris avant l'age, mon vieux !

- Mouais ! En attendant, on est pas de garde pour rien, alors à ta place je ne garderai mon arme en main.

- Pfff, tu stresses trop encore une fois ! Franchement, QUI oserait pénetrer dans CE palais? Est ce que t'as déja arrêté ne serait-ce qu'une fois quelqu'un en sept ans de service? Je pense pas, non !!

- Ouais, ben moi je dis que si l'on a engagé des gardes, c'est qu'il y a une raison de le faire !!

Soudain, le garde assis sur le banc se dresse d'un coup en pointant de son doigt l'angle mort de son compagnon.

- ATTENTION DERRIERE TOI !!!

- Qu... QUOI ?! Repondit l'autre en se retournant vivement, arme à la main... Sous l'éclat de rire de son collegue.

- PFFRFR.... HAHAHAHAH J'Y CROIS PAS! T'Y AS CRU !! Pauvre stressé de la vie !!

- Mais t'es malade ?! C'est pas drole !!

- Oh, apprends à rire quoi ! Ca te ferait pas de mal!

- Venant du mec qui s'est éttoufé à force de rire pas plus tard que ce midi, c'est un peu osé je tr... Geuugkrr ?!

Le dernier gémissement de douleur du garde, qui n'était autre qu'une tentative désesperée de stocker de l'air dans ses poumons, était du à une flèche qui était violement venu se loger dans sa gorge.
Son ami prit trois bonnes secondes à se rendre compte de ce qu'il venait de se passer, begayant son nom comme si il était encore en état de lui répondre, avant de se retourner pour ramasser son arme.
Arme qui n'était plus là.


- M... Merde !! Fit le jeune garde en tournant sa tête de tout les cotés. Comme il l'avait si bien souligné, JAMAIS il n'avait été soumis à une telle situation et surtout, JAMAIS il ne s'était imaginé devoir agir en conséquence. C'était bien pour ça qu'il avait postuler ici !! Où t'es ?! Où t'es ?!!!

Un bruit, suivi d'un coup de vent, à coté de lui. Il se retourna bien sur, mais il ne vut toujours rien.

- Tu aurais du écouter ton copain. Ne lache jamais ton arme. Fait une voix bien forte juste dans son dos, encore une fois. Le garde se retourne et tente désesperément d'envoyer son poing dans la figure de Malik qui pare son coup à l'aide de son avant-bras, un large sourire au lèvres.

- V... Vous êtes... ?

Face à lui, un homme habillé de blanc et une capuche recouvrant son crane. Pourtant, ce n'est pas ce qui avait empêché le garde de le reconnaitre: une voix pareil, ca ne s'oublie pas!
Malik lui fait alors un violent croche-patte avec sa jambe de bois, avant de se redresser et de lui enfoncer brutalement celle-ci dans l'entre-jambe. Ce qui a bien sur l'effet de décrocher un hurlement au garçon !


- Sur ce, je vous remercie encore pour m'avoir indiqué le chemin tout à l'heure. C'était vraimeeeeennnt.... Euh.... "Aimable" ? Bref.

Le soldat tente d'articuler un mot entre trois gémissements de douleurs et en se tenant les roubignolles, mais s'interrompt en voyant une lame briller sous le reflet de la lune.

- Arrivederci ... !

Le sourire n'exprimant pourtant aucune émotion de Malik fut la dernière chose que vu cette homme, avant de se recevoir sa propre arme qu'il avait abbandonné en plein coeur.

Un peu plus loin, les hurlements n'étaient pas passé inapercus pour tout le monde. Cinq gardes, armés jusqu'aux dents et qui patrouillaient dans les couloirs, courraient maintenant vers la source du problème.
Pourtant, arrivé sur place, rien. Personne. Avaient-ils rêvé? Non, cinqs personnes qui entendent un bruit, c'est trop gros!


- Dites, il n'y en avaient pas deux qui étaient postés ici cette nuit?

- Possible. Toi, là ! Fit celui qui semblait être le plus haut gradés en pointant un autre. Va nous chercher la liste des postes de gardes de cette nuit, vite !

La nuit était noire, malgré la lune qui brillait toujours. Aucun d'entre eux n'avait les yeux assez affutés que pour remarquer les traces de sang qui avaient giclés sur le gazon, juste à leur pied... Ni les deux corps calés dans les branches d'arbres au dessus de leurs têtes !
Ils ne savaient pas non plus que le bonhomme envoyé à la collecte d'informations finissait déja au casse-pipe... !
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Sarel

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Jeu 2 Mai - 23:36

Merde, qu'est ce qu'il se passe ?! J'en peux plus, je m'essouffle trop.
-" BORDEL ! Mais MERDE, CA FAIT CHIER !!!"
Encore un couloir. Je tourne à droite, je devrais tomber sur l'aile ouest, hélas à l'opposé de ma destination. Je me poste au coin. Regard. Deux gardes. Coup d’œil sur leur armement, une épée, une lame. Ils semblent stressés. Qu'est-ce qu'il se passe bon sang ?! Le garde qui faisait sa ronde derrière moi se rapproche. Qu'est ce que je fais ?!!
-" Hé ! Toi là-bas ! Rejoins le capitaine une seconde pour recevoir tes ordres, je m'occupe de ton poste. Il semblerait qu'il se passe une chose bizarre, deux gardes auraient disparus.
- Oui, d'accord !"
Le type derrière moi s'éloigne. Soupir.

"A tire d'aile,
A vol d'oiseau,
sous l'étincelle étonne moi..."

L'autre s'approche. J'ai pu me planquer derrière l’entrebâillement d'une porte. Je sors ma lame de ma botte. Oui, approche toi encore... Il s'arrête. Regarde à droite, à gauche, fais un pas sur le coté. Il se penche, il va faire une roulade ? Soudain, un bruit sourd se fait entendre de l'autre coté, suivit d'un gémissement.
MAINTENANT !
Arrive dans son dos, soulève son casque. -"Qu'est ce qui..", en se retournant. Brandis mes poings et frappe au même moment ses deux oreilles. Ça fait perdre l'équilibre, car le choc touche l'oreille interne et ça sonne un bon coup. Coup de la paume de la main gauche dans le nez. Il se craque. L'homme saisit son nez pissant de sang de ses mains en gémissant. Il s’apprête à alerter la garde. Saisis la tête, force mon visage à devenir résistant comme l'écorce, y arrive, cogne la sienne sur mon front. Il tombe.
Mes cheveux sont verts. C'est grâce à l'adrénaline, ça.
Il veut se relever, tape mon coude sur le creux des reins, sur les dernières vertèbres, les plus sensibles aux hernies. Il geint.
Finalement, tire ses cheveux pour ramener la tête en arrière, sonné, saisis ma lame, lui entaille la gorge une fois, puis une deuxième car pas assez profond pour rompre l'artère.
Admire le travail jusqu'à ce que je sois sûre qu'il en échappera pas.

"C'est bien beau la vie d'ici mais ça pue..."


"Deux type disparus ?", je me demande en rangeant la lame nettoyée. Donc à la base, c'est pas moi qu'ils cherchent. De toute façon, comment ils auraient pu être au courant ? Je pourrais profiter de leur panique à chercher ces gardes pour pouvoir mieux m'approcher. Mais en même temps, ils sont deux fois plus sur les nerfs.
Et si ces gardes étaient sortis un moment ? Non, les autres ne seraient pas autant sur les dents. Il se trame un truc pas net.
Un autre fauteur de trouble ? Un invité du mariage ?

... POURQUOI ça doit toujours m'arriver ?! Y'a toujours un imbécile qui fout en l'air mes plans, d'abord cet abruti de marié, maintenant un invité pas très commode ! Le destin pourrait pas un peu me lâcher ?! J'en ai marre quoi, j'pourrais jamais foutre la merde à mon aise quelque part ?!!!

"L'aiguille des minutes se fout d'ma gueule ! "

Pas le temps de rêver. Je tourne au coin. Le couloir sombre est vide et silencieux. Étrange. Je passe au suivant. Une salle est ouverte, avec des bruits de discussions frénétiques. Un type sort, un papier à la main :
-"Le putain de capitaine a demandé ça, j'me grouille sinon il va encore péter son câble sur moi. On doit vérifier la ronde de cette nuit.
- Ok bah, vas-y, qu'est ce que tu veux que je te dise.. ?"
Il ferme la porte de ce que j'ai pu discerner de l'armurerie et du soldat en poste. Le papier des rondes... Intéressant. Il faudrait que je puisse le saisir pour savoir s'il s'agit bien d'un nouveau fauteur de trouble ou bien d'une erreur de service des gardes.

Il se dirige dans la direction opposée. Merde ! Je lui fonce dessus. Mes bottes claquent sur le sol, il se retourne, alerté. Coup de talon aiguilles sur le pied gauche, mais sous l'impulsion ce n'est pas l'aiguille de la chaussure qui lui transperce la plante mais bien une racine qui vient à s'enfoncer profondément..

-"Mais MERDE ! Allez, dégage !"

J'arrive plus à l'enlever !

Le garde me regarde depuis deux secondes, sonné. Puis il baisse les yeux. Il voit le sang qui se dégage de ses chaussures de service, et puis il a mal.

-"AAAH BORDEL DE CHIOTTES CA FAIT MAAAAAAl !"

Il va alerter tout le périmètre comme ça, alors que je sais plus bouger !

-" Tais toi !
- Hein ?!!! AIE !!!! Mais ! C'est toi la pétasse qui vient de me transpercer le pied ?!!!! fouine poilue a six pattes qui mange un fromage périmé, tu vas me payer ça !"

Il tente de se saisir son épée, je me saisis aussi de la garde. Le voilà bloqué. Or ma lame a disparu avec mon pied dans la racine d'arbre, continuité de mon foutu corps. Hé meeeeeeeerde. Je fais quoi maintenant... ?
Et alors qu'on se dispute cette épée pour deux, immobilisés, je sens pas le courant d'air qui s'engouffre dans le couloir dans un silence inquiétant.

"Mais pour l'instant, je m'casse les dents, c'est récurrent !"





[ Soan - A tire d'aile ]
- Next time ]
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Don Bartolomeo Malik

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Sam 4 Mai - 2:24

Les deux yeux profondément vert de Malik brillent sous sa capuche, alors que dans un bond semblable à celui du plus violent des jaguars se jette le vieux gitan.
Le prédateur qu'il est tomba violement sur l'homme bloqué et entrainna la jeune femme aux cheveux vert dans la foulée au sol.
La pauvre proie n'a même pas le temps de comprendre et encore moin de réagir: deux crochets se sont enfonçés dans sa gorge. La mort venait de le ceuillir.

Malik se relève alors sans tarder, dresse sa jambe de bois et tire sur la corde de son arbalete en y insérant une flèche venant de son quarquois.
A quelques mètres d'eux, la porte de l'armurie s'ouvre: le second garde avec lequel le premier discutait sort à peine qu'il est déja mort transpercé.

Malik se jetta de nouveau sur le premier homme et lui arracha le papier des mains avant de l'engloutir tout entier dans sa bouche. Et de se griffer la lèvre à cause du crochet.
Le meurtrier soupire. Ca y est, pour cinq bonnes minutes, il est tranquWAAAH NON il reste encore cette femme par terre !!!
Il fait un saut en arrière pour pouvoir eviter une quelconque tentative d'attaque, puis se met lui même en position offensive et s'apprête à arracher la vie de cette demoiselle...
Mais son cerveau buggue.

Cette femme, il l'a déja vu. D'autant plus maintenant qu'elle a redressé sa tête et qu'il voit son visage. Cette femme... C'est .... C'est ....
C'EST SA SOEUR ?!!!!!!!!! ........ Ah... Non, en fait, non.
Le cerveau de Malik rentre alors en ébulition: l'instinc, il en a, l'intelligence, il en a peu, les souvenirs, il n'en a pas. Soudain, un miracle se produit !!! Cette femme, elle était là à son mariage tout à l'heure !
...

Malik lève alors un sourcil. Si elle était là tout à l'heure, c'est que c'était une Hearts. Il venait de sauter sur l'un de ces fous furieux. Est ce qu'il allait mourrir dans ce cas là? C'était la question que se posait Malik en se moment, car son père lui avait bien dit:"Si jamais tu rencontres l'un des ces dégénérés de la famille Hearts, surtout, SURTOUT, tu ne t'attaques pas à eux! Tu risquerai ta peau dans la minute qui suis !! Dans le pire des cas, tu esseyes de l'assomer et puis tu t'enfuis!!"
"Assomer" ? Hmmmm...
Les yeux de l'estropié s'abaissèrent lentement vers Sarel et il s'apprêtait donc à faire ce qu'on lui avait ordonné de faire, vu qu'il était né pour ça.

Son genoux, paré pour s'enfoncer dans la tête de la jolie dame, ne demandait qu'à être lançé. Le coups serait si violent qu'elle y perdrait peut-être une dent ou deux, ce qui ferait qu'elle serait un peu moin jolie, mais bon. Quoi que, Malik aimait bien les filles un peu bras-cassés et sales comme lui. Mais il aimait bien les jolies filles aussi. Hmmm, cruel dilemme que voilà.

Car oui, comme vous l'aurez remarquez, Malik ne pensait déja plus à son but premier tant son esprit vagabondait souvent. Mais ca ne durait jamais longtemps, au bout de deux ou trois sujet n'ayant rien à voir les uns envers les autres, il devrait s'en souvenir. Ce n'était qu'une question de minutes... Ou d'heures. Ou de secondes. Hum ...

Ah, ca y est, le voilà réveillé !! Malik se souvient: il doit casser la figure à la jolie dame. Bon, ben allons-y alors, se dit-il enfin !! ...
...
QUOI QUE.....

Son grand oncle par alliance, qui était en même temps son oncle tout court suite à une histoire bizzare d'inceste (?!!!), lui avait toujours raconté qu'il fallait être gentil avec les filles, et surtout, surtout !!!!! Qu'il ne fallait jamais leur faire "bobo".
Malik lui avait demandé pourquoi, et il avait repondu "j'sais pas et j'm'en fou" avant de se jetter dans un bain de boue. Bref, une sombre affaire de famille.

... Que fesait-il déja, le Malik ? AAAAH, mais oui, oui. La salle du trésor, c'est ça.
Le voleur se retourna alors, puis se retourna encore une fois on se souvenant qu'il venait de cette direction, enjamba le corps sans vie du garde et continua sa route en oubliant complètement la dénommée Sarel.

Bienvenu dans le monde de Don Bartolomeo Malik.
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Sarel

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MessageSujet: Re: Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.    Ven 24 Mai - 11:00

MAIS.
QU'EST CE QUE
CE
BORDEL ???!!!!!!!!

Qu'est ce que ce type fout là ? Pourquoi ? C'est le mourant qui a fait foirer son propre mariage, qu'est ce qu'il FOUT à tuer ses futurs gardes sauvagement et sans hésitation ??!!!!


IL SE BARRE SANS MEME ME REGARDER EN PLUS ???????????????
AH NON, c'est hors de question qu'il dégage comme ça !!!!!


-"MAIS QU'EST CE QUE TU FAIS LA, ABRUTI ?! l'interpellais-je en clopinant le plus vite possible avec ma jambe/racine jusque devant l'éclopé, l'obligeant à s'arrêter et à arrêter ses pensées. T'es pas sensé être blessé, mourant, ressassant le foutu mariage que t'as raté ?!!! Ou bien implorer le pardon de ta future chère et tendre ?!!!"

Je hausse le ton sans le vouloir, sans penser aux risques.

"MAIS QU'EST CE QUI VA PAS CHEZ TOI ?! TU FAIS FOIRER TOUT MES PLANS, TU SORS DE NULLE PART, TU ACHEVES LE SOLDAT QUE JE POUVAIS NEUTRALISER SEULE, TU PARS EN ME NIANT COMME SI J'ETAIS MOINS QU'UNE MENACE POUR TOI, ET TU CHERCHES MEME PAS A SAUVER LE MARIAGE ORGANISE AVEC UNE CHEF DE VILLE BELLE ET RICHE SOUS PRETEXTE QU'ELLE A ENTENDU TON NOM DEBILE A RALLONGE ?! MAIS T'AS DECIDE DE FOIRER TA VIE ET LA MIENNE EN MEME TEMPS ????? Maintenant ca m'arrangerait que tu retournes dans ton lit sagement pour t'occuper de ta petite vie foireuse, et de ta jambe foutue par la même occasion, afin d'épouser Alisone le plus vite possible et regagner un semblant de vie heureuse, organisée, riche et influente !!!!! TU COMPRENDS PAS OU SONT LES BONNES OCCASIONS OU QUOI ?! J'AIMERAIS BIEN AVOIR LA BELLE VIE QU'ON TE PROMET, CRÉTIN !!!!!"

Je m'arrête essoufflée, je me penche pour me calmer et fixer ma jambe qui s'enveloppe encore d'écorce sous la colère. Ça m'a apaisée. Quel imbécile. Qu'il se barre.
Soudain, je réalise. J'ai parlé fort. A un mec qui n'a ni douleur, ni scrupule à tuer, ni faiblesse dans son attaque. Je l'ai insulté. Il ne voit même pas en moi un danger potentiel.
J'ose pas lever ma tête pour voir sa tête. Je crois que je devrais commencer à courir, et vite, je songe même pas à l'arrêter ou le blesser. Mais avec une jambe handicapée, j'irai pas très vite.

.. Mais qu'est ce que j'ai encore fait, bordel..


Dernière édition par Sarel le Mar 4 Juin - 7:53, édité 1 fois
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Frustrés tel un fiancé qui soudain n'épouse point.
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